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29 mai 2007

Vie de quartier

Je n’y vis que depuis cinq mois, j’en rêvais, c’est fait, et j’y suis déjà fortement attachée.
C’est l’Egypte et l’Europe à la fois. Relativement petit, constitué de petites rues en arrondis qui se rejoignent à de petits carrefours ombragés par les arbres.
À première vue, il n’y a que des villas anciennes et en ruine, et des ambassades. Mais si on prend le temps de s’y promener, et d’y vivre, on découvre des restaurants (chics ou de rues), des épiceries, des pharmacies, des coiffeurs, des pressings, des associations (de Cinéma dont le parrain est Omar Sharif, l’Unesco), des écoles, et aucun de ses lieux n’affiche d’ostentatoires publicités telles qu’on en trouve dans le Downtown, à Zamalek, à Maadi, à Héliopolis, ou le summum du phénomène, le temple de la consommation, à Mohandessin.
Garden City est sûrement le quartier le plus calme du Caire, on peut s’y promener la nuit en s’imaginant dans un village. Pourtant, des épiceries et des cafés sont ouverts jours et nuits, mais les tenanciers ne courent pas agressivement après le client et le touriste.
La journée, c’est tout autre chose. La population du quartier s’agrandit, tous les employés des banques et des ambassades arrivent au travail et en repartent au même moment, par conséquent, deux fois par jour Garden City est impraticable à pied à cause des embouteillages dans les petites rues et des concerts de klaxons.
Un autre visage de Garden City est la haute sécurité sous laquelle est mis le quartier. La moitié des rues qui y mènent est bloquée par des check points. Seuls les véhicules à plaques diplomatiques passent au travers de ces barrages. Quant aux riverains dont les visages sont étrangers au quartier, ils se voient demander leurs passeports à l’entrée. Heureusement, il reste une moitié des accès par lesquels on peut aller et venir à sa guise sans croiser de policiers ni de chiens renifleurs de drogue et de bombes.
Pour ceux qui ont la chance d’habiter un des hauts immeubles du quartier, on a vue sur le Nil, les voiles des felouques et Grands Hôtels. Garden City est en outre particulièrement bien situé au sein du Caire. On traverse une des grandes voies en bordure du quartier, et l’on est en plein Downtown, par un autre côté, on se retrouve sur le Place Tahrir, le cœur du Caire, et par un autre côté encore on traverse juste un pont au-dessus du Nil pour se retrouver sue l’île de Gezirah-Zamalek. Inconvénient : de tous les côtés, il n’y a pas d’autres choix que de devoir traverser de larges rues où les voitures circulent sur 4 voies ou plus, à une allure effrayante.
J’en reviens à ce que j’aime dans ce quartier. À chaque rue, on découvre de vieilles villas en plus ou moins bon état, faites d’architecture européenne. Garden City a été édifiée en 1905 par des propriétaires terriens et des Belges. Les styles turco baroque, italianisant et néo-islamique cohabitent. Chaque rue est jonchée d’arbres ce qui rend l’atmosphère particulièrement respirable en comparaison avec le Downtown tout proche. J’y apprécie le calme de la nuit, le marchand de journaux qui vend « Le Monde » et le « Canard enchaîné ». En effet, Garden City est largement peuplée par les occidentaux, mais n’a pas du tout l’allure des compounds pour riches étrangers que l’on retrouve dans les quartiers ex-centrés. Garden City reste humaine, très humaine, et les cafés du quartier accueillent plus d’Égyptiens que d’occidentaux. On reste en Egypte quoi ! Tout en ayant le confort du rappel de l’occident.

12:40 Publié dans I LE CAIRE | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Garden City, Le Caire, quartier

