31 mars 2007
Réseaux et solitude
Il faut dire que je suis en pleine transition. Je change d’entreprise dans deux semaines, et la perspective de quitter l’équipe avec laquelle je travaille actuellement me rend nostalgique, et c’est bien la première fois.
J'ai toujours rappelé Selma alors qu'elle travaille à côté ! Il faut me le rappeler !
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19 mars 2007
retour aux sources
Je viens de passer quelques jours chez moi, à Waldighoffen, au cœur du Sundgau. Ce simple week-end était très court, mais ça m’a fait un bien fou.
C’est toujours déconcertant de se retrouver là où tout à commencer, dans cette maison qui ne change pas et demeure, avec une grande famille, tout le village nous étant apparenté d’une façon ou d’une autre.
L’ambiance du village aussi m’a rasséréné grâce à ses contrastes radicaux par rapport à la vie parisienne.
Au fond du jardin se trouve la rivière qui berce l’Alsace de part en part, l’Ill, un nom poétique pour une rivière qui au sud de la plaine n’est encore qu’un mince filet d’eau dans un fossé profond. Après le petit pont qui l’enjambe, le cimetière, où repose la famille la plus proche. Aucune de ces tombes n’est anonyme et je sais même quel emplacement j’occuperai probablement lorsque le moment sera venu. C’est rassurant en fait. La mort est là, au fond du jardin, dans ce carré entouré de murs bas, aires de jeu préféré de ma mère enfant et où j’ai également passé des heures à m’occuper des vielles tombes des enfants et des mort-nés du siècle passé, à apprendre la vie des cousins et des arrières grands-tantes, à imaginer à partir des dates et des noms gravés dans la pierre et la mémoire que les récits des anciens m’en avait transmis, ce qu’avait été leur vie.
Et il y a les papiers. Les multitudes de correspondances, de livres et de carnets de bals griffonnés d’une écriture nerveuse comme celle de mon arrière grand-mère ou soigneusement emplie d’une ronde écriture comme celle de sa sœur cadette. Combien d’heures ai-je passé dans ce grenier froid empli de guêpes à déchiffrer les lettres gothiques qui retranscrivent ce patois étrange que parle ma famille ?
Enfin il y a ce meuble au mystère, tout au fond du grenier, dérobé au regard, et que seul le noyau dur de la famille connaît, un meuble dont le seul nom inspire le secret, un meuble qui a tout d’un tabernacle profane : « le Vertikoffre ». Ce meuble était celui dans lequel mon arrière-grand-père herboriste rangeait ses plus précieuses décoctions, inspirées des savoirs de son épouse, dont une branche entière de la famille avait été condamnée deux siècles plus tôt pour sorcellerie alors qu’il ne s’agissait que de biologie empirique.
A Paris les morts sont anonymes, à Paris la mort est une angoisse silencieuse, alors qu’à Waldighoffen elle est pleinement intégrée à la vie de tous les jour, calmant les angoisses sourdes, elle attend sagement au fond du jardin, avec discrétion et sans violence.
PS : je suis triste que Selma quitte notre blog à trois... Marie et moi continuerons à croiser nos regards en espérant que Selma reviennet de temps à autre quand même !
23:05 Publié dans II RESTE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
17 mars 2007
Au revoir blog
Pour diverses raisons… je dois quitter ce blog. Merci à toutes celle et tous ceux qui ont pris le temps de me lire et de m’écrire… surtout quand j’étais au bout du monde… dans le Golfe.
Bonne continuation avec vos deux internautes préférés qui, entre Le Caire et Paris, ne manqueront pas de vous faire voyager et réfléchir.
Pour ma part, je vais continuer de réapprendre à connaître et aimer Paris et le reste de la France… et qui sait… peut-être rejaillerais-je, un jour, sur la toile… mais j’en doute…préférant m’ancrer dans le monde réel, maintenant que j’en ai de nouveau la chance.
That’s all folks!
S.
18:41 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
12 mars 2007
Where is the Brightness ?
