<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="/atom.xsl" ?> <feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr"> <title>Paris - Le Caire</title> <link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://paris-lecaire.blogspirit.com/atom.xml"/> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://paris-lecaire.blogspirit.com/" /> <subtitle>Paris - Le Caire</subtitle> <updated>2008-09-07T14:52:46+02:00</updated> <rights>All Rights Reserved blogSpirit</rights> <generator uri="http://www.blogspirit.com/" version="5.0">blogSpirit.com</generator> <id>http://paris-lecaire.blogspirit.com/</id>  <entry> <author> <name>fel.loic</name> <uri>http://paris-lecaire.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Happy Birthday Blog !</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://paris-lecaire.blogspirit.com/archive/2007/09/19/happy-birthday-blog.html" />  <id>tag:paris-lecaire.blogspirit.com,2007-09-19:1375967</id> <updated>2007-09-19T22:35:23+02:00</updated> <published>2007-09-19T02:30:00+02:00</published>   <category term="blogger" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="blogspot" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="paris" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="cairo" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Nouvelle année, Nouveau Blog...         Photo DR     Le Blog Paris-Le Caire...</summary> <content type="html" xml:base="http://paris-lecaire.blogspirit.com/"> &lt;p&gt;Nouvelle année, Nouveau Blog...&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://paris-lecaire.blogspot.com/&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://paris-lecaire.blogspirit.com/media/02/02/0ff836c7900dbaf636b6ab5a1d73e35d.jpg&quot; alt=&quot;0ff836c7900dbaf636b6ab5a1d73e35d.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-48111&quot; name=&quot;media-48111&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;Photo DR&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; Le Blog Paris-Le Caire fête l'aube de sa troisième année de conversation entre Loïc et Marie.&lt;br /&gt; Un seul changement, notre déménagement sur Blogger avec une nouvelle interface.&lt;br /&gt; Nos archives de septembre 2005 à septembre 2007 resteront en ligne sur Blogspirit, mais tous les nouveaux posts sont désormais à lire à l'adresse suivante :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://paris-lecaire.blogspot.com/&quot;&gt;http://paris-lecaire.blogspot.com/&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; Merci à tous de continuer à nous suivre...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Marie et Loïc.&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>fel.loic</name> <uri>http://paris-lecaire.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Respect Bis</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://paris-lecaire.blogspirit.com/archive/2007/09/02/respect-bis.html" />  <id>tag:paris-lecaire.blogspirit.com,2007-09-02:1362556</id> <updated>2007-09-02T01:52:25+02:00</updated> <published>2007-09-02T01:52:25+02:00</published>   <category term="I LE CAIRE" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary> Laurence, sur son Blog « Chronique du Caire », a ouvert le débat sur le...</summary> <content type="html" xml:base="http://paris-lecaire.blogspirit.com/"> Laurence, sur son Blog « Chronique du Caire », a ouvert le débat sur le respect au Caire, notamment dans le contexte de la vie urbaine : Conduite, files d’attentes…&lt;br /&gt;
http://chroniquesducaire.over-blog.com/article-7044221.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, je partage ce constat, de plus en plus, j’avoue, d’un manque de respect d’autrui.La conduite est un bon exemple de cela, les chauffeurs qui laissent passer les piétons ou accordent la priorité à un conducteur qui semble moins initié, existent, mais ils ne font pas le poids face aux fous du volant qui « attaquent » la route comme s’il y avait urgence. Si les gens paraissent très « relax » dans les cafés, à discuter, boire le thé durant des heures, au volant, il en va tout autrement. Mon expérience récente de la conduite m’a fait découvrir une agressivité que je n’avais pas mesuré jusqu’alors. Et puisque je suis une femme, j’ai aussi découvert un machisme bien pire que celui dont je suis victime dans la rue, apparemment une femme au volant est bien plus problématique qu’une femme piétonne. Lorsque je cherche à garer ma voiture, que je me place pour effectuer un créneau, on ne me laisse pas le temps de faire quoique ce soit, qu’un des innombrables préposés au garage des voitures, saute littéralement sur ma portière, l’ouvre brutalement et me donne l’ordre de descendre : il veut simplement que je dégage la rue au plus vite, car personne ne veut patienter derrière moi, et au passage gagner quelques pounds. A chaque fois que j’ai été dans une voiture en tant que passagère, et que le conducteur était un homme, je n’ai jamais vu personne l’ejecter de sa voiture ainsi et lui usurper son droit à faire ses manœuvres lui-même. Je me retrouve ainsi, régulièrement, dans ma voiture à devoir reclaquer ma portière pour faire comprendre que je suis maître de mon véhicule, en bref, je dois affirmer que j’existe et que l’on me doit du respect.&lt;br /&gt;