27 mai 2007

Le principe de réalité, encore et toujours…

Contrairement à Loïc qui semble s’épanouir de plus en plus dans sa vie professionnelle, la mienne me semble un tunnel dont je ne vois pas le bout.
Je n’ai toujours pas trouvé ma place sur le marché du travail, tout me frustre, m’ennui, ou m’effraye.
Le cocon de la Fac me manque. Cocon, car je m’y sentais centrée sur moi-même (un peu trop même !). J’avais conscience de la chance que j’avais de me lever le matin pour apprendre et réfléchir.Quoi de plus beau qu’une journée passée à écouter parler des gens instruits, qu’à voyager dans l’histoire immense de la pensée, refaire le monde milles fois par jour dans sa tête, puis tenter la création par les mots poser sur le papier après maintes lectures et relectures d’œuvres.
Même si tout semble m’intéresser, une fois que j’ai l’impression d’avoir fait quelque peu le tour de mon environnement, et que je me recentre sur moi-même, je m’aperçois qu’il n’y a guère qu’une chose pour laquelle je peux me forcer à me lever le matin, c’est l’occasion d’apprendre, d’écrire, de penser, et d’être utile au monde par ce biais…
Il n’y a que le monde universitaire qui m’est donné le goût du challenge, la force d’en baver. Toutefois les travers élitistes et pompeux de ce même monde m’ont aussi dégoûté à moment donné. Toutefois, j’étais bien décidé à m’y accrocher, et ce n’est pas de mon propre chef que je l’ai quitté, c’est le système qui m’a mise « out ».
Le principe de réalité étant ce qu’il est et la dose de culpabilité qu’il inflige à ceux qui tente de le nier, m’a fait céder. J’ai renoncé à la voie de la Recherche qui demandait encore des années d’investissements en énergie, d’argent, de concentration, pour me professionnaliser ! Elle est bien bonne celle-là ! Comment professionnalise t-on une étudiante en Philo ? Il faut poser la question à l’ANPE. J’y ai cru, et je crois toujours que les gens comme moi on leur place en ce bas monde, mais le bas monde lui, ne le sait pas. Bref, j’ai écouté la voie de la sagesse et je me suis collée aux concours de l’Education Nationale Française : levée tous les matins à six heures, couchée pas avant minuit ou une heure du matin, partageant mes journées entre le boulot au Lycée, la Fac et L’IUFM, le couperet est tombé. Le nombre de postes à pourvoir était dérisoire, et mes efforts fournis insuffisants. Je n’ai pas retenté l’expérience, je me suis cassée, loin, très loin de tout cela. Mais comme j’avais encore de l’énergie vitale, je suis allée vivre dans le monde arabe, depuis, mon cerveau s’épuise à comprendre ce qu’il s’y passe, je ne philosophe plus que dans ma tête, et je me sens bien seule. Je suis entourée d’artistes par contre, mais ils sont autant rattrapé par le principe de réalité, on ne s’en sort pas.
Ce ne sont pas les projets intellectuels qui manquent dans ma petite tête, mais tant que ne sera pas réglé la question du principe de réalité qui veut qu’il faille s’assurer de quoi bouffer pour penser, je ne serai pas en paix pour relever un nouveau challenge intellectuel.
En deux ans, on m’a proposé plus de boulot en marketing (domaine auquel je ne connais rien, et dont j’ai une très mauvaise opinion), que de boulots pour lesquels on aurait besoin de ma formation en sciences humaines. Étrange, étrange, on est prêt à prendre une ex-étudiante en Philo en marketing ??? Je ne m’attendais pas à un truc pareil, il y a une faille dans le système ! J’ai refusé, biensur, je n’ai pas envie de me vomir dessus. J’ai pas fait Philo pour travailler à l’enculage du consommateur, question d’Ethique. Mais jusqu’à quand vais-je encore pouvoir me payer le luxe de snober ainsi les capitalistes ? Après tout, ce sont eux les maîtres du monde, et la résistance à un coût !

03:02 Publié dans I LE CAIRE | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

20 mai 2007

Les objets, substitute for life ?

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J’ai reçu aujourd’hui un nouveau téléphone portable. J’en suis inhabituellement « tout content » et en même temps extrêmement mal à l’aise. C’est très ambivalent et cela me plonge dans de profondes réflexions sur la société de consommation et mon propre positionnement.

J’en fais tout un flan de ce téléphone-MP3-radio-vidéo-mégapixel-machin-truc-chouette, par contre il ne repasse pas les chemises et c’est bien dommage parce que c’est la seule tâche ménagère que je ne sais toujours pas accomplir…

Ce qui me réjouit, commençons donc par cela, c’est que cet objet remplace feu mon précédent portable qui sans préavis s’est éteint la semaine dernière en refusant obstinément de se rallumer… j’y ai perdu l’intégralité de mon répertoire dont, selon mon habitude fâcheuse, je n’avais pas fait de sauvegarde, pas même sur la carte de SIM… qu’à cela ne tienne, mon opérateur me proposait pour des prix ridicules un nouveau portable (ça c’est grâce à mes factures mensuelles salées pour surconsommation…), encore plus beau, plus élégant et plus performant, que j’ai bien entendu choisi totalement noir !

Ayant la couleur de tout ce qui m’appartient, le dit portable m’a donc fait bien plaisir mais ce n’est qu’un objet aux options futiles, un simple bout de métal, que ce cher B.D. appelle ma « prothèse » qui semble bien dérisoire mise en perspectives avec les soucis actuels de mes proches ou que dire encore de mes idéaux…

En effet, cet objet a comme à chaque fois que je me fais plaisir, un tenace arrière-goût de culpabilité. J’ai conscience d’être plutôt un garçon chanceux et je suis conscient des améliorations sociales que j’ai pu construire ces dernières années en passant des petits boulots étudiants inintéressants et sous payés à un début de « carrière » prometteur, et du bonheur que représente mon nid douillet en Occident, qui plus est en France où la sécurité sociale est un bien inestimable, entouré de personnes amicales et dans une vie de couple aussi riche qu’intense ! Mais en regard de cela, je n’oublie pas, et je me dis que c’est de l’argent bien mal employé, égoïstement investi sur l’autel de la futilité au lieu de soutenir les actions ou les besoins réels de mes proches, ou des causes plus larges.