Affalée, vautrée sur mon canapé qui tente d’imiter un divan freudien, je regardais le bon vieux zapping de Canal + (french private TV channel). Je tombe sur Nicolas Sarkosy (future french president !?!), qui balance à Nicola Hulot :
« Je ne veux pas que l’Ecologie devienne une idéologie totalitaire ! »
Évidemment, le truc du Zapping, c’est le ChoC, on a ni l’avant ni l’après, cela fausse l’objectivité.
Mais bon, il l’a dit !
Où a t-il donc été chercher l’idée que la France pouvait être menacé par une quelconque idéologie totalitaire à part la sienne propre ou celle de J.M Le Pen ?
En France, on est plutôt mou niveau Ecologie, non ?
De plus, c’est particulièrement insultant pour Nicolas Hulot qui a pondu un rapport consistant, à l’intention du futur président français afin que les politiques prennent leurs responsabilités face aux problèmes environnementaux.
Peut-être que Sarko a peur que dans 20 ans on lui reproche que sa villa de vacances ne soit pas aux normes HQE, cela nous changerait d’ailleurs des délires de fraudes fiscales dont la presse accuse et assaille à tort ou à raison les deux principaux candidats à l’élection d’avril prochain.
« Combien de catastrophes avant d’agir ? »
Manifeste pour l’environnement adressé aux futurs élus et à leurs électeurs
Nicolas Hulot et le Comité de veille écologique de la Fondation ont souhaité interpellé la conscience écologique des candidats aux prochaines élections nationales et de nous tous, électeurs.
Le texte du Manifeste, qui appelle à donner à l’environnement sa véritable place dans la vie démocratique, est suivi de mises au point et de propositions sur divers sujets traités chacun par les experts du Comité de veille écologique : la pollution des océans ; l’eau douce en danger ; l’érosion de la biodiversité ; les transports ; agriculture, environnement et santé ; le réchauffement climatique ; l’impact des loisirs ; quel droit de l’environnement ; éduquer les jeunes, et les moins jeunes ; industrie et environnement ; quelle recherche en environnement."
• Nicolas Hulot et le Comité de veille écologique
- Éditions du Seuil - 190 pages (existe aussi en version de poche, édition 2003).
http://www.fondation-nicolas-hulot.org/boutique/selection.php
00:20 Publié dans I LE CAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement, ecologie, nicolas hulot, nicolas sarkosy, zapping canal +
10 mars 2007
Question sans réponse...
Article source :
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3246,36-881176@51-878657,0.html
"""Et s'il n'y avait plus de ministère de la culture ?" Ce 8 mars, dans le cadre des Jeudis de la Sorbonne, les étudiants de l'université Paris-1 avaient décidé de se poser une question un peu provocante. Pour tenter d'y répondre, ils avaient requis les services d'une ancienne ministre socialiste (Catherine Tasca), d'une directrice de recherche au CNRS (Nathalie Heinich), d'un écrivain et journaliste (Frédéric Martel), d'un responsable de collectif indépendant (Laurent Vergnaud du Collectif 12 à Mantes-la-Jolie) et même - regard extérieur oblige - d'un critique d'art et essayiste étranger, en l'espèce américain (Brian Holmes). Autant d'acteurs culturels aux parcours divers et aux intérêts divergents, pensaient-ils sans doute.
Et effectivement, pendant deux heures, les intervenants ont, chacun à sa manière, étalé les péchés du ministère de la culture. Errements de l'aide à la création, délitement du patrimoine, essoufflement de la démocratisation culturelle, oubli de l'éducation artistique, retard dans les nouvelles technologies, aveuglement devant les pratiques émergentes. Catherine Tasca s'en est pris à une partie de son ancienne administration, dans les arts plastiques notamment : "Une nomenklatura." Nathalie Heinich a poursuivi en fustigeant le "corps des médiateurs et ses choix homogénéisés". "Nous avons défendu la diversité culturelle à l'Unesco, c'est formidable, a rebondi Frédéric Martel, en citant la convention adoptée en octobre 2005. Mais en France, nous faisons le contraire."