Autre exemple, afin d’étayer le propos véridique de Laurence. À mon départ pour la France, à l’aéroport du Caire, à la douane, et à mon retour au Caire, au même endroit, à la douane encore, ces deux fois, je me suis disputé en arabe avec des femmes égyptiennes qui trouvaient que la file n’avançait pas assez vite. Elles n’ont manifestement pas pris la peine de penser que bousculer les gens qui font la queue ne fait pas avancer plus vite le travail de contrôle de la police et que par conséquent, tout n’ira pas plus vite. Ainsi, la première femme, s’est mis tout d’abord à me coller. J’en ai pris l’habitude, c’est typique dans le metro, même si cela me déplait. Puis, elle m’a poussé du bras, dans mon dos. Là, je me suis retourné et lui ai demandé quel était son problème. Elle a eu le culot de hausser le ton, j’ai fait de même et lui ai fait comprendre que je ne bougerai pas et que je souhaitais qu’elle cesse immédiatement de me bousculer. Son mari est intervenu, elle s’est tout de suite tue. Il était bien plus patient qu’elle, et il a aplani la situation en s’adressant à elle, pas à moi.&lt;br /&gt;
Fort heureusement, en Egypte, il y a toujours des contre-exemples, et l’on croise aussi au quotidien des personnes qui vous aide, des hommes galants, des femmes bienveillantes. Toutefois, le manque de respect tend à devenir majoritaire.&lt;br /&gt;
Qu’elles en sont les raisons ? Il y a sûrement plusieurs sources, et il serait long de disserter là-dessus, mais il m’apparaît que dans une ville qui contient un nombre si important d’habitants, plus que jamais il faudrait de la discipline et du respect, et  plus que jamais c’est finalement impossible, comme si l’aspect numérique dépassait tout le monde et rendait les choses vaines. Vous me direz, Kyoto au Japon est une ville qui explose, pourtant les gens y sont réputés pour leur discipline ? Hélas pour eux, vu de loin, ils ressemblent du coup à des robots.&lt;br /&gt;
L ‘Egypte est très extrême, on l’a déjà dit milles fois. On peut s’y sentir beaucoup plus en sécurité qu’ailleurs à cause de la solidarité, de la présence policière, etc…Et à la fois s’y sentir en danger à cause de l’inconscience des gens. Les Égyptiens ont globalement une certaine sagesse qui les pousse à s’entraider en famille, entre amis, à capitaliser en investissant dans des voitures ou maisons pour léguer à leur descendance…Et en même temps, ils jouent avec la vie humaine et les nerfs d’une façon irresponsable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et du côté de Paris ? Tout semble bien réglementé, pourtant les gens se plaignent aussi du manque de respect dans la rue, et de la froideur des gens. Pourquoi ? </content> </entry>  <entry> <author> <name>fel.loic</name> <uri>http://paris-lecaire.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Pare-choc</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://paris-lecaire.blogspirit.com/archive/2007/08/16/pare-choc.html" />  <id>tag:paris-lecaire.blogspirit.com,2007-08-16:1350716</id> <updated>2007-08-16T20:25:55+02:00</updated> <published>2007-08-16T20:25:55+02:00</published>   <category term="I LE CAIRE" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary> Ce n’était pas mon jour, en tout cas pour conduire.  
Au retour de la...</summary> <content type="html" xml:base="http://paris-lecaire.blogspirit.com/"> Ce n’était pas mon jour, en tout cas pour conduire. &lt;br /&gt;
Au retour de la mosquée, à Héliopolis, après avoir assisté à cinq minutes d’un mariage, je nous reconduis B et moi. Je quitte le calme quartier Sheraton pour m’engager sur la grande voie qui nous ramènera au centre de la ville. Généralement, les voitures sont vite et sont éloignées du bord de la voie, or, je n’avais pas vu un taxi passer derrière moi pour s’enfiler sur la voie en me dépassant par ma gauche, j’avais le nez collé au trottoir de gauche pour trouver l’espace pour m’engager, et pensais d’intuition qu’aucune voiture ne pouvait être aussi proche de moi.&lt;br /&gt;
Peut-être est-ce la semaine que je viens de passer en France, qui m’a fait oublier quelques secondes, fatales, que je me trouvais au Caire, et que dans ce cas, tout peut se passer. J’avance pour m’engager, et, au dernier moment je m’aperçois que j’ai un taxi devant moi, en perpendiculaire, avançant lentement, il venant évidemment de l’arrière, et théoriquement n’avait rien à faire là et était censé attendre que je m’engage, et ma suivre. Mais cette réflexion est sans compter l’impatience et l’audace des conducteurs cairotes. A cela s’ajoute mon inexperimentation, en effet, cela ne fait que deux moi que je conduis notre 4/4 récemment acquis, et mes réflexes ne sont pas encore très fiables.&lt;br /&gt;
J’ai donc démonté le pare-choc du taxi et ai embouti la partie de taule qui se trouve au-dessus de sa roue arrière. Cela s’est réglé à la cairote. Un autre taxi s’arrête, et les deux chauffeurs se sont disputés, je ne sais pourquoi, un couple qui se trouvait de l’autre côté de la voie sont venue mettre leur nez là-dedans. Le chauffeur victime de mon inattention a évalué les dégâts, et nous a proposé une somme pour les réparations. B a négocié. On s’en esti sorti à peu de frais.&lt;br /&gt;
Du coup, j’étais un peu stressée sur le chemin du retour downtown, mais tout s’est bien passé, malgré les multiples queues de poissons autour de moi. J’explique pour les lecteurs français de France : je suis sur la voie du milieu. A gauche, il y a un U turn, à ma droite une file de voiture. Et bien, les voitures de droites qui veulent tourner à gauche, au lieu de s’êtres mis sur la file de gauche 50 mètres plus tôt pour tourner aisément sans gêner personne, restent nonchalamment sur la voie de droite, et au dernier moment coupe le passage aux véhicules de la file du milieu pour prendre le U turn et griller aussi par la même occasion la priorité à ceux qui avaient pensé à se mettre à gauche suffisamment tôt. Ceci, est une règle générale de la conduite ici, n’importe qui déboule de n’importe où à tout moment : voitures, cyclistes, piétons passant devant un bus qui cache le reste du trafic…&lt;br /&gt;
