26 avril 2007

NON !

Affiche :

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Vidéos :
Quelques discours dignes du mensonge historique qui font l’impasse sur 2000 ans de crimes français, de l’esclavagisme au prosélytisme de Charlemagne, du colonialisme à la furie de Napoléon, de Vichy à la déportation des juifs de France, de l’Algérie et des tortures inconnues perpétrées par notre armée ou nos entreprises en Guyane, en Centrafrique, en ex Indonésie, au Tchad etc. sans parler de congruences en tout genre (Djibouti, Corse, RDC etc.)
Au passage, notons qu’il émet plus d’une bourde diplomatique (en tant que germain j'appréie moyennement)! Placer un tel homme comme représentant de la France à l’international serait plutôt cocasse !
http://www.dailymotion.com/video/x1n371_sarkozy-franceall...

Dossier :
Serge Portelli, Ruptures, dossier à charge contre Nicolas Sarkozy, 102 pages, bilan de la politique du ministre d’Etat, titre exhumé des plus autocratiques périodes de notre histoire soit dit en passant.
Serge.Portelli.Ruptures.FRENCH_1_.pdf


Chers lecteurs, chers amis qui passez par là… je sais bien que nombres d’entre vous ont cédé à la tentation et se sont laissés berner par les discours mielleux et l’autoritarisme primaire du candidat dont les pieds ne touchent pas le sol lorsqu’il est assit… comme tous les pires tyrans de l’histoire (Napoléon, Hitler et Staline par exemple).
Vous connaissez ma position mais je vais la réexposer, au cas où.
J’ai voté Bayrou au premier tour et je voterai Ségolène Royal au second. Je ne vais pas développer les raisons qui m’ont fait choisir de voter POUR ces candidats, mais celles qui m’ont motivé à voter CONTRE l’autre candidat.

De façon liminaire, c’est un homme irresponsable ! C’est aussi simple que cela.

Contrairement à ses challengers, Sarko (je ne me fatiguerais pas à énoncer son nom complet), est un arriviste de la pire espèce. Il n’est pas intelligent (vague diplôme de droit tardivement obtenu et inscription au barreau de Paris sans y avoir vraiment exercé) et depuis, il s’insinue partout où ça peut être juteux pour lui en trahissant ensuite les hommes qui ont fait la bêtise d’introduire la fouine sournoise dans le poulailler de la République. Pourquoi en serait il différent avec les électeurs ?

Voici les seuls éléments de contexte et de son programme qui suffisent à souhaiter de toutes mes forces que cet animal politique perde les élections :
- Sarko considère que l’écologie et les engagements de la France ou les siens propres (pacte écologique) sont des freins à la croissance au lieu d’une opportunité. Cet homme en est encore à ne considérer que les impacts financiers directs, il est incapable de penser en coût global ou d’avoir une vision à moyen terme, ce qui est tout de même dommage pour un homme qui se veut l’envergure d’un homme d’Etat. Ce faisant, si la France ne pèse pas de tout son poids dans l’UE pour asseoir la lutte contre le réchauffement climatique puis à 27 l’imposer au monde, personne ne portera le projet, l’Allemagne seule n’y parviendra pas et les minces espoirs qu’il nous reste de ne pas dépasser la ligne rouge de l’augmentation moyenne de 2 degrés Celsius seront définitivement enterrés, et les pitoyables richesses éventuellement concentrées entre les mains des privilégiés d’une ère Sarko nous feront ironiquement rire ! Vos enfants vous remercieront.
- Cet homme creusera les inégalités sociales, en continuant à favoriser les plus aisés au détriment des classes moyennes ou pauvres, en favorisant leurs acquisitions foncières et immobilières et en monopolisant un marché où il n’y déjà plus de place pour les bas salaires, en exonérant des niches fiscales supplémentaires et en contentant ses acolytes industriels et les grandes entreprises avec lesquelles il est impliqué comme les affaires des Hauts de Seine le montrent, que ce soit pour l’eau, l’aménagement de la Défense ou l’immobilier à Neuilly… La paupérisation sera en bonne marche.
- Le parti derrière lui est un ramassis d’ambitieux rassemblés autour d’une opportunité en 2002 et non pas une idéologie, une théorie politique ou un projet de société. L'UMP correspond au groupe d’intérêt le plus scandaleux d’Europe. On se croirait au Venezuela d’avant Chavez ! Pour rappel UMP voulait tout simplement dire « Union pour la Majorité Présidentielle », soit, un pur opportunisme.
- Il mettra en place une politique atlantiste qui nous éloignera de l’indépendance et de la construction européenne, seul projet politique innovant et pacifiste qui offre un modèle alternatif au libéralisme sauvage, même s’il n’en est pas totalement exempt
- Il limitera la sécurité sociale et mettra en difficulté les malades les plus démunis, les séropositifs, les personnes atteintes de cancers ou d’autres affections à longue durée qui pèsent si lourdement sur les plans physiques, psychiques et sociaux.


Rappel sur ce qu’est sensé être une démocratie pour les électeurs :

Etre capable d’énoncer dans l’urne l’intérêt général, et non pas de voter selon son intérêt particulier, dans ce dernier cas il s’agit de la tyrannie de la majorité, pas d’une démocratie raisonnée.

