24 septembre 2006

En passant

J’ai l’impression que ces derniers temps nous sommes tous les trois pris dans le flot de nos activités et cette période, qui nous a fait dépasser (et manquer) le premier anniversaire du blog Paris-Doha-Le Caire, est une étape charnière dans nos développements professionnels respectifs. Je me suis surtout consacré au « sujets prioritaires » que je développe sur l’esthétique verte, en collaboration avec Olivier Martin Delange, qui n’est autre que « mon » Olivier. Il prépare d’ailleurs actuellement une exposition à Bordeaux et un projet photographique dont je suis le premier fan. (voir Olivier Martin Delange)

 

Il y a des périodes comme celle-ci où je me sens comme possédé par le fantôme de Mirabeau, complètement amok ou tout droit échappé de l’œuvre immortelle de Dante. C’est quand une espèce de boulimie fantastique de tout me prend, comme si je devais mourir dans l’instant et me dépêcher au-delà du possible de tout faire ! Travailler, lire, écrire, manger, boire, fumer… tout en même temps, tout très vite etc… C’est très productif mais rien n’est finalisé en de telles périodes fondatrices qui se prolongent par de longues périodes de correction, d’amélioration et de finalisation. Cet état est généré par le cumul des activités qui me demande de déployer des trésors d’ingéniosité en organisation, mais surtout une énergie parfois introuvable. Le fait de surfer toutes mes journées en plusieurs langues sans distinction me conforte aussi dans cette attitude dantesque et grandiloquente. Entre les activités diurnes dans un bureau et les activités nocturnes sur la thèse, il s’agit de s’informer et d’être productif aussi bien en allemand, qu’en anglais et en français, plus rarement en italien. La thèse en cours n’en tire pas forcément avantage mais je me suis motivé à l’idée de la terminer cette année, la troisième (et dernière ?) année « d’étude » de ma vie… à moins qu’un post-doc intéressant ne permette de prolonger encore ces études sans fin… pour non pas totaliser 8 ans dans les universités françaises, mais 10 !!!! Il pleut sur Paris, par intermittence, mais la fenêtre ouverte laisse le bruit et l’air humide entrée dans l’appartement, m’évitant par là-même de vaporiser les plantes pendant une heure, comme tout les soir de cette chaude semaine passée. La pluie a un effet cathartique puissant et elle m’a suffisamment apaisé pour que je puisse écrire un peu, pour rien, en passant, pour moi-même en quelque sorte.