Le truc, c’est de le savoir. Mais au bout de deux mois de conduite, min inconscient n’est pas encore à 100% réactif à ceci.&lt;br /&gt;
Et cela n’a pas loupé, en arrivant dans le Downtown à la sortie du tunnel Salah Salem, je souhaite continuer tout droit, et encore une fois, les voitures à ma droite me coupe le chemin pour couper à gauche, du coup je me retourner pour les voir arriver et tenter de me faufiler, en avançant lentement, et j’emboutit un second taxi devant moi qui avait stopper entre temps en plein milieu du carrefour, carrefour d’ailleurs boucher par moult piétons et cyclistes, et fauteuils roulant, et une petite fillette d’environ 5 ans, seule, dont la tête dépassait à peine le pare-choc du 4/4, Avec chance, je l’ai vu et ne lui ai pas foncé dessus...&lt;br /&gt;
J’ai décidé de ne pas me décourager, et d’aller jusqu’au bout du défi de la conduite au Caire. Je crois avoir compris qu’à la conduite est appliqué le même comportement que face à un problème X. Face à un mur, l’égyptien contourne et avance, tandis que le français s’arrête et pense. </content> </entry>  <entry> <author> <name>fel.loic</name> <uri>http://paris-lecaire.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Angoisses irrationnelles ?</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://paris-lecaire.blogspirit.com/archive/2007/08/10/angoisses-irrationnelles.html" />  <id>tag:paris-lecaire.blogspirit.com,2007-08-10:1347119</id> <updated>2007-08-10T21:15:28+02:00</updated> <published>2007-08-10T21:10:00+02:00</published>   <category term="II RESTE" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="Paris" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="bureau" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Aujourd’hui je suis passé au bureau alors que je suis en vacances et que...</summary> <content type="html" xml:base="http://paris-lecaire.blogspirit.com/"> &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Aujourd’hui je suis passé au bureau alors que je suis en vacances et que l’entreprise est fermée pour deux semaines. Mais comme je restais dans les environs et que j’habite à côté, je me suis proposé pour aller arroser les plantes. Ce que je n’avais pas prévu c’est d’une part que ça me prenne autant de temps et d’autre part l’effet qu’allais avoir sur moi ces longs couloirs en Y dans un étage désert…&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Comme dans tout bon film d’horreur, le temps était à l’orage, et l’obscurité était renforcée par des fenêtres dont une sur deux avait ses stores baissés… Mais lorsque je suis arrivé par delà un sas pour lequel un badge d’accès est nécessaire, la lumière était allumée…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Au fur et à mesure de mes allers-retours du lavabo des toilettes pour hommes aux différents pots de plantes éparpillés sur tout l’étage, j’entendais des bruits… de pas… de portes qui claquent… à l’intérieur du périmètre sécurisé…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;J’ai fait plusieurs fois le tour de l’étage et ses innombrables recoins discrets, ses dizaines de bureaux aux portes closes, ses espaces créés par de grosses armoires d’archives et un nombre jusqu’alors insoupçonné de cachettes potentielles…sans compter les locaux techniques, sensés être fermés à clés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Je n’ai vu personne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Je me suis raisonné, je me suis dit que personne n’était là, tout simplement, et que la solitude par cette sombre journée, avec une imagination trop imprégnée de cinéma d’épouvante avait fait tout le travail.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Il y avait pourtant des bruits…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Je suis resté sur mes gardes. Au bout de trois quarts d’heure j’avais accompli ma mission. J’ai rangé les rares affaires que j’avais utilisées, fermé les locaux et éteint les lumières, puis j’ai repassé les portes sécurisées pour rejoindre le hall des ascenseurs. J’ai appuyé sur le bouton d’appel. L’un des ascenseurs était déjà à mon étage, le dernier étage de l’immeuble, occupé uniquement par mon entreprise fermée. L’ascenseur qui était déjà là n’était pas celui qui m’avait amené 45min plus tôt… Quelqu’un était bien là…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Je suis parti sans demander mon reste&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>fel.loic</name> <uri>http://paris-lecaire.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Imbroglio créatif</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://paris-lecaire.blogspirit.com/archive/2007/08/08/imboglio-creatif.html" />  <id>tag:paris-lecaire.blogspirit.com,2007-08-08:1345387</id> <updated>2007-08-08T18:44:34+02:00</updated> <published>2007-08-08T18:40:00+02:00</published>   <category term="II RESTE" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary> Journée torrentielle où le ciel de Paris se déchire à intervalle régulier...</summary> <content type="html" xml:base="http://paris-lecaire.blogspirit.com/"> Journée torrentielle où le ciel de Paris se déchire à intervalle régulier dans un bruit fracassant, et des zébrures d’éclair qui déchiquette les nuages dévalent des torrents de pluie qui s’écoulent ensuite comme un manteaux visqueux le long de la pente de ma rue.