Pour les candidats :

Dans une démocratie un homme d’Etat doit servir l’Etat et pas son narcissisme qui vise à compenser une taille médiocre, un physique médiocre et une intelligence médiocre. On dirait Juppé en pire ! Et Juppé ça a donné les grèves de 1995 et les affaires qu’on sait !


Ceux qui seraient quand même tenté de voter pour ce petit homme n’ont pas intérêt à venir battre le pavé avec moi dans les mois suivants ! Je les aurais prévenu !

 

relais de mail "spam" un peu plus ludique :


________>>Question pour un champion : Qui suis-je ?
>>
>>Indice : aucun, mais vous aurez vite compris...

>>Issu d'une famille hongroise qui a collaboré avec le régime Nazi durant la
>>guerre (vraies archives de la "Stasi") et qui a fuit la Hongrie pour éviter
>>le jugement pour collaboration. Dans ma jeunesse je participe à des
>>manifestations contre les étudiants grévistes à la solde d'un mouvement
>>qualifié de "révisionniste".
>>Je ne peux pas être le candidat de la «rupture» ou de la «nouveauté» ...La
>>politique, j'y suis rentré sous Giscard ! Il y a30 ans! J'ai été ministre,
>>député, maire, président de Conseil Général.
>>Manipulateur ? Je ne suis pas ...! Quelquefois c'est vrai... Lors de la
>>catastrophe de Tchernobyl, par exemple, où j'étais "le" délégué
>>inter-ministériel au nucléaire, qui a mis en place une
>>campagne d'information ou de "désinformation" sur le nuage de Tchernobyl =
>>STOPPER net aux frontières de la France !! J'ai toutefois pris soin de ne
>>pas faire apparaître cet épisode de ma vie politique dans ma biographie
>>officielle sur le site Internet du ministère de l'Intérieur.
>>
>>Ministre de l'Economie durant une partie du gouvernement Raffarin (peu de
>>gens semblent s’en rappeller vu que je n’ai rien foutu dans ce ministère…),
>>j'ai défendu la rigueur et la baisse des dépenses publiques en profitant de
>>la décentralisation de Jean-Pierre... Trahir n'est pas mon
>>problème, seul le résultat compte.
>>J'ai réalisé l'ouverture du capital d'EDF-GDF et me suis engagé à ce que
>>jamais ces entreprises ne soient privatisées devant les
>>député(e)s représentant du peuple à l'Assemblée Nationale...
>>Mais... comment dire oui... j'ai renié cet engagement en 2006 et voté pour
>>une privatisation de GDF et la fusion avec Suez, mais attendez,
>>trop d'ami(e)s de l'UMP voulaient voir la Coupe du Monde de football en
>>Allemagne offerte par Suez..., alors je peux mentir un peu...
>>Ministre de l'Intérieur depuis 2002, j'ai mis en place de nombreuses lois
>>liberticides et j'ai réussi à faire exploser l'insécurité (ce qui à permis
>>à ce con de LE PEN d'être au second tour...) je profite et j’oublie la
>>notion « d’insécurité sociale ».
>>
>>Je suis in-directement responsable du déclenchement de la révolte des
>>banlieues en 2005 par ma politique répressive et des propos qui auraient
>>été insultants envers les jeunes habitants de ces banlieues? FAUX ! ...enfin ...
>>bon... oui j'ai affirmé que les policiers n'étaient pas en cause... bon un
>>enregistrement prouve le contraire et alors ? Ils sont mis en examen ? No
>>Comment..
>>J'ai mis en place la loi CESEDA qui organise l'immigration choisie au
>>profit des capitalistes et j'ai mené la chasse des enfants les expulsant,
>>avec parfois des séparations... c'est pas grave, ce sont des étrangers :
>>Portugais, Espagnol...quoi ? non pas cela... des gens du continent
>>Africain...
>>J'ai fait obtenir la Légion d'Honneur à un de mes amis qui se trouve être
>>un maire d'extrême-droitea yant été condamné à plusieurs reprises
>>pour incitation à la haine raciale.
>>D'ailleurs mon plus proche conseiller politique Patrick Devedjian, est
>>l'un des membres fondateurs d'Occident, ancien groupe
>>d'extrême-droite terroriste et antisémite.
>>J'ai repris l'un des slogans de l'autre J-M Le Pen
>>« la France tu l'aimes ou tu la quittes ». Manger dans l'assiette pourrie
>>du voisin je m'en fous, seul le résultat compte. D'ailleurs je peux me
>>vanter d'avoir la sympathie de l'électorat du Front National.
>>Je suis un fervent partisan des États-Unis, de George Bush et les
>>néo-conservateurs américains m'apprécient beaucoup (soutien écrit). Je suis
>>pour la guerre en Irak et je suis venu apporter mons outien à mon ami
>>Georges Bush. Je me suis fait photographier lui serrant la main (photo
>>qui rappelle la sinistre poignée de main entre Pétain et Hitler) et, pour
>>paraître plus grand, j'ai fait modifier cette photo (pratique qui rappelle
>>les modifications de photos dans un but de propagande réalisées par Staline
>>et Mao Tsé Dong).
>>Lors de l'affaire Clearstream, j'étais au courant dès le début que mon nom
>>était présent dans les listings, liste que j'ai eue en main propre...
>>mais j'ai laissé faire dans le but d'apparaître comme une victime, cela
>>gagne de la sympathie dans l'Audimat.
>>J'ai déclaré que je souhaitais voir «pendus à un crochet de boucher» ceux
>>qui ont mis mon nom sur les listings. Bon, une phrase empruntée à une
>>référence : Hitler qui lui aussi voulait voir «pendus à un crochet de
>>boucher» ceux qui ont organisé l'attentat manqué contre lui... ceci est
>>aussi véridique que le reste !
>>Il y a quelque mois, avide de prestance, j'ai dévoilé à la TV qu'une
>>opération d'arrestation de terroristes allait avoir lieu, ainsi j'ai risqué
>>de faire échouer cette arrestation....
>>Lors d'une visite "électorale" en Corse, à vos frais pauvres contribuables,
>>j'ai utilisé pour moi le seul hélicoptère de l'île. Et Chirac l'a fait
>>aussi....Cependant un enfant s'est gravement blessé le même jour en
>>randonnée et il est mort (information de Corse matin), il n'a pas pu être
>>emmené aux urgences à temps, j'avais le seul hélicoptère de disponible : une vie,
>>pour un peu plus d'arrogance ... facture 1000€ HT /par heure.
>>Je suis, je suis...
>>N. S.
>>Son nom est impossible à écrire : trop de honte sur lui.
>>PS : Afin de contribuer au respect de l'environnement, merci de n'imprimer
>>ce mail qu'en cas de nécessité, par contre n'hésitez pas à faire cadeau de
>>ce jeu de la vérité à toutes vos connaissances.

