10 août 2007

Angoisses irrationnelles ?

Aujourd’hui je suis passé au bureau alors que je suis en vacances et que l’entreprise est fermée pour deux semaines. Mais comme je restais dans les environs et que j’habite à côté, je me suis proposé pour aller arroser les plantes. Ce que je n’avais pas prévu c’est d’une part que ça me prenne autant de temps et d’autre part l’effet qu’allais avoir sur moi ces longs couloirs en Y dans un étage désert…

Comme dans tout bon film d’horreur, le temps était à l’orage, et l’obscurité était renforcée par des fenêtres dont une sur deux avait ses stores baissés… Mais lorsque je suis arrivé par delà un sas pour lequel un badge d’accès est nécessaire, la lumière était allumée…

Au fur et à mesure de mes allers-retours du lavabo des toilettes pour hommes aux différents pots de plantes éparpillés sur tout l’étage, j’entendais des bruits… de pas… de portes qui claquent… à l’intérieur du périmètre sécurisé…

J’ai fait plusieurs fois le tour de l’étage et ses innombrables recoins discrets, ses dizaines de bureaux aux portes closes, ses espaces créés par de grosses armoires d’archives et un nombre jusqu’alors insoupçonné de cachettes potentielles…sans compter les locaux techniques, sensés être fermés à clés.

Je n’ai vu personne.

Je me suis raisonné, je me suis dit que personne n’était là, tout simplement, et que la solitude par cette sombre journée, avec une imagination trop imprégnée de cinéma d’épouvante avait fait tout le travail.

Il y avait pourtant des bruits…

Je suis resté sur mes gardes. Au bout de trois quarts d’heure j’avais accompli ma mission. J’ai rangé les rares affaires que j’avais utilisées, fermé les locaux et éteint les lumières, puis j’ai repassé les portes sécurisées pour rejoindre le hall des ascenseurs. J’ai appuyé sur le bouton d’appel. L’un des ascenseurs était déjà à mon étage, le dernier étage de l’immeuble, occupé uniquement par mon entreprise fermée. L’ascenseur qui était déjà là n’était pas celui qui m’avait amené 45min plus tôt… Quelqu’un était bien là…

Je suis parti sans demander mon reste !