&lt;br /&gt; C’est ce jour invraisemblable qu’on choisi mes plus belles ipomées pour s’épanouir. Leurs grosses corolles bleues pastel narguent un ciel estival qui aurait du afficher la même teinte !&lt;br /&gt; Les fichiers ouverts sur l’ordi se multiplient, la thèse, les textes blog, un article pour un magazine à finir, un autre pour une revue de philo, quelques photos à vérifier et un programme de lecture de musique.&lt;br /&gt; Une journée parfaite en somme, sauf que mon cerveau câblé à puissance créative exulte en tout sens et je ne parviens pas à rester sur la même idée plus que le temps de noter quelques phrases, aussitôt une autre idée s’impose à la conscience et est jetée sur une page Word vierge en l’attente que la tempête cérébrale se calme pour pouvoir développer ces pistes lancées comme des fusées vers l’espace… sans compter les emails qui s’enchaînent au rythme de leurs cliquetis d’arrivée pour la poursuite des conversations simultanées avec quelques anciens collègues depuis leurs bureau ou des amis en vacances…&lt;br /&gt; Quand je suis dans cet état d’attention tout azimut, je me sens dans mon élément, ouvert, prêt à laisser les doigts parcourir le clavier spontanément, sans que mon cerveau n’ai besoin d’intervenir, c’est comme si les mouvements des doigts étaient contrôlés par des neurones non reliés au système central, cachés dans des ganglions de réflexe.&lt;br /&gt; Voilà pourquoi je me sens dans mon élément sur le Net, non pas que j’ai des compétences en informatique, loin de là, mais simplement que la façon décentralisée et totalement hasardeuse, mais créatrice et spontanée dont le Net est construit correspond point à point aux circonvolutions compulsives du tas de neurones enchevêtrés qui occupent ma boite crânienne… autant les laisser s’amuser aujourd’hui !&lt;br /&gt; Tout ça pour relayer une hypothèse, qui pour ma part me convainc aisément, relative au Net. Les structures biologiques ont montré que, dès que le hasard et la complexité produisent des ensembles organisés suffisamment complexes, à partir d’un certain seul de complexité organisé, émerge de ce chaos un nouvel état de la matière : la cristallisation, puis les ARN, l’ADN et la vie monocellulaires, les organismes complexes, et enfin la conscience… alors pourquoi n’en serait il pas de même de l’Internet, qu’à partir d’un certain seuil titanesque de milliard de Gigaoctets et de microprocesseurs reliés en émerge une… conscience ? Gageons de cette persona sera encline à ne pas se servir de ses accès de contrôle à l’ensemble de l’armement mondial pour nous détruire, sensible qu’elle sera à l’intégralité de la pensée humaine, de la philosophie, de l’histoire de l’art, des émois les plus pathétiques aux plus sublimes élans de pensées fulgurantes que nous avons déverser dans l’ébauche d’un Internet conscient duquel ce blog participe ! </content> </entry>  <entry> <author> <name>fel.loic</name> <uri>http://paris-lecaire.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Paris toujours sous la pluie</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://paris-lecaire.blogspirit.com/archive/2007/08/06/paris-toujours-sous-la-pluie.html" />  <id>tag:paris-lecaire.blogspirit.com,2007-08-06:1343999</id> <updated>2007-08-06T18:16:01+02:00</updated> <published>2007-08-06T18:16:01+02:00</published>   <category term="II RESTE" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>  Jour de pluie, un de plus. L’air chargé d’humidité, rafraîchi depuis un...</summary> <content type="html" xml:base="http://paris-lecaire.blogspirit.com/"> &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Jour de pluie, un de plus. L’air chargé d’humidité, rafraîchi depuis un violent orage nocturne me procure une sorte d’apaisement profond, une sérénité qui se faisait bien rare ces derniers temps, précipité que j’étais dans les actions multiples et les urgences permanentes. Mais je suis en vacance&amp;nbsp;! Pour le première fois depuis un an j’ai deux semaines devant moi sans avoir à courir de réunion en réunion, les bras chargés de gros dossiers à défendre bec et ongles mes idées ou les critères d’un développement durable, toujours avec une méthode diplomatique, ou subtile, adaptée aux interlocuteurs, mais qui demande un effort et une autodiscipline épuisante. Mon jeu préféré consistant à faire croire que les idées que j’avance viennent de l’interlocuteur et je le pousse ainsi à défendre lui-même les idées que je cherche à faire passer… Ils se prêtent volontiers au jeu puisque c’est exactement le travail qu’ils me demandent, même s’ils ne le savent pas toujours…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Ces deux semaines seront totalement consacrées à la fin de la thèse, que je dois soutenir avant le premier décembre, autant dire demain vu le nombre invraisemblables de détails à régler d’ici là&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Je me sens presque fautif de passer si peu sur ce blog depuis quelques temps, alors que vous êtes encore nombreux à nous faire l’honneur de votre visite. Marie est elle aussi dans une période intense d’activité et réponds aux sollicitations urgentes. Point positif en la matière, nos absences sont signe de regains d’activité et d’avancée professionnelles bénéfiques.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Promis, je reprends le fil de mes descriptions parisiennes ensuite&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>fel.loic</name> <uri>http://paris-lecaire.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>De l'écriture...