Ce sentiment somme toute très « chrétien » de culpabilité à la possession, et donc à la consommation, ne me quitte jamais. Je pense même que c’est plutôt sain. Ce sentiment me pousse à toujours réfléchir mes achats et m’évite d’être un consommateur compulsif. Mais il n’empêche que j’ai toujours ce pénible sentiment de devoir, en compensation à ces bienfaits de FORTUNA, me montrer disponible et magnanime, soutenir autant que faire se peu mes proches ; J’avoue que parfois cela pèse, et que j’ai des élans d’égoïsme aussi succincts qu’irréfléchis, mais qu’à cela ne tienne, je n’ai pas perdu de vue l’essentiel.

Ce matin j’ai repensé à ce qu’écrivait Marie au sujet de la pluie. Et je crois que tu seras d’accord avec ce ressenti de la pluie : elle est le phénomène le plus apaisant qui soit, comme si elle seule savait nous rassasier, éteindre les feux de la colère et atténuer les douleurs. Comme un baume à l’âme, des rafales de pluie battantes ont alourdi l’air toute la matinée avec le bruit régulier de ses cliquetis des gouttes qui s’écrasent sur le bitume, avec le roucoulement des eaux qui s’engouffre dans le caniveau et la beauté mordorée de la route qui de mon premier étage ressemblait alors à une sombre rivière à cause du ruissellement soutenue de l’averse ou à la peau d’un serpent géant dû aux ondulations des averses.

La fenêtre ouverte, je contemplais debout ce spectacle et je respirais à plein poumon l’air chargé d’humidité, épais et suave. Ça vaut toutes les séances de psychothérapie du monde !

Alors si d’aussi simples moments sont un tel don, à quoi bon tous ces objets qui nous contraignent ?

01:30 Publié dans II RESTE | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : consommation, libéralisme, morale, société, Paris, France

19 mai 2007

Ma vie loin de Sarkozy 4

Deux choses m’ont outré lors de la consultation de la composition du gouvernement Sarkozy.

Number one :
Intégrer Christine Boutin (Ministère du Logement et de la Ville) au gouvernement est une preuve de grand conservatisme. Je n’oublie pas les propos insultants qu’elle a tenus en tant que député à l’Assemblée Nationale, contre les homosexuels lors de débats sur le Pacs et la question de l’adoption d’enfants par les couples homos. Et il me semble bien qu’à l’époque, les députés de gauche l’avaient bien remis en place.

Number two :
Je cite : « L'immigration, le candidat Sarkozy l'a dit et répété pendant sa campagne, sera un des premiers sujets au programme de la session parlementaire extraordinaire de cet été, avec un nouveau projet de loi visant notamment à durcir les conditions du regroupement familial. "Pour faire venir sa famille, il faudra un logement et un travail mais il faudra aussi apprendre le français avant de venir", a-t-il prévenu. » Le Monde .fr
À qui N. Sarkozy croit-il qu’il est censé offrir des visas de séjour en France ? Il ne sait pas, il faut croire, que la plupart des candidats à l’immigration sont des gens qui n’ont pas d’opportunités d’évolution dans leurs propres pays, ou des gens qui subissent la guerre chez eux. Croit-il que tous ces gens-ci ont un accès à des cours de français au point de parvenir au bilinguisme avant de venir en France ?
Au Canada, on propose aux arrivants des cours de français ou d’anglais, on exige pas d’eux d’être canadien avant de vivre au Canada.
Et si le français est une langue si importante à apprendre, peut-être ferait-il bien de donner des budgets aux Alliances Françaises à travers le monde, qui n’ont même plus de quoi acheter quelques bouquins.
Et pendant qu’on y est, pourquoi ne pas renforcer la sélection des candidats à l’immigration par une épreuve d’Oenologie, un test de culture générale orchestré par Julien Leperce, ou encore une petite dictée par Pivot ???
Tout cela est bien clair, il faut désormais être Franco-français pour avoir le droit de vivre en France.

