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<title>Paris - Le Caire - ii_partie</title>
<description>Paris - Le Caire</description>
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<title>De l'écriture...</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (fel.loic)</author>
<category>II PARTIE</category>
<pubDate>Thu, 26 Jul 2007 20:37:28 +0200</pubDate>
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J’aimerais aborder ici deux versants de l’Ecriture, ceux qui me sont proches, dans la pratique. J’éviterai donc, la Littérature, la Poésie, et même mon écriture à la main. J’ouvre un instant une parenthèse sur ce sujet de l’écriture à la main, certains ont peur qu’elle disparaisse au profit de la frappe sur le clavier, que la main humaine se transforme à terme en une simple palme munit d’un seul doigt, le pouce, celui dont on a besoin pour cliquer sur une souris ou un joy stick. Ils ont raison mais pourquoi pas ? Je suis un pur produit de cette décadence. J’ai peine à écrire manuscritement quelques lignes, comme si ce n’était déjà pas assez illisible auparavant, j’éprouve maintenant bien des difficultés à former certaines lettres. Jadis, à l’Université, nous étions habitué à écrire plusieurs heures par jour, Par session de cours de deux heures, la main droite ne souffrait aucun repos durant une heure avant la pause, jusqu’à être parfois douloureuse. Mais quelle belle douleur, souvent guidée par l’intérêt des paroles du professeur, si riche, que le cerveau voulant tout consigner sur le papier, ordonnait à la main de ne pas s’arrêter. Je ne dis pas qu’un cours durant lequel je n’écrivais rien était un cours ennuyeux et vide, parfois des cours passionnants coupaient l’envie d’écrire et donnait plutôt l’envie de regarder le prof dans les yeux et de ne plus bouger, même pas un cil. J’écris à présent beaucoup plus vite sur un clavier d’ordinateur, ma main ayant perdu de sa flexibilité. Par ailleurs, j’apprécie la possibilité qu’offre un logiciel de traitement de texte, de modifier la police d’écritures, de graissé, de mettre en italique, de surligner de toutes les couleurs possibles, de changer l’orientation du texte…Finalement, c’est l’aspect graphique qui m’intéresse, pouvoir tout contempler d’un seul coup d’œil avec l’option aperçu avant impression. Je ne considère plus mon écriture manuscrite que comme un dessin. Au-delà de l’illisibilité, les vagues, jambes, pics, qui se dessinent à travers mon écriture, l’orientation de cette dernière, systématiquement vers le haut de gauche à droite, même lorsque j’écris sur du papier à carreau, me réjouissent. C’est tout simplement unique et original, une petite œuvre d’art. Écrire sur Word uniformise l’écriture, et cela convient parfaitement à l’écriture traitée pour le travail, destinée à être communiqué. Grâce à cela, on peut tout de suite voir de quoi cela aura l’air pour le destinataire.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Voici les deux points que je voulais aborder sur le sujet de l’Ecriture : le journalisme, et le Blog Paris-Le Caire.&lt;br /&gt; Je tombe cette nuit même, vers les 5h du matin, alors que la chaleur intense et humide qui règne sur Le Caire m’empêche de dormir et que j’ai eu ma dose de bruit de climatisation pour aujourd’hui, sur une intéressante interview retransmise sur TV5 Monde d’un grand journaliste, si grand que je ne connais pas son nom, ce Monsieur a écrit dans l’Express, dans le Monde, dans le Nouvel Observateur, ami d’Albert Camus entre autres.&lt;br /&gt; Le journaliste qui l’interviewe sur sa carrière lui propose en guise de définition du journaliste, l’expression suivante : Historien du moment. Le grand journaliste acquiesce et soumet celle d’ouvrier de l’éphémère. Si l’historien, face à un événement contemporain, recherchera automatiquement les sources du passé, le journaliste, lui, se doit de mettre en valeur l’aspect inédit de l’événement. Les deux réunis, donnent sans doute un bon journaliste. Cela me renvoi donc à ma modeste expérience. Tantôt, j’ai l’inédit sous la main, servit sur un plateau, et mon premier réflexe est alors de rechercher de quoi construire un historique un socle à l’événement dont je veux faire un article. D’autre fois, j’ai un thème en tête, mais je ne parviens pas à le mettre à jour. Souvent, un des manques me conduit à ne pas écrire l’article, et je ne me lance avec conviction que lorsque j’ai les deux aspects réunis. Tout cela pour dire qu’avoir les idées pour un article est facile, mais que de trouver la pertinence est hautement plus difficile, et que les journalistes eux aussi peuvent être victimes du syndrome de la page blanche typique chez les romanciers.