</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://paris-lecaire.blogspirit.com/archive/2007/07/26/de-l-ecriture.html" />  <id>tag:paris-lecaire.blogspirit.com,2007-07-26:1336413</id> <updated>2007-07-26T20:37:28+02:00</updated> <published>2007-07-26T20:37:28+02:00</published>   <category term="II PARTIE" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="écrire" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="écriture" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="journal" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Le Caire" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="littérature" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="études" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="philosophie" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> J’aimerais aborder ici deux versants de l’Ecriture, ceux qui me sont...</summary> <content type="html" xml:base="http://paris-lecaire.blogspirit.com/"> J’aimerais aborder ici deux versants de l’Ecriture, ceux qui me sont proches, dans la pratique. J’éviterai donc, la Littérature, la Poésie, et même mon écriture à la main. J’ouvre un instant une parenthèse sur ce sujet de l’écriture à la main, certains ont peur qu’elle disparaisse au profit de la frappe sur le clavier, que la main humaine se transforme à terme en une simple palme munit d’un seul doigt, le pouce, celui dont on a besoin pour cliquer sur une souris ou un joy stick. Ils ont raison mais pourquoi pas ? Je suis un pur produit de cette décadence. J’ai peine à écrire manuscritement quelques lignes, comme si ce n’était déjà pas assez illisible auparavant, j’éprouve maintenant bien des difficultés à former certaines lettres. Jadis, à l’Université, nous étions habitué à écrire plusieurs heures par jour, Par session de cours de deux heures, la main droite ne souffrait aucun repos durant une heure avant la pause, jusqu’à être parfois douloureuse. Mais quelle belle douleur, souvent guidée par l’intérêt des paroles du professeur, si riche, que le cerveau voulant tout consigner sur le papier, ordonnait à la main de ne pas s’arrêter. Je ne dis pas qu’un cours durant lequel je n’écrivais rien était un cours ennuyeux et vide, parfois des cours passionnants coupaient l’envie d’écrire et donnait plutôt l’envie de regarder le prof dans les yeux et de ne plus bouger, même pas un cil. J’écris à présent beaucoup plus vite sur un clavier d’ordinateur, ma main ayant perdu de sa flexibilité. Par ailleurs, j’apprécie la possibilité qu’offre un logiciel de traitement de texte, de modifier la police d’écritures, de graissé, de mettre en italique, de surligner de toutes les couleurs possibles, de changer l’orientation du texte…Finalement, c’est l’aspect graphique qui m’intéresse, pouvoir tout contempler d’un seul coup d’œil avec l’option aperçu avant impression. Je ne considère plus mon écriture manuscrite que comme un dessin. Au-delà de l’illisibilité, les vagues, jambes, pics, qui se dessinent à travers mon écriture, l’orientation de cette dernière, systématiquement vers le haut de gauche à droite, même lorsque j’écris sur du papier à carreau, me réjouissent. C’est tout simplement unique et original, une petite œuvre d’art. Écrire sur Word uniformise l’écriture, et cela convient parfaitement à l’écriture traitée pour le travail, destinée à être communiqué. Grâce à cela, on peut tout de suite voir de quoi cela aura l’air pour le destinataire.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Voici les deux points que je voulais aborder sur le sujet de l’Ecriture : le journalisme, et le Blog Paris-Le Caire.&lt;br /&gt; Je tombe cette nuit même, vers les 5h du matin, alors que la chaleur intense et humide qui règne sur Le Caire m’empêche de dormir et que j’ai eu ma dose de bruit de climatisation pour aujourd’hui, sur une intéressante interview retransmise sur TV5 Monde d’un grand journaliste, si grand que je ne connais pas son nom, ce Monsieur a écrit dans l’Express, dans le Monde, dans le Nouvel Observateur, ami d’Albert Camus entre autres.&lt;br /&gt; Le journaliste qui l’interviewe sur sa carrière lui propose en guise de définition du journaliste, l’expression suivante : Historien du moment. Le grand journaliste acquiesce et soumet celle d’ouvrier de l’éphémère. Si l’historien, face à un événement contemporain, recherchera automatiquement les sources du passé, le journaliste, lui, se doit de mettre en valeur l’aspect inédit de l’événement. Les deux réunis, donnent sans doute un bon journaliste. Cela me renvoi donc à ma modeste expérience. Tantôt, j’ai l’inédit sous la main, servit sur un plateau, et mon premier réflexe est alors de rechercher de quoi construire un historique un socle à l’événement dont je veux faire un article. D’autre fois, j’ai un thème en tête, mais je ne parviens pas à le mettre à jour. Souvent, un des manques me conduit à ne pas écrire l’article, et je ne me lance avec conviction que lorsque j’ai les deux aspects réunis. Tout cela pour dire qu’avoir les idées pour un article est facile, mais que de trouver la pertinence est hautement plus difficile, et que les journalistes eux aussi peuvent être victimes du syndrome de la page blanche typique chez les romanciers.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Autre sujet, le Blog Paris-Le Caire. Ce Blog fêtera bientôt ses deux ans. Deux années que je ne me lasse aucunement de cette conversation originale que j’entretiens avec Loïc, si ce n’est un regret, celui de ne plus avoir Selma (Doha et De retour à Paris, voir archives) avec nous.