24 avril 2007

Kalimat

Hier, lundi 23 avril, Cherif choubachy, ancien sous-secrétaire au ministère de la Culture en Egypte, était reçu sur le plateau de france 24 pour parler de son ouvrage "Vive la langue arabe, A bas Sibawayh".
Je conseille la lecture de cet article édifiant piqué à la "Revue d'Egypte", édition de janvier/février 2006 (que le groupe IBA a hélas arrêté de financer l'année dernière), retraçant le parcours du propos de Choubachy.

"FAUT-IL REFORMER LA LANGUE ARABE ?"

Par Mahitab Abdel Raouf et Marouan Moussa

L’an dernier, Chérif El-Choubachi, le vice-ministre de la Culture, a défrayé la chronique avec un livre choc intitulé Vive la langue arabe A bas Sibawayh en référence au célèbre grammairien arabe du VIIIesiècle, dans lequel il propose une réforme de la langue arabe en Egypte, après avoir fait le constat alarmant de sa détérioration. En réaction à la publication de son livre, intellectuels, linguistes et oulémas sont montés au créneau, l’accusant principalement de ne pas être un From Revue d’Egypte january/february 2006
linguiste, et par conséquent de ne pas avoir voix au chapitre. L’essai, polémique à souhait, a d’ailleurs disparu pendant un moment du marché. On peut aujourd’hui se le procurer dans quelques rares endroits, dont l’Organisation générale du livre égyptien (GEBO).
Mohsen Allam
L’analphabétisme touche 34% de la population selon les chiffres officiels, 45% selon l’ONU.
Tout en admettant volontiers ne pas être un spécialiste, Chérif El-Choubachi insiste : «Tout individu parlant une langue a le droit d’avoir une opinion la concernant et de l’exprimer. Le but de mon livre est de présenter des simplifications possibles en réponse à une situation linguistique anormale. Les propositions que j’ai faites peuvent s’avérer justes ou fausses, mais je me suis efforcé d’approfondir mes recherches. Quand je demande la suppression en arabe de certaines formes grammaticales qu’on peut qualifier de proprement archaïques , je donne les raisons pour lesquelles ces formes ne conviennent plus, en comparant avec d’autres exemples historiques dans d’autres langues.»
El-Choubachi interprète ensuite la levée de boucliers des linguistes comme une réaction conservatrice, ces derniers ayant passé toute leur vie à étudier l’arabe littéraire et ne pouvant se résoudre à en accepter une réforme. Et d’ajouter: «De plus, je n’ai fait que relancer le débat, ce qui est déjà une bonne chose, et, même si une majorité de personnes sont contre moi, elles ne réussiront pas à me faire changer d’avis. Il y a cinq académies de langue arabe dans le monde, dont celle du Caire, et ce n’est ni aux linguistes ni à moi, mais à celles-ci qu’il revient de prendre le relais et de mettre en place une réforme.»
Chérif El-Choubachi relance le débat sur la réforme de la langue arabe.
Pour comprendre les divers points de vue qui alimentent le débat sur une éventuelle réforme de la langue arabe, il est nécessaire de prendre en compte deux aspects importants du problème. En premier lieu : ce que les sociologues et les linguistes nomment la «diglossie», situation dans laquelle deux langues, ou variantes d’une même langue, sont présentes simultanément dans une région mais occupent des statuts sociaux différents. Le cas de l’arabe dialectal et de l’arabe littéraire est un exemple flagrant de diglossie, plus ou moins marqué selon les pays arabophones. Deuxième aspect du problème, les profondes lacunes en matière d’éducation, sources de l’analphabétisme en Egypte, qui affecte selon les chiffres officiels 34% de la population (45% selon l’ONU).
La question de la détérioration de la langue suscite discussions et débats enflammés et met souvent en jeu diglossie et problème d’alphabétisation. Dans un rapport de 1997, l’Unesco observait: «De nombreux linguistes et spécialistes des sciences de l’éducation affirment que la diglossie dans la région arabe est responsable de la persistance du faible niveau d’alphabétisation et d’instruction dont témoignent les fréquents redoublements et abandons en cours d’études.» Et de conclure: «Les questions linguistiques semblent jouer un rôle considérable dans la baisse apparente de la qualité de l’éducation au Moyen-Orient.» Ce problème revêt en tout cas une importance toute particulière à l’heure où l’on parle de «démocratisation accélérée» au Moyen-Orient et plus que jamais de droits de l’homme, car une question cruciale se pose: comment permettre l’apprentissage de la liberté d’expression sans la capacité de lire et d’écrire facilement, qui est l’un des vecteurs principaux de la communication?
Mohsen Allam