00:10 Publié dans I LE CAIRE | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, gouvernement, immigration

18 mai 2007

Occidentalism 2007

Vingt des artistes égyptiens des plus connus dans le pays et à l’étranger, ont été chargés par Karim Francis de produire des travaux artistiques autour de la notion d’ «Occidentalisme », travaux guidés par la question : Comment voyez-vous l’Occident ?
Si vous ne connaissez pas encore Karim Francis, peut-être avez-vous déjà fait un tour dans l’une de ses deux galeries d’Art Contemporain à Zamalek ou dans le Downtown ?
L’Espace Karim Francis s’est ouvert en 1995 afin de répondre à un besoin en matière d’Art contemporain en Egypte. En l’an 2000, Karim Francis fut l’un des initiateurs du premier festival d’Art Contemporain au Caire, « Al-Nitaq (Le périmètre)». Il rendit accessible à un large public, or de l’espace fermé d’une galerie, de la poésie, du cinéma, du théâtre, de la musique, de la danse, et de l’audiovisuel.
Cette année « Occidentalism 2007 » sort également de la galerie, et se produit entre l’Hôtel Suisse pour les expositions, et le Club Grec pour les forums et concerts, les deux endroits se situant autour de la place Talaat Harb au centre-ville, on peut ainsi passer de l’un à l’autre en deux minutes, à pied.
Au numéro 26 de la rue Mahmoud Bassiouni (Downtown), au 6 ème étage, trois appartements accueillent les œuvres, une pièce par artiste.
La variété des styles artistiques présentés mis à part, la spécificité notable est celle de la diversité des générations, et la parité hommes-femmes.
À la question, comment voyez-vous l’Occident ?, les artistes ne sont pas forcément allé très au-delà des clichés, ainsi, le thème du tourisme et les symboles des Etats-Unis (Mac Donald, Georges.W. Bush) étaient abordés sans surprise. Cela s’explique en partie pas une connaissance de l’Occident, transmise massivement par les media depuis l’invasion en Irak par les Etats-Unis et le soutien qu’ils ont acquis de la part de certains pays européens. En effet, l’histoire ancienne de l’Occident est absente des points de vue. Par contre, un angle plus intimiste a été travaillé par Mohamed Abla par exemple, qui a évoqué la mixité (egypto-suisse) au sein de sa propre famille. L’artiste Shady El Noshokaty, lui, a mis à contribution trois autres artistes pour une installation audio-visuelle visant à donner un exemple technologique de ce qui se fait en art contemporain en Occident depuis trente ans et qui ne fait que naître en Egypte.
Comment voit-on l’Occident ? Cette question, finalement, ne nous enferme t-elle pas plus encore dans les frontières et clichés ? Sommes nous supposés envisager le cliché afin de le dépasser, ou alors proposer un angle inédit ?
Si l’on avait posé la question « comment voyez-vous l’Orient ? » à des artistes occidentaux, il est bien évident que la tendance de l’exposition aurait été orientaliste.
La problématique réside ici, selon moi, les termes en –isme, connotent la spécificité, l’insistance. Ces mots définissent en général une notion abstraite ou une doctrine, et par extension un comportement en -iste. Par exemple, à la notion de féminisme, s’adjoint le mouvement féministe.
Donc, à une notion abstraite en –isme, proposée, va s’appliquer naturellement un comportement correspondant, qui annihile toute liberté d’aller au-delà du sens.
Bien que la notion soit étroitement circonscrite, la confusion avec la notion en vigueur dans le Moyen-Orient, de « West » pour qualifier l’Occident, n’a pas été évitée. Ainsi, d’Occidentalisme, on passe à Occident, ce qui ne suggère tout à fait plus la même idée.

http://www.occidentalism2007.com/, jusqu’au mercredi 23 mai 2007.


Marie Girod.


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Sous la direction de Shady El Noshokaty
Photo Bahaa Talis

15:50 Publié dans I LE CAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : occidentalism, karim Francis

17 mai 2007

I belong to me.