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Autre sujet, le Blog Paris-Le Caire. Ce Blog fêtera bientôt ses deux ans. Deux années que je ne me lasse aucunement de cette conversation originale que j’entretiens avec Loïc, si ce n’est un regret, celui de ne plus avoir Selma (Doha et De retour à Paris, voir archives) avec nous.&lt;br /&gt; Loïc joue un rôle moteur, indispensable à mon écriture sur le Blog. Il me tend les perches à saisir. Il me renvoi au questionnement d’une « vie parisienne » sur la vie « exotique » que je vis dans le Moyen-Orient. Il me pose les questions que j’oublie de me poser étant partiellement déconnectée de la vie en France et de la vision qu’on les français du monde arabe. Il me donne envie aussi d’aborder des sujets qu’il suscite lui-même, des sujets que je n’aborderai plus sans lui, tant la vie cairote me détourne vers d’autres préoccupations. Loïc est la personne qui me relie le plus à la France depuis deux ans, qui me rappelle à l’ordre de thèmes que j’avais mis de côté.&lt;br /&gt; Tout l’intérêt est ici et nous l’avions compris dès le départ, instaurer une discussion entre deux villes radicalement différentes, mais en nous servant de notre base commune qui est notre passion pour le questionnement. Ni moi ni Loïc ne croyons vraiment en la possibilité d’apporter des réponses, mais nous croyons en la légitimité et le pouvoir du questionnement. Poser des questions, c’est faire émerger des problèmes. Faire émerger des problèmes c’est réfléchir structurellement, mieux comprendre le monde, peut-être même tenter de devenir plus tolérant. Si nous assumons nos propos, et affirmons nos opinions, nous n’avons aucune prétention à dire des vérités aussi petites soient-elles. Toute question que nous posons, naïve, ou provocante, a sa raison d’être, et les lecteurs de ce Blog sont toujours les bienvenus à participer au débat que nous lançons. Les lecteurs sont même devenus au fil du temps d’indispensables membres du Blog. Je n’écris pas qu’à Loïc et Loïc n’écrit pas qu’à Moi, nous nous adressons toujours avec arrière-pensée aux commentateurs réguliers ainsi qu’aux lecteurs anonymes, qu’ils soient réguliers ou occasionnels.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Voilà, j’avais envie d’exprimer combien j’aime écrire…&lt;br /&gt;
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<title>I guess the truth better than i know it...</title>
<link>http://paris-lecaire.blogspirit.com/archive/2006/10/03/i-guess-the-truth-better-than-i-know-it.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (fel.loic)</author>
<category>II PARTIE</category>
<pubDate>Tue, 03 Oct 2006 03:35:00 +0200</pubDate>
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Je devine mieux la vérité que je la connais.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Voici ma sentence de la nuit. Tout le monde à ses raisons, non pas seulement de mentir, mais au moins de nuancer ses aveux, par politesse, sollicitude, ou lâcheté.&lt;br /&gt; Il y a cette chanson, de Rollins Band (Henry Rollins), « Liar ». J’ai l’habitude de l’écouter depuis maintenant dix ans à chaque fois que j’ai la sensation de m’être faite baiser la gueule. Je me souviens de la première fois qu’elle est devenue rituelle, mon ex, il y 8 ans, me trompait avec une amie proche, je le sentais, il niait, un jour, il a mis cette chanson et m’a demandé de l’écouter vraiment, je la connaissais déjà, j’ai compris. Je dis bien, la sensation, car en réalité nous sommes tous victimes de notre condition d’humain tourmenté par la culpabilité, l’incertitude, l’orgueil et compagnie…Ainsi nous faisons du mal par faiblesse plus que par malveillance, oserais-je dire que nous blessons autrui par humanité ?&lt;br /&gt; Mais le résultat inévitable est la colère, générée par la blessure, la peine, la déception. Si on n’attend rien de personne, peu de souffrance à l’horizon, si ce n’est une énorme solitude et une mort lente de l’âme.&lt;br /&gt; Une fois de plus j’ai connu la vérité en la sentant plus qu’en, l’entendant.&lt;br /&gt; Oui, cela aurait été rude que d’entendre qu’il n’y a pas d’amour, mais c’est mieux que de se faire passer la pommade habituelle : « tu es si belle, si intelligente, géniale, je me sens bien avec toi, j’aime ton esprit, la chose la plus douce qui me soit arrivé depuis deux ans…, Mais…(Kyrielle d’excuses) ».&lt;br /&gt; Lorsqu’on semble être si géniale, pourquoi est-on alors plus baisable qu’aimable ?
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