1 500 ans sans évolutions :

Chérif El-Choubachi part du principe qu’il faut impérativement réformer l’arabe si l’on veut éviter sa détérioration. D’après lui, «l’arabe littéraire ne convient plus au monde d’aujourd’hui, il faut que les règles qui le gouvernent évoluent. En 1500 ans, la langue arabe est la seule à ne pas avoir changé. Toutes les autres langues (chinois, hébreu, grec...) ont subi des modifications et des changements dans leur grammaire notamment. Les Grecs d’aujourd’hui par exemple ne peuvent plus lire Platon et Aristote, le grec ancien n’étant plus en usage. Il s’est progressivement effacé au profit d’une version plus adaptée de la langue.»
La crainte de certains opposants à une réforme est que l’arabe puisse subir le même sort que le latin, et disparaître progressivement pour faire place à une nuée de langues régionales. Un argument que réfute Soliman El-Attar, professeur de littérature à la Faculté de lettres de l’Université du Caire: «S’il s’adapte à son temps, l’arabe ne disparaîtra pas. Au contraire, cela lui permettra de se maintenir.» Pour ce faire, Soliman El-Attar n’exclut pas des changements d’ordre grammatical.
El-Taher Ahmed Mekki, linguiste, professeur à la faculté de Dar El-Ouloum et chroniqueur pour la revue El Hilal, lui, est opposé à toute réforme de la grammaire. Pour lui, le problème crucial réside ailleurs: «La crise ne se situe pas dans la langue arabe, ni dans sa grammaire ni dans son vocabulaire, mais dans la manière même de l’enseigner. Les professeurs sont aujourd’hui plus des amateurs que de véritables spécialistes de la langue et ne transmettent pas à l’élève un savoir, ils lui apprennent uniquement à passer les examens. » D’après lui, les seules modifications acceptables se situent au niveau du vocabulaire avec l’adjonction de certains termes qui reflètent les transformations de la société et permettent à la langue d’avancer avec son temps.
La diglossie est aussi la source d’une controverse sociale en raison des statuts respectifs de l’arabe littéraire et l’arabe dialectal. En effet, écrire un livre ou un article «sérieux» en utilisant le dialecte égyptien est assez mal accepté notamment par les linguistes, ce qui, en plus du fossé qui sépare les deux formes de langage, représente un autre obstacle pour toute personne désirant s’exprimer à l’écrit. El-Taher Ahmed Mekki rétorque qu’aucune loi n’interdit d’écrire en arabe dialectal et que ceux qui veulent s’exprimer ainsi peuvent le faire librement. Une décision pourtant difficile à prendre et qui peut s’avérer lourde de conséquences quand on sait le genre de critiques auxquelles on peut s’exposer dans pareil cas.

La langue du Coran :

Dans ce débat, les oulémas se situent contre la réforme, et ceci pour une raison évidente: le Coran étant écrit dans l’arabe le plus littéraire qui soit et ne pouvant être modifié, les responsables religieux voient un danger dans toute idée de réforme de la langue, qui menacerait selon eux l’islam dans son ensemble. En effet, si les musulmans n’apprennent plus l’arabe littéraire, mais une forme épurée et simplifiée de celui-ci, ils auront toutes les difficultés du monde à lire convenablement les textes religieux. Cette vision, parfois qualifiée de rétrograde, s’insère difficilement dans le contexte éducationnel actuel puisqu’elle nous renvoie aux réalités de l’analphabétisme en Egypte: une majorité de musulmans ne sait de toutes façons pas lire correctement le Coran et est donc forcée d’avoir recours aux «cheikhs de quartier» pour tenter de comprendre sa religion. Dans son ouvrage, Chérif El-Choubachi précise que le choix d’une réforme ne doit pas être fondé sur le seul facteur religieux: «Comme l’avait dit Taha Hussein, la langue arabe n’est pas la propriété exclusive des oulémas, mais elle appartient à toutes les nations et à toutes les générations qui en font usage.» Soliman El-Attar pense, quant à lui, que donner un statut divin à une langue est un prétexte pour refuser tout changement: «La langue peut évoluer sans porter atteinte au Coran, car malgré les différences entre le dialecte et l’arabe classique, le Coran ne cesse d’influencer les gens. C’est une uvre à part, à tel point que personne ne peut en imiter un seul verset, et rien ne pourra remettre en cause son unicité. Son caractère sacré demeure indépendant des mutations de la langue avec laquelle il a été écrit et n’interdit pas une réforme. »

