28 février 2007
IMArabe et PTokyo
L’Opinion de Mohamed Salmawy cette semaine dans « Al-Ahram Hebdo », se porte sur deux personnages, l’un m’était inconnu, l’autre mal connu.
Le second, c’est Dominique Baudis, ancien maire de Toulouse. La dernière fois que j’ai entendu parler de lui, lorsque je vivais encore en France, la Presse suivait de près les accusations de pédophilie à son encontre.
M. Salmawy a rencontré Baudis dernièrement, à Paris. Il en fait un éloge pas inintéressant. D. Baudis a été nommé président de l’Institut du Monde Arabe (IMA) par Jacques Chirac en février de cette année. Et c’est là que j’apprends que Baudis, ex-journaliste, a été correspondant à Beyrouth pour la TV française, il est outre marié à une auteur algérienne qui a publié un ouvrage sur Oum Kalthoum. Par ailleurs il projette prochainement une tournée dans le Moyen-Orient dont le premier pays à visiter sera l’Egypte.
Je ne savais non plus que l’IMA était en déficit budgétaire grave, la Libye et l’Iraq ne payant plus leurs contributions, la Libye parce qu’elle pinaille sur le choix des œuvres à financer, et l’Iraq a bien d’autres chats à fouetter hélas.
Salmawy fait chapeau bas face au projet de l’IMA, Institut crée par Mitterrand, un cadeau au Monde Arabe, et semble regretter que l’Egypte ne soit pas plus en contact avec ce type de projet qui assure un lien intellectuel et culturel entre l’Occident et l’Orient.
Puis, Salmawy présente Rachid Nekkaz, candidat à l’élection présidentielle française de 2007 (il a obtenu les 500 signatures requises).
La morale ? : « Le sentiment d’étrangeté que nous avons ressenti une fois prononcés ces deux noms reflète notre retard quant à l’accomplissement de nos devoirs », dixit M. Salmawy.
Je suis dans le lot des retardataires alors ? Pour ma défense, j’essaie depuis deux ans bientôt de comprendre ce qu’ il se passe en Egypte, alors je lâche un peu l’actu française !
…………………………………………………………………………………………………
Il peut aussi être intéressant, pour se tenir au courant, de jeter un œil au mag du Palais de Tokyo, c’est nouveau…(enfin..."second issue" le 1er mars)

http://www.palaismagazine.com/magpalais.php
"En résonance avec les expositions, événements, conférences et performances de la programmation, le Palais de Tokyo crée un nouveau magazine. Chaque trimestre, PALAIS / parcourt l'univers artistique en expansion de la nouvelle programmation : on y trouve ainsi des images tirées des expositions du Palais de Tokyo, des portfolios mais aussi des textes de critiques d'art ou de philosophes, écrivains, footballeurs, artistes et une carte blanche à un autre magazine.
PALAIS /, un complément essentiel pour saisir les enjeux de l'art contemporain.
In conjunction with the exhibitions, events, lectures, and performances that make up the artistic program, the Palais de Tokyo offers a new magazine. Every quarter, PALAIS / outlines the expanded artistic universe of the new program and invites many contributions from diverse fields: it features images of the exhibitions presented at the Palais de Tokyo, portfolios as well as texts by art critics or philosophers, writers, footballers, artists, etc. and a "carte blanche" given to another magazine.
PALAIS /: an essential tool for mapping the territories of contemporary art."
Magazine bilingue (français & anglais) / 100 pages en couleur / 28 x 21 cm / 5 euros (France), 7 euros (Allemagne), 6 euros (Belgique), 6 euros (Espagne), 6 euros (Italie), 7 euros (Pays-Bas), 4.50 GBP (Royaume Uni), 6 euros (Suisse) /
Bilingual magazine (French & English) / 100 pages in colour / 28 x 21 cm / 5 euros (France), 6 euros (Belgium), 7 euros (Germany), 6 euros (Italy), 6 euros (Spain), 6 euros (Switzerland), 7 euros (The Netherlands), 4.50 GBP (United Kingdom) /

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26 février 2007
Opening-Nermin Hamman II
Mon opinion n'a guère changé !