Et v’ là qu’çà m’reprend !
La nostalgie de la verdure et de la pluie…Non, c’est plus grave encore.
Je m’en suis rendu lorsque je visionnais la cérémonie d’investiture de Nicolas Sarkozy à la présidence Française. J’ai trouvé cela beau et émouvant, pourtant je suis loin de me reconnaître en ses idées. Mais, il y avait Paris, la Marseillaise, les anciens combattants, tous ces trucs qui sont rattachés à ma nationalité.
Je me sens loin de la France, très loin, j’ai l’impression que tout ce qu’il me reste de ce pays est mon passeport français. Tout peut changer en France, quel impact cela aura t-il encore sur moi ? Au jour d’aujourd’hui, la politique, les mœurs en Egypte ont bien plus d’impacts sur moi, et pourtant, jamais je ne serai égyptienne, car la base culturelle et la religion m’en sépareront toujours.
Je n’appartiens donc pas mon pays hôte, pas plus que je n’appartiens encore à mon pays d’origine. Et l’idée de me considérer comme une citoyenne du monde tout simplement, n’apaise pas mon manque d’appartenance.
J’ai franchi le cap de l’excuse d’être étrangère en Egypte, le choix que j’ai fait de vivre ici hors de la boîte fermée des expatriés classiques me met en proie à l’exigence. On ne m’excuse plus de ne pas parler parfaitement l’Arabe, de ne pas comprendre le système, de refuser de m’adapter à des choses que je juge idiotes.
Je commence à comprendre un peu ce que peut ressentir un Arabe qui s’installe en France. Les gens qui n’ont jamais eu s’adapter à d’autres coutumes sur du long terme ne peuvent pas le comprendre. On a beau faire des efforts du matin au soir, cela ne suffira jamais. Dans chaque situation, il s’agit de discriminer une foule de sentiments et préjugés, de savoir si notre réaction à un rapport avec notre propre personnalité, notre nationalité, l’effet du déracinement, ou l’incompréhension d’autrui. Pour chaque chose banale, tout est plus compliqué.
La nostalgie me paraît comme un rêve. Ce qui me manque me semble être si loin, que peut-être cela n’a jamais existé vraiment. Quant à ma réalité, bien que réelle elle reste étrangère à moi-même. C’est comme si je n’existais pas. Bizarre, bizarre.

00:36 Publié dans I LE CAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

15 mai 2007

AB IRATO

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Hier soir j’ai pris un moment pour surfer sur les autres blogs, dont certains sont d’une très grande qualité et dont les auteurs ont une plume agile ou une conscience aigue de la vie. Je me suis senti proche de certains, touché par d’autres, empathique toujours. Pour chacun de ces blogs, ils répondent à un besoin irrépressible d’écrire, dont la cause est transparente, qu’il s’agisse de la solitude, de la mélancolie, de l’orgueil parfois, ou même de la générosité, chacun a une raison précise pour revenir déposer dans cet espace virtuel quelques pensées mortes. Mais quelle est ma raison ? En me posant cette question je me suis retrouver face à ce que je cherche à me cacher avec tant d’application : ma violence. Pour qui me connaît cela paraît insensé alors que jamais je ne me mets en colère, avec une humeur manifeste d’une constance aussi rigoureuse que douce, qui a remarqué la rage sourde qui gronde en moi ? Peut être quelques uns… Je ne connais pas l’origine réelle de cette force qui m’étreint et m’éreinte, mais elle se manifeste comme une soif inaltérable d’absolu. Je me sens comme une centrale nucléaire branchée à une ampoule : l’énergie monstrueuse que je génère ne peut s’engouffrer toute entière dans une malheureuse ampoule qui grillera forcément. Alors je dois m’insinuer dans la ville entière, multiplier aussi insensément que possible l’utilisation de cette énergie qui me dépasse. Tout est excès, l’énergie doit être évacuée, que ce soit par la multiplication des affaires en cours, du travail, de l’écriture, ma soif de savoir ou autres exutoires plus ou moins heureux. Cette force doit être canalisée sans quoi j’exploserai en un Tchernobyl humain, la bombe humaine comme chantait l’autre... Je me remets (encore) au sport, espérant bien évacuer cette chose étrange qui me maintient debout et éveillé au-delà du raisonnable, qui me porte par-delà la fatigue et qui outrepasse mes propres capacités. Je plane à 19 de tension en plein saison, le sport devrait atténuer ces manifestations de trop plein, mais je me connaît, là aussi j’aurai un comportement addictif, accroc à l’adrénaline et à la dopamine, il me faudra de l’excès, de l’extrême, de l’intense, sans quoi mon sentiment de frustration, d’angoisse et de limites injustes ne se calmera pas. Jour funeste où le serpent a dit « ERITIS SICUT DII ». Il nous a menti en nous promettant l’absolu, nous n’avons eu que l’horreur de la conscience…EST MODUS IN REBUS, ET INDE IRAE. O QUANTUM EST IN REBUS INANE ! J’ai l’orgueil de me croire RARA AVIS IN TERRIS, mais mon cri est d’orfraie : DE PROFUNDIS CLAMAVI Et c’et à croire que la rage génère sa propre force comme un phoenix ou une catalyse, Babel insupportable, mais pas insurmontable, FUROR ARMA MINISTRAT, et de haute lutte, je quête les hauts-faits. Hélas l’absolu n’est jamais atteint, MEMENTO QUIA PULVIS ES

 

COELUM, NON ANIMUM MUTANT QUI TRANS MARE CURRUNT

Marie en sait quelque chose, au-delà de la Mediterranée...