100 ans de débats :

La polémique suscitée par le livre de Chérif El-Choubachi ne date pas d’hier, les propositions de réformes linguistiques remontant au début du XXe siècle. Dans l’entre-deux-guerres, plusieurs débats se sont ouverts dans lesquels deux tendances se sont opposées : les puristes et les modernes. Ces débats portèrent notamment sur l’écriture arabe, les emprunts aux autres langues, la diglossie, l’enseignement de l’arabe littéraire et l’arabisation de l’enseignement.
En 1936, l’Académie de la langue arabe du Caire s’est penchée sur la transcription des mots et surtout des noms propres européens en arabe. Deux ans plus tard, fut évoquée la possibilité d’une réforme des caractères arabes, avec l’idée d’écrire au moyen des caractères latins, comme cela était le cas en Turquie depuis la « révolution des signes » lancée par Ataturk en 1928. Le projet de latinisation partielle, qui devait permettre une lecture plus rapide, plus efficace, et faciliter la transcription des noms propres, des termes techniques arabisés, rencontra de nombreuses oppositions de la part de l’Académie de langue arabe ainsi que d’intellectuels. D’autres évoquèrent une simple amélioration du système des voyelles et quelques-uns proposèrent même de revenir aux caractères coptes.
Parmi les opposants à ces projets figure le célèbre écrivain Abbas Mahmoud El-Akkad, qui lança l’objection suivante : ces plans de réforme ne mèneraient pas à une simplification de l’écriture pour les usagers contrairement aux attentes des tenants de la latinisation mais faciliteraient uniquement la lecture, ce qui le conduisit à proposer que l’on cherche la solution dans la simplification des règles mêmes de la langue, plutôt que dans son système d’écriture.
Des dizaines d’années plus tard, les débats n’ont pas perdu de leur vigueur bien que les principaux protagonistes d’avant-guerre aient disparu. Badaoui El-Makhtoun, professeur à la Faculté de Dar El-Ouloum, partisan du maintien de la grammaire classique, a soutenu l’idée que la difficulté de la grammaire vient de la manière dont les manuels sont présentés. En 1992, certains ont ouvert une réflexion sur l’acquisition des langues étrangères et la spécificité de la langue arabe qui a débouché sur l’idée que les conceptions ne sont pas les mêmes selon qu’on parle une langue occidentale ou l’arabe. Pour que l’arabe s’adapte, il est donc essentiel de prendre en compte ses particularités. En 2004, le livre de Chérif El-Choubachi a ainsi surtout ranimé les débats et donné peut-être le signal d’une nouvelle période d’âpres discussions. "

22 avril 2007

A-POLIS

Pendant que le processus de démocratisation recule en Egypte à cause de réformes récentes visant à renforcer le contrôle sur la population via le statut d’état d’urgence, la France se prépare à la phase finale du grand cirque qu’elle a commencé, il y a plusieurs mois. Cela s’appelle une campagne présidentielle normalement, pas une lutte avec des armes vicieuses.
Que d’attaques puériles et machistes contre Ségolène Royale, que de perles immondes à retenir de la part de N. Sarkozy (« On naît pédophile », « les gens suicidaires et fragiles sont génétiquement différents », « Je ne veux pas que l’environnement devienne une idéologie totalitaire ») ; et la dernière en date nous provient de J.M Le Pen, mettant en cause la légitimité de la candidature de Sarkozy de par le degré de nationalité française.
Pfffffffff…
Lorsque les gens ne croient plus en la Politique, lorsqu’ils en sont dégoûtés, ils baissent les bras et se renferme dans un scepticisme noir qui frôle le nihilisme. Je le vois ici, partout. On ne parle pas du futur, parce qu’il n’y en a pas ! Pas d’espoir ni de confiance. Alors, la fuite vers l’étranger, la fuite dans l’extrémisme, la fuite dans la consommation de fringues ou de drogues…Tout cela remplace les préoccupations politiques.
Je n’aime pas la notion d’ « apolitisme » et je n’y crois pas. La fondation de la société, jadis, a supposé le terme « politique » (« La vie de la cité »). Le prédicat est dans le sujet comme dirait un logicien. Si l’on vit en société, si l’on y participe d’une façon ou d’une autre, On Est Politique. Impossible de fuir la politique, elle est venue avec le pack, dans le pacte signé. La politique n’est pas le mal, elle est une réalité, l’entité qui nous lie, Tous, Ensemble. Le mal est dans le « mal faire ».
Perfectopolis n’existe pas. Il existe par contre chaopolis, à Baghdad, à Kaboul…Réfléchissons à une nouvelle cité, car je ne pense pas que cela vaille la peine, encore, de continuer à offrir le droit de vote aux gens s’ils ne sont pas capables de concevoir le type de société qu’ils voudraient pour eux-mêmes et les autres. Alors, protégeons les intellectuels, les profs, les artistes, les philosophes, comme nous protégeons les bébés phoques. La Pensée est en voie de disparition…

16 avril 2007

De l’amour (partie 1)…

Il fait chaud, un air estival inattendue envahit la région, l’air est lourd, nouvelle coupe de cheveux plus courte, T-shirt sans manche et short hier, sandales aujourd’hui, tout en noir rassurez-vous, je ne change pas, et me voilà parti pour un samedi studieux, avec quelques heures consacrées à la cinquantaine de plantes qui envahissent lentement l’appartement et aux poissons qui reprennent leur cycle ce reproduction. Cette année même les crevettes s’y sont misent et une grande femelle se promène dans l’aquarium avec des milliers d’œufs ! C’est assez surprenant.