Sincèrement, je vois de la forme, de la forme, de la forme, et Un Sujet, mais pas d'adéquation ( c'est anti-hegelien au possible !).
C'est finalement plus journalistique que créatif !
Après les posters géants, format choisi pour la série sur "Ashoura", cette fois, l'artiste opte pour un format beaucoup plus petit, le grain de l'image laisse deviné de la toile à peindre, et les photgraphies sont encadrées dans un style rococo décati.
L'année dernière (voir archives du Blog "Le Caire"-10 avril 2006), tout ce sang photographié sur l'événement de l'Ashoura, pourquoi, pour dire quoi ? Il n'y a pas de discours, c'est juste de l'image embéllie.
J'essaie d'imaginer ce que des gens pourrait penser lors d'une expo en Europe...à mon humble avis, cela pourrrait renforcer le terreur envers le Moyen-Orient.
Document from the Townhouse website : http://www.thetownhousegallery.com/main7.html :
"Palimpsest
In this series of works, brought together under the title Palimpsest (a parchment from which writing has been incompletely erased to make room for another text), artist Nermin Hammam plays with fixed notions of artifice and reality. Using graphics technology to evoke Caravaggio’s Tenebroso (literally meaning dark and gloomy), layering textures and washes of pigment to imbue photographs with a static, painterly quality, she documents rituals in which religious boundaries are transgressed as a matter of course, Christians and Muslims flocking to church in search of solace and healing.
The laying on of hands and the creation of a mark that will speak to its maker are older than either Islam or Christianity, however: echoes and harbingers of these rituals may be found in aboriginal explanations of how the universe came into existence -- the “dreaming” in which mythical beings mapped out creation by touch -- or in the pilgrimages the faithful undertake to Lourdes on their knees in hope of salvation. Similar ideas are expressed in the Gilf Kebir’s “cave of swimmers,” or in the Shiite tradition of pressing the forehead to a piece of dried earth from Karbala during prayer. In their anticipation of communion with a force beyond them, humans may step lightly over borders orthodoxy has marked out."
Photo MG
...Jusqu'au 21 mars à la Townhouse Gallery.
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25 février 2007
De l’Etiquetage…
Who Is Who ? This is not a game, just reality…
L’Egypte est un pays sous-développé, il faut se le dire ! Le taux d’analphabétisme y est effarant, pourtant, il y a toute une classe sociale, moyenne, et puis la bourgeoisie, qui coure après les diplômes. Dans la classe moyenne basse, même avec un bas salaire, les parents se saignent littéralement pour payer des Universités à leurs enfants. Quant aux bourgeois, ils rêvent du meilleur pour leur progéniture, l’Université Américaine du Caire ou alors des facs à l’étranger, même si leurs enfants sont en général loin d’avoir le niveau de langue anglaise ou française requis, même si leur niveau de culture générale se réduit à de la culture de masse.
D’après ce que j’entends, AUC (American University in Cairo), à mauvaise réputation, ce serait une étiquette sans contenu. Mais lorsque l’on va à AUC, on a souvent un chauffeur qui attend dans une BMW à la fin des cours, c’est signe de quelque chose de très important ici, l’Image !
La Sorbonne est très connue, ainsi que Paris Dauphine, ces deux facs coopèrent avec la filière francophone de l’Université du Caire, et proposent des diplômes de Droit, Science Politique, Journalisme, ou Commerce. Mais encore une fois, il est connu que le niveau est bien en deçà de celui d’un étudiant français. Et puis, la langue française, c’est « chic ».
Le Caire héberge également une Université canadienne, une Université française, et moult facs privées, la plupart spécialisées en Informatique ou Marketing. Il ne faut pas oublier les Beaux-Arts (Fine Art) et la fac de Musique. Mais systématiquement, ceux qui fréquentent ces dernières, se tournent vers l’Europe afin de décrocher un stage.
Ce que Loïc a abordé, c’est la question de l’importance de l’institution.