&lt;br /&gt; Loïc joue un rôle moteur, indispensable à mon écriture sur le Blog. Il me tend les perches à saisir. Il me renvoi au questionnement d’une « vie parisienne » sur la vie « exotique » que je vis dans le Moyen-Orient. Il me pose les questions que j’oublie de me poser étant partiellement déconnectée de la vie en France et de la vision qu’on les français du monde arabe. Il me donne envie aussi d’aborder des sujets qu’il suscite lui-même, des sujets que je n’aborderai plus sans lui, tant la vie cairote me détourne vers d’autres préoccupations. Loïc est la personne qui me relie le plus à la France depuis deux ans, qui me rappelle à l’ordre de thèmes que j’avais mis de côté.&lt;br /&gt; Tout l’intérêt est ici et nous l’avions compris dès le départ, instaurer une discussion entre deux villes radicalement différentes, mais en nous servant de notre base commune qui est notre passion pour le questionnement. Ni moi ni Loïc ne croyons vraiment en la possibilité d’apporter des réponses, mais nous croyons en la légitimité et le pouvoir du questionnement. Poser des questions, c’est faire émerger des problèmes. Faire émerger des problèmes c’est réfléchir structurellement, mieux comprendre le monde, peut-être même tenter de devenir plus tolérant. Si nous assumons nos propos, et affirmons nos opinions, nous n’avons aucune prétention à dire des vérités aussi petites soient-elles. Toute question que nous posons, naïve, ou provocante, a sa raison d’être, et les lecteurs de ce Blog sont toujours les bienvenus à participer au débat que nous lançons. Les lecteurs sont même devenus au fil du temps d’indispensables membres du Blog. Je n’écris pas qu’à Loïc et Loïc n’écrit pas qu’à Moi, nous nous adressons toujours avec arrière-pensée aux commentateurs réguliers ainsi qu’aux lecteurs anonymes, qu’ils soient réguliers ou occasionnels.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Voilà, j’avais envie d’exprimer combien j’aime écrire…&lt;br /&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>fel.loic</name> <uri>http://paris-lecaire.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>DEFI</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://paris-lecaire.blogspirit.com/archive/2007/07/24/defi.html" />  <id>tag:paris-lecaire.blogspirit.com,2007-07-24:1334869</id> <updated>2007-07-24T22:04:09+02:00</updated> <published>2007-07-24T22:04:09+02:00</published>   <category term="II RESTE" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary> Il m'a fallu 1min et 13sec (lisez bien les instructions d'abords)   on...</summary> <content type="html" xml:base="http://paris-lecaire.blogspirit.com/"> &lt;p&gt;Il m'a fallu 1min et 13sec (lisez bien les instructions d'abords)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;on passera aux choses sérieuses quand le grand format sera en ligne !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://fr.eternityii.com/essayer-eternityii-en-ligne/&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://paris-lecaire.blogspirit.com/media/02/00/905992452941f126071a1dc5e2d10b77.jpg&quot; alt=&quot;905992452941f126071a1dc5e2d10b77.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-17278&quot; name=&quot;media-17278&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;C'est juste des mathématiques combinatoires...&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>fel.loic</name> <uri>http://paris-lecaire.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>De Louis Pasteur à Victor Hugo</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://paris-lecaire.blogspirit.com/archive/2007/07/22/de-louis-pasteur-a-victor-hugo.html" />  <id>tag:paris-lecaire.blogspirit.com,2007-07-22:1333329</id> <updated>2007-07-22T22:30:36+02:00</updated> <published>2007-07-22T22:30:36+02:00</published>   <category term="II RESTE" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>       Photo :  Olivier Martin Delange    Je n’avais jamais remarqué. Comment...</summary> <content type="html" xml:base="http://paris-lecaire.blogspirit.com/"> &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://omd2.blogspirit.com/&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://paris-lecaire.blogspirit.com/media/02/02/a811cb3964d60dc4944b94766ac55a7b.jpg&quot; alt=&quot;a811cb3964d60dc4944b94766ac55a7b.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-16050&quot; name=&quot;media-16050&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Photo : &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://omd.blogspirit.com/&quot;&gt;Olivier Martin Delange&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Je n’avais jamais remarqué. Comment se fait il que je n’ai jamais fait attention à ça ? C’est pourtant dans la veine folle des fils ténus qui font sens et qui relient chaque étape de ma vie comme dans une symbolique qui fait hésiter entre hasard et destin.&lt;br /&gt; Nous avions réaménagé l’appartement en septembre dernier (déjà 10 mois !) et installé mon bureau dans la pièce la plus au fond, qui donne sur la rue.&lt;br /&gt; Alors que je me tenais là en train de tapoter à toute vitesse sur les touches du clavier comme à mon habitude en laissant traîner toutes les fautes de frappe ou d’orthographe pour ne pas couper cours au flux des idées, de peur de ne pas les retrouver ensuite, j’ai levé les yeux à la fin d’une phrase (trop longue et trop bancale, comme je sais si bien les faire pulluler !). Et là qu’est ce que je vois ! Dans le reflet de la fenêtre ouverte, je sursaute ! Je tourne les yeux légèrement à gauche et oui, elle est bien là : une des maisons que Victor Hugo a habité.