 

A  ATHENA

Εἲς Ἀθήναν

Παλλάδ' Ἀθηναίην ἐρυσίπτολιν ἄρχομ' ἀείδειν,
δεινήν, ᾗ σὺν Ἄρῃ μέλει πολεμήια ἔργα
περθόμεναί τε πόληες ἀϋτή τε πτόλεμοί τε,
καί τ' ἐρρύσατο λαὸν ἰόντα τε νισσόμενόν τε.

χαῖρε, θεά, δὸς δ' ἄμμι τύχην εὐδαιμονίην τε.

et je suis l'Euménide qui réponds :

πεύσῃ τὰ πάντα συντόμως, Διὸς κόρη.
ἡμεῖς γάρ ἐσμεν Νυκτὸς αἰανῆ τέκνα.
Ἀραὶ δ' ἐν οἴκοις γῆς ὑπαὶ κεκλήμεθα.

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14 mai 2007

I’ll go to sleep before the devil lade...

... and i’ll wake up before the strange.

It's raining today on Paris. The wind blows in gust and the sky is as dark as by a melancholic day of November. In this “city of crows”, I’m afraid to be lost. I’m not sure anymore about my self but I go still in front of me. The clouds begin to disperse but I see no sun. What happens ? I’m wainting about the light .

I will not be able to tell my topicality, I will also avoid speaking about the political news, quite as sad, then I hang up again myself with what reassures me, with what seem to me stable, with it on what time did not take.

J’ai passé le plus clair du week-end dans les trains, de Paris à Strasbourg pour une conférence que je donnais à l’université là-bas, puis deStrasbourg à Mulhouse pour retourner chez moi et enfin, de Mulhouse à Paris, pour rentrer hier soir.

Le temps était alors dégagé et j’ai pu me ressourcer à la vue des petites montagnes arrondies qui font mon identité culturelle.

Je reste accroché à cette image magnifique. Je suis dans le train qui fonce à vive allure plein Sud.

A ma droite, la ligne bleue des Vosges déchire l’horizon. Les « ballons » comme autant de collines géantes semblent écraser la vallée du Rhin au fond de laquelle le vieux train coule comme un serpent au fond du vallon. Les forêt paraissent s’être remises des terribles tempêtes de décembre 1999. Je pense aux derniers lynx qui hantent encore cette immense coulée verte qui s’étale comme une meringue sculpturale sur une tartelette au citron.

A ma gauche, comme en échos aux Vosges, la même forme déchire le ciel avec des reflets noirs. C’est ma Schwarzwald, de l’autre côté du Rhin, cœur de mon territoire. Je songe alors aux sombres étendus de sapin, aux énormes champignons de mon enfance, aux sangliers et mêmes aux derniers bisons d’Europe qui subsistent encore dans quelques réserves au cœur de la forêt Noire.

Face à moi, les contreforts du Jura en dessinent déjà le croissant, c’est là que je me rends, dans le Sundgau, ma terre natale. Les collines se plissent les unes sur les autres juste avant d’éclater en crête en Suisse pour commencer la chaîne de montagnes qui borde toute la frontière Nord du pays helvète.

Je me laisse aller à la contemplation de ce paysage qui me paraît alors inaltérable. Je me calfeutre contre la fenêtre du train, regardant voltiger les lignes électriques le long du chemin par l’effet de la vitesse, je me prends à rêver que je me couche dans ces champs en jachère à l'herbe déjà haute et bien grasse, me laissant lover entre les trois chaînes de montagnes qui délimitent cet autre pays qui est le mien : Elsaß.

So findet man immer seine Quellen wieder, man kehrt immer bei ihm zurück, wenn man sich geschwächt fühlt, oder wenn die Kraft uns fehlt. Es ist nur im zeitlosen Königreich ihres Ursprungs, daß man die Sicherheit, die Dauerhaftigkeit und den Schutz fühlt, den die Stadt der Saatkrähe mir nicht in letzter Zeit gab. Die Wurzeln bleiben die tiefe Quelle mit der Kraft des Baumes, daher sind die Erde, meine Erde und ihre geheimen Kräfte chtoniennes die Grundlage und die Versicherung meiner künftigen Aktionen.

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11 mai 2007

Ma vie loin de Sarkozy 3

Salam Aleikoum,

Quelle joie quel bonheur de voir en ce vendredi, le Caire sous la pluie, vidé de son tumulte habituel.
Depuis mon balcon, je ne vois pas un chat, ils sont cachés, les milliards de chats cairotes, les gens aussi. Mais, je vois le Nil gris, un yacht du Grand Hyatt d'un blanc éclatant filer lentement sur l'eau, les palmiers qui bordent le Nil revêtent un vert intense une fois lavés par la pluie. Je n'entends pas un seul son de Klaxon. Tout est calme et reposant, comme un dimanche d'automne en France, le goût mortuaire en moins.