Dans cette proche banlieue aisée où je réside, dans la « petite couronne » de Paris, les rues sont incroyablement calmes, très peu de voitures, quelques bus qui passent à intervalles réguliers. Après la frénésie de ces dernières semaines qui devaient voir se boucler plusieurs projets sur lesquels j’étais depuis des mois, ce calme est un répit appréciable.

Pourtant dans ces moments là, il y a toujours un sentiment profonds, quelque part, de culpabilité, parce que je me sens bien, et je me fais la liste litanique de mes proches pour qui ce n’est pas le cas…

Dans celle-ci, ce qui m’impressionne le plus, c’est que tous n’ont qu’un besoin, qu’une envie, aussi surfaite, désuète et passéiste qu’elle soit, elle n’en est pas moins là : de l’amour, sous diverses formes d’ailleurs.

Mais pour ma part, je ne crois pas que l’amour ait de multiples visages. Nombres de mes plus proches estiment qu’il y a une hiérarchie entre les copains, les amis, les amoureux/compagnons et la famille (je mets tout au masculin par habitude). Et je ne suis pas d’accord. L’amour que j’ai pour les uns ou les autres reste de l’amour. Il diffère peut-être en intensité, mais ça reste de l’amour, je ne fais pas de différence, et même si je suis assez pudique là-dessus, que je ne dis « je t’aime » qu’à une seule personne, pas même à ma famille et encore moins à mes amis, ce n’est pas par manque d’amour, au contraire ! C’est le trop plein, ouvrir les vannes de l’expression reviendrait à déverser des milliards de litres de sentiments mielleux sur la place publique ! Je m’interdis une telle débauche ! Et j’aime à croire qu’il n’est pas nécessaire de nommer les choses pour qu’elles existent. Pourquoi donner un statut aux sentiments ?

Mieux encore, j’en ai soupé du déclaratif, et nous savons tous que dans les moments de détresse se sont nos proches les plus inattendus et les plus improbables qui se révèlent être les meilleurs soutiens. Donc comme Sartre je m’attache plutôt à une morale de l’action, par la preuve. Quelqu’un qui prend du temps pour moi me dit « je t’aime », quelqu’un pour qui je me montre présent n’a pas besoin d’avoir des mots.

Mais je crains que parfois nous nous montrions aveugles...

Je vais plus loin encore, sur ma « gestion personnelle de l’amour » et dans le posting suivant je parlerai de manière plus générale, mais je ne crois pas que l’amour se modifie. L’amour ne disparaît pas. Celui que j’ai ressenti pour un tel ou un tel, quand bien même les années aient passées et que je n’aie nulle envie de les retrouver ou de revivre quelque chose avec l’un ou l’autre, ces garçon gardent mon affection et je suis là en cas de pépin dans la mesure du possible. Comment renier ce qui a été éprouvé ? L’amour, au sens commun, se mue en tendresse, mais c’est encore de l’amour qui demeure.

Je vous renvoie à l’incroyable texte de Giraudoux au milieu de sa pièce Electre, le lamento du jardinier. Je n’ai pas une plume aussi pleine de poésie, mais tout y est dit :

 

Jean GIRAUDOUX (1882-1944), Electre (1938), entracte.

 

Egisthe a épousé la reine Clytemnestre, veuve du roi Agamemnon, et a pris le pouvoir. Redoutant qu'Electre, fille d'Agamemnon et de Clytemnestre, ne se révolte si elle parvenait au pouvoir, il l'a promise au jardinier. Mais un étranger, qui n'est autre qu'Oreste, fils d'Agamemnon et de Clytemnestre et frère d'Electre, fait annuler ce mariage. Le jardiner se retrouve seul, et occupe la scène pendant l'entracte séparant les deux actes qui composent la pièce.

 

Lamento du Jardinier

 