Certes. Mais la question restait entière : "Et s'il n'y avait plus de ministère de la culture ?" Brian Holmes, altermondialiste revendiqué, a décrit son rapport au ministère : "Des directives à détourner, des choix démagogiques à contourner." Nathalie Heinich a rêvé d'une administration qui dicterait sa loi aux autres ministères : "Elle forcerait le ministère de l'éducation nationale à mettre en place une éducation artistique correcte, le ministère de la communication à contraindre les chaînes de développer la culture à la télévision"...
La salle du Centre Saint-Charles (15e arrondissement) appréciait l'hypothèse. Restait quand même une question : et s'il n'y avait plus de ministère de la culture ? Au pays d'André Malraux et de Jack Lang, personne ne semblait trop pressé d'envisager même l'hypothèse.
Frédéric Martel osait une boutade : "Il faudrait créer 1 000 ministères, partout." "Ce n'est pas sérieux", tranchait Catherine Tasca."""
Nathaniel Herzberg
Article paru dans l'édition du 10.03.07.
Loïc,
toi qui est proche de la Sorbonne, as-tu entendu parler de cette conférence ?
La Question en jeu a t-elle lieu d'être posée, ne serait-ce que façon tout à fait utopiste, aux vues des élections présidentielles qui approchent, du scénario du pire qui serait l' adoubement de Sarkosy ?
Pourquoi selon toi, les participants ont tourné autour de la question, sans y répondre ?
11:30 Publié dans I LE CAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05 mars 2007
Cultural Management in Egypt, a new idea...
Il y a des artistes au Caire, pleins d’artistes, et des projets, un tas, on en entend parler chaque jour dans certains cafés du Downtown, mais pas de moyens, pas de soutien, que du Blabla souvent. Les idées fourmillent dans tous les coins, mais sans structure ni formation, par conséquent, soit les idées s’envolent vers d’autres pays, soit elles meurent ici, ou encore, elles naissent en stagnant dans une qualité toute relative.
AMUNI, à travers le projet MELOPEE, pour la première fois, apporte en Egypte des outils destinés à ceux qui font de la Culture, de l’Art leur métier.
-Interview réalisée le 22 février 2007, à l’Hôtel Oseris (Cairo – Downtown) avec Fanny Bouquerel, coordinatrice générale du projet MELOPEE :
MELOPEE s’adresse aux jeunes opérateurs (professionnels) en Management Culturel, autour de la Mediterannée. Ces pros travaillent déjà ou sont au moins intégrés dans le domaine, et à travers MELOPEE qui organise des ateliers (workshops), l’occasion se présente pour eux de travailler en équipe, d’obtenir des contacts avec le monde du Management Culturel.
AMUNI est la structure française ayant développé MELOPEE, basée à Palerme (Italie), et qui travaille avec les partenaires locaux. En l’occurrence, le workshop qui vient de se terminer en Egypte a fonctionné étroitement avec son partenaire principal, le studio EMAD EL DIN (Cairo –Downtown), et des visites ont été organisées au SEMAT, CIC, Centre Français de Coopération Culturelle d’Alexandrie, aux galeries d’Art Contemporain TOWNHOUSE et MASHRABIA, à la Fondation LINDH, l’ACAF, et chez les Jesuites.
L’atelier pilote a eu lieu en 2005 à Tunis, le dernier s’est produit en Egypte, et le prochain aura lieu en France à l’automne prochain.
Le constat préalable a été le suivant : pas de formation en Management Culturel en Egypte ! Ou presque, par le passé, "il y a eu de rares initiatives de formation dans le domaine du management culturel (notamment production de théâtre), surtout, El Mawred (le Caire) a organisé différents ateliers de formation pour formateurs en management culturel, en arabe, à l'attention de professionnels de la culture du monde arabe dans différentes villes du monde arabe".
Fanny Bouquerel paraît satisfaite de l’évolution des participants à ce dernier atelier (trois égyptiens et une allemande), surtout lors des deux dernières journées, ils ont « partagé des idées », « porter un projet ensemble ».
Photo FB, at CIC, february 2007.
-Interview réalisée en anglais, à Garden City le 4 mars, avec Ragab Haroun, participant au Workshop du Caire :
Ragab est un sculpteur de 27 ans, il a ouvert sa propre compagnie « Haroun » qui produit de la sculpture dans le domaine du paysagisme (pierres artificielles, fontaines…) pour des villes touristiques telles que Sharm El Sheikh, Marsa Alam, ou encore Hurghada, en Egypte.