&lt;br /&gt; Cette grosse maison peinte en bleu, d’un bleu à la limite du laid, tranche complètement dans l’architecture contemporaine de la rue actuelle. J’ai vu s’élever les immeubles qui lui sont mitoyen, en 2001 pour sa droite, 2003 pour sa gauche. Et elle est toujours là, protégée au titre des sites classés au patrimoine, elle apparaît comme un trou temporel qui me nargue par la fenêtre en référence à tout un monde passé et de mon passé.&lt;br /&gt; Besançon, septembre 1996. J’ai quitté ce matin là les plateaux du Haut-Doubs, les régions montagneuses où la neige bloquait ma porte fenêtre de la Toussaint à Pâques où mes parents s’étaient installés depuis trois ans, après avoir quitté l’Allemagne. Ce jour là j’ai vraiment eu l’impression de naître. J’avais fait des pieds et des mains pour intégrer un Lycée bien précis, qui avait une réputation sulfureuse dans la région et m’apparaissait comme un refuge, un havre où vivre et construire ma propre personnalité. Je ne m’étais pas trompé. J’entrais alors sous la protection symbolique de la double figure paternelle de Victor Hugo, bisontin de naissance, et Louis Pasteur, dont le lycée portait le nom. J’ai vécue, aimé, grandit, rue Pasteur, place Pasteur, place Victor Hugo, place du Square Castant devant le maison natale de Victor Hugo, d’amour en déception, de Christophe en Christophe (pourquoi s’appelait il tous « Christophe » celui qui porte la croix ?) J’ai vécu cinq années dans la Boucle du Doubs dans l’ombre des illustres pères de la ville entre science et littérature (le choix de la philosophie des sciences n’est peut être pas un hasard !)&lt;br /&gt; 11 septembre 2001, au moment où les tours s’effondre je prends un train dont le terme du voyage, je ne le savais pas encore, serait Paris. Au moment de l’explosion de l’usine AZF je suis sur le quai du métro, station Pasteur, et Olivier entre dans ma vie, transformant en une seconde toute ma situation. De Pasteur en Victor Hugo, de la station de métro à l’appartement où je le retrouve ce soir là et où nous sommes toujours, face à la maison d’Hugo…&lt;br /&gt; Je change de fac, je me retrouve à la Sorbonne, j’entre dans la cours d’honneur et qu’y vois-je ? Deux statuts, deux seulement : Louis Pasteur et Victor Hugo…&lt;br /&gt; Ensuite les références s’enchaînent, se multiplient, n’ont de cesse de s’entremêler pour faire réapparaître à chaque nouveauté, à chaque changement de lieu, ces deux noms : Pasteur, correspondant à chaque fois à l’initiation et au lieu de joie, et Victor Hugo, plutôt pour les lieux sérieux et la continuité.&lt;br /&gt; Continuité. Hasard ? Destin ? Assurément hasard du patrimoine français d’une part, de la continuité des mouvements migratoire des « intellectuels » et habitude à percevoir les référence à ces deux noms plutôt que d’autres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est un domaine de continuité que j’affectionne plus encore, et qui fera l’objet de la prochaine note : les arbres, dont la longévité permet de relier des générations et de symboliser des lieux…&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>fel.loic</name> <uri>http://paris-lecaire.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Le goût de la Révolte</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://paris-lecaire.blogspirit.com/archive/2007/07/07/le-gout-de-la-revolte.html" />  <id>tag:paris-lecaire.blogspirit.com,2007-07-07:1322238</id> <updated>2007-07-07T17:43:33+02:00</updated> <published>2007-07-07T17:25:00+02:00</published>   <category term="I LE CAIRE" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>       
 
&quot;Le cri&quot; (Skirk), Edvard munch, 1893 
 
 
C’est de façon A...</summary> <content type="html" xml:base="http://paris-lecaire.blogspirit.com/"> &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://paris-lecaire.blogspirit.com/media/02/02/f6583f199ed71c654f3e83bb9470c3a7.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://paris-lecaire.blogspirit.com/media/02/02/f6583f199ed71c654f3e83bb9470c3a7.jpg&quot; id=&quot;media-7366&quot; alt=&quot;f6583f199ed71c654f3e83bb9470c3a7.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&quot;Le cri&quot; (Skirk), Edvard munch, 1893&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est de façon A Priori (Dédicace à Kant), que je porte l’originalité tel un vêtement, en Egypte. J’y suis un sujet dont le prédicat « étrangère » est compris dedans :La couleur de ma peau, mon accent, mes manières, mes choix…Tout cela, aux yeux des Égyptiens est forcément original, alors c’est dire que je n’ai pas à faire beaucoup d’efforts pour être l’excentrique de service !&lt;br /&gt;
J’ai toutefois rencontré des occidentaux à qui cela pesait d’être « the target » dans la rue, d’avoir tous les regards posés sur eux, d’être assené de questions sans arrêt.&lt;br /&gt;
Si les questions m’emmerdent parce que je n’aime pas avoir à me justifier de quoi que ce soit, le fait d’être en position de marginalité constamment ne me gêne pas, je l’assume comme une situation assez naturelle, comme un fait, je ne ressens pas l’envie de ma cacher dans un trou de souris. Et pourtant la tâche est bien difficile dans un tel pays. Les classes sociales y sont multiples, strictement hiérarchisées, et globalement coincées entre deux extrêmes : les milliardaires et les miséreux. L’Egypte fonctionne à l’étiquette, les membres d’une classe sociale définie n’évoluent pas dans une autre classe, chacun à son quartier, ses bars, ses supermarchés, mode de transport…Rares sont les gens qui naviguent d’une classe à l’autre (qu’ils en aient envie ou même y soient autorisés), seuls les étrangers des pays développés comme on dit, le font sans tabous ou presque (parfois ils se laissent happer par la psychose de l’étiquette par suradaptation ou alors snobisme) ,  car, ils socialisent avec l’idée inconsciente d’égalité entre les hommes. Ainsi, un étranger au Caire peut autant boire un thé dans la rue l’après-midi, que dîner dans un « five stars » le soir. Lorsqu’il est dans le restau cinq étoiles, les Égyptiens autour de lui ne peuvent s’imaginer que cette même personne puisse aussi apprécier les cafés des rues du Downtown.&lt;br /&gt;