     Moi, je ne suis plus dans le jeu. C'est pourquoi je suis libre de venir vous dire ce que la pièce ne pourra vous dire. Dans de pareilles histoires, ils ne vont pas s'interrompre de se tuer et de se mordre pour venir vous dire que la vie n'a qu'un seul but, aimer. Ce serait même disgracieux de voir le parricide s'arrêter, le poignard levé, et vous faire l'éloge de l'amour. Cela paraîtrait artificiel. Beaucoup ne le croiraient pas. Mais moi qui suis là, dans cet abandon, cette désolation, je ne vois vraiment pas ce que j'ai d'autre à faire ! Et je parle impartialement. Jamais je ne me résoudrai à épouser une autre qu'Electre, et jamais je n'aurai Electre. Je suis créé pour vivre jour et nuit avec une femme, et toujours je vivrai seul. Pour me donner sans relâche en toute saison et occasion, et toujours je me garderai. C'est ma nuit de noces que je passe ici, tout seul merci d'être là - et jamais je n'en aurai d'autre, et le sirop d'oranges que j'avais préparé pour Electre, c'est moi qui ai dû le boire — il n'en reste plus une goutte, c'était une nuit de noces longue. Alors qui douterait de ma parole ? L'inconvénient est que je dis toujours un peu le contraire de ce que je veux dire ; mais ce serait vraiment à désespérer aujourd'hui, avec un cœur aussi serré et cette amertume dans la bouche — c'est amer, au fond, l'orange —, si je ne parvenais à oublier une minute que j'ai à vous parler de la joie. Joie et Amour, oui. Je viens vous dire que c'est préférable à Aigreur et Haine. Comme devise à graver sur un porche, sur un foulard, c'est tellement mieux, ou en bégonias nains sur un massif. Évidemment, la vie est ratée, mais c'est très très bien, la vie. Évidemment, rien ne va jamais, rien ne s'arrange jamais, mais parfois avouez que cela va admirablement, que cela s'arrange admirablement... Pas pour moi... Ou plutôt pour moi !... Si j'en juge d'après le désir d'aimer, le pouvoir d'aimer tout et tous que me donne le plus grand malheur de la vie, qu'est-ce que cela doit être pour ceux qui ont des malheurs moindres ! [...]

 

Je vous invite fortement à lire la suite de ce texte !

15 avril 2007

Que se passe t il ?

J’ai comme qui dirait l’impression que ce blog se meurt sous sa forme actuelle… c’est pourquoi je me propose de tout refaire…

Nous avons lancé cette dynamique au départ afin de maintenir une relation forte entre Marie et moi malgré la distance géographique entre Paris et Le Caire, puis de fil en aiguille Selma nous a rejoint depuis Doha. Nous avons pu confronter nos quotidiens entre trois pays, trois ambiances, trois vies et trois milieux. Cette idée me plaît beaucoup.

Mais Selma n’a plus envie d’écrire ici, j’ai eu beaucoup de travail divers et peu de temps pour le blog, Marie semble également peu disponible…

Je n’avais plus grand-chose à exposer ici puisque je « nage en plein bonheur » depuis quelques mois et j’atteints progressivement les buts que je m’étais fixé.

Du fonds de l’adolescence mélancolique, épris de littérature que j’étais, je me demandais si le bonheur était sourd et incapable d’écrire, je parle d’écriture de soi, pas de fiction, et j’ai longtemps pensé que oui. Les plus beaux textes que j’ai pu voir sur les blogs sont toujours emprunts d’une once de souffrance, magnifiée par les mots, comme notre cher Pierre-Yves sait si bien le faire.

Mais  j’aime à croire qu’il a y peut-être au contraire un angle d’approche nouveau à explorer dans les moments heureux pour aborder l’écriture de soi telle que pratiquée dans la blogosphère.

Le nouveau contrat de lecture sera donc de moins m’autocensurer, même si j’ai toujours la crainte que mes proches qui passent par là mésinterprètent mes propos, parce qu’il a tant de choses que je ne dis pas, non pas qu’elles ne doivent pas être dites, mais c’est surtout que je ne sais pas les dire autrement que par écrit.

Des années durant j’ai rempli des petits carnets de texte pour rien, juste comme ça, en écriture spontanée, j’ai noircie en 10 ans 14 de ces carnets format A5 de 192 pages environs. Juste avant d’entamer  ce blog je les ai tous jeté dans un accès de rejet… et par « compensation » je me suis mis à écrire ici… c’est ainsi que ça doit rester…

11 avril 2007

tellement !

 Voilà, aujourd’hui j’ai 26 ans. 26 ! Ça parait peu par rapport à l’age français moyen, mais ça me fait un choc. Un de plus. Je n’ai pas même eu le temps de me faire à mes 25 que voilà déjà les 26 ! J’avais 20 ans lorsque j’ai croisé Olivier dans le métro ce terrible jour de septembre 2001, ce jour où d’autres vies ont basculé, ce jour à partir duquel nous avons aussitôt vécu ensemble. Depuis les années filent comme des minutes que nous ne parvenons pas à capturer. Tant et tant d’images et de souvenir déjà ! Et pourtant tant que nous espérons voir venir encore !

Etrangement, je me souviens chaque année précisément au moment de mon anniversaire, d’où et avec qui j’étais, depuis ce 11 avril 1981 où après 26 heures de « travail » ma mère a vu un grand bébé tout bleu, cyanosé et inconscient venir au monde, « rue du 3e Zouave » (ça s’invente pas !) à Altkirch, au cœur de mon Sundgau. Je sais même que tout ceux qui ont permis cet accouchement sont mort maintenant… la sage femme est tombé avec son balcon… (Ça aussi ça s’invente pas !).

Le jour de mes 16 ans j’étais à l’aumônerie du Lycée en pleine discussion avec l’abbé Bernard Leclerc, qui a su pendant bien des années être là, à l’écoute, malgré mes frasques adolescentes, mon éréthisme et les premiers amours pour d’autres garçons. Ce jour là il m’a dit que j’étais un ange, déchu certes, mais un ange quand même. Je l’ai cru.