Il a débuté dans le milieu culturel du Caire en travaillant avec Mohammad Shafik, Chorégraphe de danse moderne (France/Egypte), il a ainsi collaboré à une performance produite à la galerie Hanager (Opera House, Cairo) appelée « On the table, listening to Wagner », également jouée en Italie en coopération avec le ministère de la Culture.
La partenaire de Mohammad Shafik, a mis Ragab Haroun en contact avec Fanny Bouquerel, c’est ainsi qu’il s’est intéressé à la formation en Management culturel, en l’occurrence au premier workshop à Tunis. Cet atelier avait pour but de poser les bases du métier et de comprendre le concept de Culture en général.
Suite à cela, Ragab a préparé l’organisation d’un workshop sur la musique électronique avec des artistes égyptiens.Une fois plus expérimenté, il travaille avec Hanna Ernest du centre culturel russe au Caire, sur un projet de festival de films indépendants, puis au fameux « Makan » à Zaad Zaghloul avec Ahmed El Maghreby, dans le domaine de la musique traditionnelle.
Ragab Haroun s’interesse à tous les arts, pas un en particulier, pourtant, il est revenu quasi exclusivement, pour le moment, à la Sculpture, car économiquement, c’est le plus rentable.
Il s’interroge beaucoup aujourd’hui, sur les effets de l’Economie sur le Culture, vice-versa.
La plupart des égyptiens ne sont concentrés que sur l’appât du gain, d’après lui, il faut s’en servir, montrer aux gens ce qu’ils peuvent gagner à travers la Culture pour à terme, changer les mentalités, c’est par l’Economie que cela passe ici ! « Dans la ville d’où je viens, El Arish, il y a 60 000 habitants, mais aucune activité économique ni culturelle, la culture peut générer la venue de touristes ».
Les ateliers en Management culturel organisé par MELOPEE sont très utiles, les conférences sont traduites du Français à l’Anglais, les participants sont départagés en petits groupes et partent à la rencontre des professionnels du milieu.
Ragab a évolué dans un groupe multiculturel (France, Turquie, Portugal), c’est le projet turc qu’ils ont choisi ensemble de plébisciter, car la date d’échéance était la plus proche, un projet destiné à la fondation Anna Lindh demandant un financement, mêlant festival et pédagogie.
« C’est énorme ce genre de projet, il faut présenter un document d’au moins cent pages », (Objectifs, comptabilité, partenaires, sponsors, calendrier…).
Marie Girod : Ne crois-tu pas que toutes ces préoccupations matérielles inhérentes au Management Culturel, peuvent à terme tuer la créativité de l’artiste ?
Ragab Haroun : You have to be snaky ! (prendre des chemins de traverses, ruser…)
Je dois faire face aux complications inhérentes à l’Egypte surtout, je ne veux pas m’enfuir ailleurs.
MG : Comment vois-tu le milieu des artistes ici, socialement ?
RH : Je ressens, qu’une fois expérimentés, une fois le succès venu, les gens ici, deviennent égoïstes, ils n’aident plus les autres artistes à réussir.
Si tu dois te battre pour réussir, tu souffres beaucoup, et le jour où tu as du succès, tu prends ta revanche ! C’est un cercle vicieux.
MG : Pourquoi n’y a t-il pas de formation en Management Culturel en Egypte (d’où la nécessité du projet MELOPEE organisé par Amuni) ?
RH : Les artistes ont l’habitude de tout faire par eux-mêmes ici. Il n’y a que des expériences particulières, pas de bases, pas d’équipe.
Le gouvernement ne veut pas dépenser dans la Culture, alors les artistes vont apprendre à l’étranger, c’est tout bénéfices pour l’Egypte.
MG : Doit-on comprendre qu’il ne faut pas donner les moyens aux artistes de bâtir un contre-pouvoir ?
RH : C’est cela !
MELOPEE Workshop, february 2007.