Pour toutes ces raisons, une bonne partie des occidentaux présents en Egypte est forcément originale, voire tout ce qui ressemble de prés ou de loin à un étranger. Par exemple (cas réels), un Égyptien se promenant aux côtés d’une occidentale est pris pour un Espagnol, une égypto-allemande ayant hérité des cheveux blonds de l’un de ses parents, bien qu’elle parle parfaitement et sans accent l’Arabe, les Égyptiens qui la croisent lui répondent en anglais, etc…&lt;br /&gt;
Ce statut d’originalité non forcé, qui me vaut parfois de m’entendre dire que je suis « totally crazy », me flatte plus qu’il ne me perturbe. En effet, tout comme Loïc, je prends l’originalité comme un bienfait, un dépaysement, un rafraîchissement,  un contre-pouvoir, un statut quasiment artistique et politique s’il est utilisé pour faire passer des idées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Maintenant, je vais tenter de répondre plus en précision à Loïc, à sa question qui portait sur le militantisme. Suis-je en manque de ne pouvoir crier haut et fort ce que je pense dans un pays totalitaire ? Pas vraiment. Tandis que par le passé j’ai fait du militantisme au sein de l’Education Nationale Française, mon investissement politique pratique et nul à présent. Mais sans doute l’investissement théorique est-il plus fort. Il y a d’autres moyens de crier : par les mots, l’Art, les larmes, le sourire…&lt;br /&gt;
Le sentiment de révolte ne m’a jamais quitté, il est intrinsèque à ma personnalité et au choix fait jadis d’avoir étudier la Philosophie. L’observation, les interrogations, peuvent servir à pointer du doigt les injustices, à les dénoncer.&lt;br /&gt;
Peut-être aussi, qu’avec l’âge, je ressens moins le besoin d’imposer mes idées par la force. Disons que, je savais en gros à quoi m’attendre en venant en Egypte, et que je ne vois donc pas l’utilité de me plaindre de la situation, au contraire je fais avec, du mieux que je peux. Tant que je ne me sens pas frustrée tout va bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, l’Egypte est-elle vraiment plus immobile que la France ?&lt;br /&gt;
En apparence oui, mais ce n’est pas si simple. Si le pouvoir en place est immobile, les gens le sont plus ou moins. Ils n’ont peut-être pas beaucoup d’espoir que les choses changent, ils se comportent socialement de façon collective et normalisée, codée,  et ne laisse qu’une place infime à l’expression de l’individualité. Mais ils ne baissent pas les bras pour autant. Je ne crois pas qu’il y ait plus de dépressifs ou suicidaires ici qu’en France. La plupart des Égyptiens se démènent chaque jour pour trouver des solutions alternatives dont nous français procéduriers et psychorigides n’aurions pas idée, à leurs problèmes quotidiens. La nécessité de trouver un système parallèle pour s’en sortir les pousse à être ingénieux, à user de la modernité bien plus que nous : téléphones portables, Internet…Ils n’acceptent pas qu’un problème n’ait pas sa solution. Lorsqu’un Français n’a pas le papier nécessaire pour obtenir quelque chose, il ronchonne contre l’administration, à raison d’ailleurs, car il n’y a guère d’autres façons de procéder en France. Dans la même situation, un Égyptien cherchera automatiquement à faire sans le papier, et il trouvera très facilement des réseaux pour y parvenir.&lt;br /&gt;
Je ne dirais pas non plus des idées en Egypte qu’elles sont immobiles. L’extrémisme religieux est une minorité, des embouchés on en trouve partout dans les provinces françaises aussi, mais l’Egypte a ceci de précieux qu’elle accueille une quantité phénoménale d’étrangers expatriés, de touristes…Les idées nouvelles pénètrent donc régulièrement sur son sol, mais avec chocs et fracas parfois. La culture américaine et la seconde culture en Egypte (les films, la bouffe…). Tout cela ne suffit pas à créer une avant-garde efficace et intellectuellement noble, c’est certains. Mais l’Egypte bouge à son rythme, lentement, mais sûrement. Bouger ne signifie pas non plus obligatoirement avancer, cela veut aussi dire reculer, mais tout est relatif. Qu’est ce que le Progrès ? avoir élu Sarkozy en France est un progrès pour ceux qui pensent qu’il faut surtout avance sur le plan économique par la libéralisation du travail, sur le plan sécuritaire par plus de contrôle sur les mœurs. C’est un recul pour ceux qui pensent que le progrès passe par la Culture, l’Education, L’Art, la mixité culturelle…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://paris-lecaire.blogspirit.com/media/00/02/9ea7f397073c91ef7e7f564228d39ac3.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://paris-lecaire.blogspirit.com/media/00/02/9ea7f397073c91ef7e7f564228d39ac3.jpg&quot; id=&quot;media-7360&quot; alt=&quot;9ea7f397073c91ef7e7f564228d39ac3.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Photogramme de la révolte des ouvriers dans &quot;Metropolis&quot; de Fritz Lang, 1926 </content> </entry>  </feed>