La maison d'édition que j’ai quittée, qui porte le nom si cliché d'un monument pharaonique très connu a refusé mon projet jugé bien trop "intello" pour l'Egypte. Il faut croire qu’il est bon de maintenir les gens le néant culturel, ou alors, simplement, il fallait un projet bien plus lucratif. Et oui, depuis quand cela vend la Culture ? Pour enfoncer le clou, cette semaine aussi le journal XYZ a censuré un de mes articles qui, je l’interprète ainsi « casse trop Sarkozy ». Alors je vais le publier à cet endroit.

Maa salam.



Dimanche 6 mai 2007
Par Marie Girod.

Les élections présidentielles françaises vues d’Egypte.

Interview d’Ahmed Hassan, journaliste francophone à la Middle East News Agency Press.


Qu’attendent les Égyptiens de la politique extérieure qui sera menée dans le monde arabe, par le prochain président des Français ?

En premier lieu, Ahmed Hassan ne pense pas que les Égyptiens connaissent très bien Ségolène Royale et Nicolas Sarkozy. Ces deux personnalités politiques n’étaient pas très présentes sur la scène internationale auparavant. De plus, le clivage traditionnel gauche/droite n’est pas très clair ici. François Mitterrand était de gauche, Jacques Chirac de droite, et tous deux étaient dans les grandes lignes pro-arabes. Par conséquent, les Égyptiens ne font pas précisément la différence entre les deux bords.
Néanmoins, certaines paroles de la part de Nicolas Sarkozy, qui ont été diffusés par les media, sont clairement ressenties comme du racisme.
En particulier, les Égyptiens s’inquiètent des lois sur l’immigration que ce dernier souhaite promulguer, car le phénomène de l’immigration concerne une bonne partie de la population égyptienne.
Quant à ceux qui ne connaissent pas du tout la politique en France, ils ont au moins conscience que la politique d’un candidat comme N. Sarkozy peut changer l’image de la France dans le monde arabe, annihiler l’image de la France d’arbitre juste dans le conflit israélo-palestinien.
Ahmed Hassan va plus loin dans ses prédictions : « Si, Sarkozy devient président, et si lors des élections législatives la droite l’emporte, la France deviendra une dictature ! ».
Sarkozy pourrait être le prochain allié des Etats-Unis, ce qui portera définitivement atteinte à l’image de la France dans el Moyen-Orient.

Dans le scénario Sarkozy, quelles seraient les répercussions sur la vie des français expatriés en Egypte ?

Il y aurait un déficit de confiance, les Français seront assimilés aux Américains et aux Anglais.
C’est-à-dire ?
Dans le domaine du tourisme, les Américains sont considérés uniquement comme des portes monnaies bien garnis, mais les Français, eux, bénéficient d’une considération moins superficielle, liée à leur Culture, à l’Education, la Politique extérieure de la France, d’après Monsieur Hassan.

Ségolène Royal fait-elle encore du socialisme selon vous ?
Et quid du fait qu’elle soit une femme ?

« Oui, elle fait encore du socialisme. Elle est pour une bonne répartition des richesses par exemple ».
Quant à son image, les Égyptiens n’ont pas confiance en une femme pour diriger.
Il n’ y a pas de modèle de femme dirigeante en Egypte, donc, sa féminité est ici vue comme un point faible. « Mais, je crois qu’en France, même les femmes ont peur qu’une femme soit au pouvoir ».

Le jour J

Nicolas Sarkozy vient d’être nommé au suffrage universel, Président de la République Française (53%). Lors de son discours, il a évoqué la nécessité d’une « union méditerranéenne » visant à surmonter toutes les haines présentes dans la région moyen-orientale. Les valeurs qu’il a saluées sont la tolérance, la liberté, et l’humanisme. Plus particulièrement, N. Sarkozy a cité les femmes martyrisées du monde entier, Ingrid Betancourt, les infirmières bulgares en Libye, et les femmes qui portent la bourqa.



Marie Girod

14:10 Publié dans I LE CAIRE | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : elections, presidentielles, françaises, censure, Sarkozy, Middle East News Agency press, Ahmad Hassan