Photo FB
CONTACTS :
-L’ECHANGEUR, Scène conventionnée de Fère en Tardenois (France), est un centre de création et
de production artistique. Il s'est donné pour mission de soutenir, coproduire et promouvoir
par des résidences les artistes dont les œuvres explorent les formes contemporaines (danse,
théâtre d'objet, marionnette...).
Depuis quelques années, l'échangeur porte une attention particulière sur le monde arabe en
accompagnant des équipes artistiques de cette région, en organisant des formations et en
participant à des manifestations telles le Festival de Théâtre Indépendant d'Amman en Jordanie.
-AMUNI, Paris (France), Association oeuvrant à la fois pour la production, la promotion et la
diffusion de projets artistiques, et pour l’élaboration et la réalisation de projets de
coopération culturelle internationaux en Europe et en Méditerranée.
-info@amuni.org
Studio Emad El Din
Mr. Ahmad El Attar (Executive Director)
Address: 18 Emmad Eddin, Downtown, Cairo - Egypt
Tel: +20 2 5763850; +20 2 5776948; Fax: +20 2 5776950
E-Mail: ahmedelattar@seefoundation.org
ACAF ( Alexandria Contemporary Arts Forum )
Mr. Bassam El Baroni
Address : 10 Hussein Hassab St, 2
Mob : 0123874874; Fax : 035857086
E-mail : acaf-mail@excite.com; el-baroni@excite.com
SEMAT
Mr. Islam El Azazi (Representative)
Address: 8 Ali Ismail St, off Tahrir St., Giza - Egypt
Tel: +20 2 7614905; Mobile: +20 12 7888460; Fax: +20 2 7614905
E-Mail: semat@sematcairo.com
Centre Culturel Français d’Alexandrie
30, rue Nabi Daniel BP 760 Alexandrie Téléphone : (00203) 39 18 952 / 39 20 804 / 39 25 580 Télécopie : (00203) 39 22 503 Courriel : accueil@cfcc-eg.org
TOWNHOUSE GALLERY
10 Nabrawy street
Downtown, Cairo
Info@thetownhouse.com
MASHRABIA GALLERY
Address: 8 Champollion Street, (Off Tahrir Square), Cairo
Phone: +20 2 578 4494
Nearest Station: Sadat
Neighbourhood: Downtown
COMTEMPORARY IMAGE COLLECTIVE
(Website under construction)
20 Safiya Zaaghloul st
Cairo.
Fondation euro-méditerranéenne ANNA LINDH pour le dialogue des cultures
P.O. Box 732 El Mansheya, Alexandrie 2111, Egypte
12:30 Publié dans I LE CAIRE | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : AMUNI, MELOPEE, Echangeur, Fanny bouquerel, Ragab Haroun, SEMAT, CIC
04 mars 2007
Last dance
C’est une libération et une déchirure à la fois. Après des années d’incertitudes à se demander si je faisais les bons choix sans que l’horizon semble se dégager, enfin, j’ai l’impression de toucher au but en décrochant un ticket pour entrer sur la place espérée dans une entreprise dont le sérieux, les sujets et la déontologie semble me correspondre. Ainsi l’horizon se dégage.
Mais cet avancement implique hélas de quitter prématurément l’équipe avec laquelle je travaille actuellement à « sauver le monde ». Jeudi donc, nous avions décidé de sortir ensemble, pour la dernière fois. En effet, l’une des collaboratrices s’envole pour Le Cap où elle va vivre, une autre part vers de nouvelles aventures (Hawaï, puis probablement en Colombie), un autre change d’entreprise aussi, et ce jour là j’apprenait la bonne nouvelle : le 13 avril, à mon tour, je m’engagerai dans de nouvelles activités.
Le changement ne sera pas si dur, dans le sens où ce nouvel emploi offre une continuité certaine avec les missions de ces derniers mois, mais je me suis souvenu de quelqu’un en cette occasion.
Lorsque nous étions en seconde, classe à profil artistique pourtant peu encline à être sympathique avec les disciplines scientifiques, nous avions spontanément et collégialement noués une relation privilégié avec la jeune professeur de science de la vie et de la terre. La concorde régnait dans son cours, tout au long de l’année avec la même constance, à la surprise générale.