Le jour de mes 17 ans dans la forêt avec Coralie, en pleine période païenne, mes 20 ans, seul dans Besançon, mes colocataires, cette bande de joyeux lurons étaient exceptionnellement absents, je me suis fait la tournée des bars de la ville, prenant à chaque fois un « sapon » (liqueur de sapin avec Pontarlier, boisson anisée similaire au pastis), j’ai fini passablement saoul dans le fief de mon « mec » de l’époque, C. qui m’a servit l’ultime « sapon » avec une bougie, cette année là lui seul y a pensé et malgré notre relation houleuse j’en garde un souvenir plein de tendresse.

Demain je serais en pleine conversation de bilan avec mon actuel patron, puisque je change de job et commence une nouvelle activité lundi… lui aussi me manquera mais je vais de l’avant et c’est ce qu’il faut que j’en retienne.

Même si j’ai encore du mal a accepter que le temps passe et qu’irrémédiablement il nous échappe, emportant avec lui chaque instant de bonheur, nous éloignant les uns des autres pour un oui ou pour un non, je n’oublie pas le gens que j’ai pu aimer, « amis, amants et autres associés » pour reprendre le mot que Juliette, que ce fussent pour une heure, une nuit ou des années, les visages s’effacent, les voies s’estompent, mais l’affection demeure, malgré les distances en temps et en espace que la vie ne manque jamais d’ériger entre nous tous.

Parfois on se rappelle les uns aux autres, juste pour savoir que pour l’autre la vie continue, juste histoire de dire que nous sommes toujours de ce monde, et ce simple « coucou c’est moi, je suis toujours en vie » me suffit la plupart du temps pour garder à l’esprit ces autres du passé ou ceux dont les chemins ont divergés du mien. Il y a même eu des périodes où on s’appelait, on décrochait, et on ne disait rien, juste une minute de silence. Il était inutile de se parler, c’était juste pour signifier que l’autre persiste, que l’autre est ailleurs, que les chemin se sont séparés mais que l’on n’oubli pas, et ces silences étaient pleins de paroles ! Ces silences emplis d'ambiance, du fond sonore d'un bar,  de la mer rythmique ou du vent sur la plaine, du frémissement des feuilles dans les bois ou de la langueur d'une rivière... Alors je garde le silence, et je dis tout, je dis tout... je me tais.

05 avril 2007

Should I tell you how am I ?

Should I tell you how am I ?

It has been a long time I didn’t turn black any pages of this Blog. Did i miss it ? Not really. At the point I wandered like Selma, somehow, if I had to continu. For the first time I asked for myself why I m writing here. For almost two years I used it to keep in touch with my friends they are far away from me, for them to know about my life here, but my writings became also a way to express about many topics. Now I even start to separate the Blog from other articles I write on purpose to publish. I liked when the Blog was my « fourre-tout ». But it can’t be anymore, as Selma and Loïc understood before me through and among their extra-activities and jobs.

Je vais quand même donner quelques news :
Lulu est ici depuis deux semaines presque. C’est drôle cet effet que fait le Caire à mes proches qui me visitent, ils lâchent prise, ont l’air assez « à l’Ouest » comme on dit. J’admire le courage de Lulu d’avoir décider ce break qui durera au moins trois mois.
Depuis son arrivée, le Caire à essuyer deux tempêtes de sable en guise de bienvenue. Les nuits restent encore bien fraîches mais les journées deviennent chaudes.
C’est Pâcques (Easter) à la fin de la semaine, beaucoup vont partir au bord de la mer rouge, et moi je resterai au Caire à profiter d’une ville désengorger en partie de voiture et de la foule, et rester un peu à la maison, flâner sur le balcon à observer les voiles des felouques au long, les lumières des grands hôtels la nuit. L’année dernière à la même époque, une bombe explosait à Dahab, nombre de mes amis s’y trouvaient ainsi que deux membres de ma famille, Incha’Allah rien ne se produira cette fois, mais bon, on s’y attend un peu tout de même.

Du coq à l’âne, France 24, le 2 avril a lancé sa version en arabe ! Voilà la chaîne propulsée sur la scène déjà occupée par CNN et Al Jazira. J’avoue trouver France 24 in french surtout, très lisse et froide, mais j’aime bien y avoir l’occasion d’y voir mon amie S reporter.
Au rayon TV encore, à ne pas manquer, vendredi à 8 pm heure de Paris et du Caire, les candidats à l’élection présidentielle française répondant à la question « Qu’est-ce-que la Culture ? ».

Dimanche dernier, c’était l’Opening à la galerie Townhouse de l’expo photos de mon cher ami H. Des photos prises il y a un an et demi aux côtés du tournage d’un documentaire sur les enfants des rues du Caire. Les portraits réalisés sont extrêmement touchants et forts de réalisme et plus encore, la relation quasi intime que le photographe a établie avec les sujets était si perceptible que cela crève le support.
Mabrouk cher ami !

Photos d’Hesham Labib jusqu’au 25 avril…

http://www.thetownhousegallery.com/main7.html


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Photo MG. Hesham Labib and Bahaa Talis from OTV.

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