04 mai 2007

Ma vie loin de Sarkozy 2

Je viens d’une famille issue d’une tradition de vie sous la dictature.
Mes arrières grands-parents maternels, espagnols, se sont tapé Franco, puis les Nazis en France. Ma grand-mère maternelle a vu les soldats allemands débarquer à la maison lorsqu’elle était enfant, puis elle s’est mariée avec mon grand-père uruguayen, ils ont vécu la dictature en Uruguay durant vingt ans, ma mère et son frère ont donc eu leur enfance et adolescence marquée par le régime autoritaire avant d’immigrer en France.
Je regarde en tout sens et je ne vois pas d ‘issue. Ma propre immigration dans un pays tel que l’Egypte ma confronte aujourd’hui par procuration à la dureté et l’injustice. J’allume la TV, et j’écoute celui qui sera peut-être le président du pays d’où je viens, proposer aux Français une société injuste.
Je ne veux pas en arriver à détester l’endroit où je vis depuis deux ans, j’ai fait mon choix, ,et je l’assume, mais parfois, ce pays me fait peur. Et je ne peux même pas me consoler stupidement en me disant qu’avant, en France c’était mieux, je n’ai pas ce sentiment. Je suis complètement d’accord avec le dernier commentaire de Patrick sur ce Blog. Si on ne fait pas attention, la France pourrait bien devenir comme l’Italie, un pays européen qui n’est pas en phase avec les droits de l’homme.
Alors je me demande…Que dois-je faire ? Prendre ma carte du Parti Socialiste Français, m’engager dans Amnistie Internationale, me lâcher dans ce que j’écris et publier des choses qui me touchent de près depuis deux ans en Egypte et que je tais pour n’attirer d’ennuis ni à moi-même ni aux gens concernés ?
Ais-je envie que ma vie devienne plus compliquée ? Puis-je encore assumer de me taire ?
Ma vie ici était douce tant que j’étais vraiment une étrangère. À travers ce statut, via l’argent et l’aura colonialiste, on peut profiter du plus beau de l’Egypte. Mais depuis que je travaille avec des Égyptiens, que je vis avec un Égyptien, je suis également confrontée au côté sombre.
Je ne regrette pas une seconde, c’est ce que je souhaitais, une vie réaliste pas celle d’une touriste. Mais, finalement, rien de neuf, je n’ai jamais choisi la facilité dans ma vie, tous mes choix se sont toujours portés sur des voix difficiles. Je ne me sens pas étrangère à ma vie, c’est tout ce qui compte.

12:51 Publié dans I LE CAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Ma vie loin de Sarkozy.

Vous n’imaginez pas à quel point les élections en France m'obssèdent, néanmoins j’ai envie de parler de moi, çà fait longtemps, Non ?
Je suis assez saoule, j’avoue, une bouteille de Porto "Lagrima" à côté de l’ordinateur, Rachmaninov pour la musique…Vive le correcteur d’orthographe, parce que là, j’écris n’importe comment….Bien pire encore que d’habitude …Je ne vous ferai pas l’offense de publier ce posting sans corrections minimales, histoire de faire « réaliste », mais je pense qu’il en restera, vu mon état...
Le ciel me tombe sur la tête, et je n’ai pas envie de dire pourquoi, mais cela a à voir avec l’Egypte, ce pays qui est une D........ (en neuf lettres), et qui vient troubler ma pseudo paix. Par les temps qui courent, je m’autocensure, veuillez m’en excuser, mais vous savez tous jouer au pendu !
Alors je vais parler d’autres chose, plus banal : Ma vie au boulot, c’est vrai, j’en parle jamais sur ce blog !
Pour commencer, cela se passe 7 jours sur 7. Terminés les week-ends au restau, dans les clubs ou dans le Sinaï au bord de la mer Rouge… Une fois mes trois jours à la Maison d’Edition qui porte le nom d’un monument pharaonique célèbre, et qui est coincée quelques part entre le Yacoubian Building et le palais ruiné de Champolion ,bouclés, j’enchaîne avec l’écriture de mes articles pour le LPJ du Caire, Culture, ou Politique, cela varie selon mes humeurs.
Voici le programme : Lorsque je sors de la Maison d’Edition, je suis vannée, 8 à 9 heures assise devant mon ordinateur à en avoir des fourmis dans les jambes, je m’effondre chez moi sur le canapé jusqu’à la nuit tombée. Lorsque je ne suis pas à la Maison d’Edition, je suis chez moi ou ailleurs, en train d’écrire des articles pour le LPJ, traquant les sources Internet, ou rencontrant des artistes pour des interviews, qui ne sont pas ponctuels du tout. Et quand je décide de couvrir un concert qui se termine tard, forcément, je ne peux vous décrire ma tête le lendemain, lorsque je saute du lit pour allumer le Mac et écrire avant midi, Dead Line d’envoi pour correction avant publication.
Le Moleskine explose, il est censé m’organiser, mais je m’embrouille, c’est ingérable, pourtant, comme une bonne cairote, j’ai appris le système D de la gestion, cependant, en tant que bonne française, je panique et stresse.

What about the wether ? On atteint les 40 degrés, enfin, l’été se faisait attendre, mais je ne me plains pas trop, l’hiver a été long et assez pluvieux, largement au-dessus des six jours de pluie annuels.

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03 mai 2007

actu politique

19:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note