Le dernier jour, elle nous a fait un discours déchirant en nous disant combien elle avait aimé travailler avec nous, et combien elle en était triste. Triste parce que les autres professeurs du lycée lui avait assuré que ce genre de relation avec une classe entière est unique et n’arrive qu’une seule fois dans une carrière. Elle était donc triste que ça lui soit arrivé dès sa première année d’enseignement puisqu’elle allait passer le reste de sa carrière à regretter cette expérience. Tant que le meilleur est à venir on est tendu vers le futur avec force et conviction, mais avec l’assurance que le meilleur est déjà passé comment faire ?
Et ce sentiment de concorde, je le vis avec cette équipe depuis le premier jour. Il s’est passé un phénomène étrange et dynamique, une sorte de combinaison spontanée dans nos relations de travail en bonne intelligence et en toute amitié que je ne m’explique pas mais qui fut un délice chaque jour. Je sais bien que tous ont en commun de se soucier de l’éthique, de l’autre et de la passion que nous partageons pour nos sujets, mais cela ne suffit pas à expliquer les profonds sentiments de confiance et de complémentarité qui se sont constitués au fil des mois de collaboration.
Alors bien sûr, j’ai peur de quitter ce cocon relationnel des plus rassurants, bien sûr j’ai peur de ne plus retrouver une équipe aussi soudée, soucieuse d’équité et de justesse, tout en restant dynamique, proactive et productive. Je me rassure en me disant qu’après tout l’aventure ne fait que commencer et que le meilleur reste à venir.
J’ai en tous les cas l’étrange sentiment de sortir d’une école, au sens fort du terme, d’une institution qui nous insuffle les principes, les méthodes et les moyens de nos ambitions, au service de valeurs collectivement admises. C’est une sensation surprenante et plutôt agréable.
En route donc pour de nouvelles aventures maintenant que la fission du groupe a commencé, nous nous éparpillerons dans des institutions partenaires et, je le pense, resteront un réseau professionnel et affectif solide.
12:16 Publié dans II RESTE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
I …YOU
Je ne suis pas, bavarde ! c’est souvent ce que j’ai envie de répondre…Pourtant, c’est faux, quand je m’y mets, je m’y mets…C’est juste, que par un certain esprit de contradiction, j’estime que 9O % de nos paroles ne sont que du BlaBla !
Il y a des choses qui perdent tout leur sens par la parole. Quelqu’un à dit que le Nom tue la chose ! C’est un peu cela que je ressens. Je ne veux pas tuer la magie, pas prendre le risque qu’en répétant je crée la lassitude.
Il serait tellement plus simple et plus beau que de se lire uniquement dans les yeux…Est-ce suffisant ? Nous sommes des animaux qui parlent, cela justifie t-il de ne pas se contenter des gestes, des auras ?
Il y a une question que j’aimerais poser à mes amis et lecteurs de ce Blog : Quand et comment décidez-vous de dire « Je t’aime » pour la première fois à quelqu’un ? Que ressentez-vous ? Y a t-il un enjeu, ou est-ce d’une simplicité poignante, d’un naturel exquis ?
Pourquoi a t-on besoin d’entendre « Je t’aime » alors qu’on le lit si bien dans les yeux et les caresses de l’être aimé et qui nous aime, dans ses actes aussi ?
C’est un peu comme au cinéma, on attend avec impatience la scène où les amants vont s’avouer ce qu’ils n’osent pas s’avouer, qu’ils s’Aiment, mais ensuite, que se passe t-il encore d’intéressant dans le film ?
Est-ce que cela existe des Histoires d’Amour qui ne sont ni du « Roméo et Juliette » de Shakespeare, ni du Monsieur et Madame Toutlemonde qui s’ennuient ? Qui ne finisse pas en « Belle de jour » de Cohen, ni en « …Les histoires d’amour finissent mal, en genéral… » des Rita Mitsouko ?
Dedicated to Bahaa Talis…
Photo Pat l'Expat
PS : Continues à faire de beaux rêves Madame Dolphin, et que la Réalité soit encore plus belle !
11:20 Publié dans I LE CAIRE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note