On ne peut pas dire que L’Institution publique ici soit enviable, ce sont les structures privées qui bénéficient du label de qualité, avec le prix que cela coûte…Mais l’idée du Diplôme, elle, est sacrée.
Est-ce que cela a toujours été, ou est-ce une lubie des nouveaux riches, de cette société récente en Egypte qui ne se soucie plus que de l’étiquette (Universitaire, religieuse, sociale) ?
A titre d’exemple, on devient membre d’un club tel que le Maadi club ou Gezirah sporting club, que si on a un diplôme côté, l’idée étant de ne pas se mélanger à n’importe qui.
Dans un autre genre, on peut rencontrer aisément au Caire des gens qui porte le titre de Docteur. Souvent c’est juste une marque de respect de la part de la classe sociale basse envers quelqu’un de plus « smart » (typique des sociétés de castes, dont l’Egypte est un exemple). Mais, fréquemment, on croise simplement des personnes qui se présentent comme Docteurs alors qu’ils n’ont fait ,que deux années d’études, ou pire encore, ils ont simplement acheté leur titre (même pas honoris causa !).
Donc, la carte de visite qui mentionne un titre de Docteur, de préférence acquis dans une Université Occidentale, vaut autant, si ce n’est plus, que de rouler en BMW.
Par ailleurs, il ne me semble pas que les candidats réels, en majorité, aux facs prestigieuses, aient dans l’idée qu’elles puissent être un moyen d’élargir son esprit critique, de se cultiver. Non, l’attente se porte sur l’opportunité d’avoir un accès à la catégorie sociale la plus élevée, et tout au plus, ils en attendent un gavage de pseudo connaissance, comme si les études n’avaient une valeur que quantitative (Plus on engrange, plus le cerveau grossit ! et oui, jel’ ai entendu dire !), évacuant dès lors l’aspect qualitatif de la chose (maturité, critique…).
Et puis, en Occident, on a l’habitude de profiter de l’entrer à la fac pour quitter le toit des parents, on acquiert donc tout à coup maturité et liberté, responsabilité et norme. Tandis que dans la culture égyptienne, soit on reste encore chez ses parents, la phase critique de séparation étant celle du mariage, et même si on part étudier à l’étranger, assez couramment, il y a un membre de la famille déjà implanter à Londres ou à Paris, et qui va continuer à chaperonner l’étudiant.
En conclusion, il n’y a rien là-dedans qui mène à l’émergence d’une nouvelle personnalité, bien au contraire, l’entrée à la fac me semble dans ce contexte, plus que jamais, sceller la personnalité dans son carcan de base, et lui adjoindre l’étiquette promise par la société.
10:30 Publié dans I LE CAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24 février 2007
Conventionnalisme français
J’ai négligé ce blog… mais depuis quelques temps je suis complètement phagocyté par le boulot, avec mon consentement ! J’ai toutefois enrichie mon blog et je serais très heureux que vous y fassiez un tour :
Mais aujourd’hui c’est samedi, MA JOURNEE, celle où je prends un malin plaisir à traîner dans la salle de bain, à bichonner les plantes et les poissons, à jouer avec le chat, à faire un brin de ménage et le linge pour la semaine…
Après un grand café je me connecte, je mets une série de musique en boucle, à fond, et c’est parti pour une journée pour soi, l’hédonisme en acte.
Je suis loin des périples géographiques de Marie, les miens sont à Paris intra muros, « passé le périph point de salut ! » comme j’ai déjà entendu dire, mais c’est surtout que mes activités y sont centralisées.
C’est un problème typiquement français : Paris, et rien ! Cette ville, pas si grande que ça, a aimantée toutes les activités innovantes de France, de telle sorte qu’elle est devenue un passage obligé pour la plupart des ambitions.
Bien sûr les grandes villes de province ont retenues quelques spécificités, elles restent souvent très dynamiques, plus vivantes que Paris d’ailleurs dont les rues sont tristement vides la plupart du temps, tout le monde étant soit affairé au boulot, soit entassé dans le métro, soit cloîtré chez soi !
Malgré ce contexte peu favorable j’ai enfin le sentiment de pouvoir « m’éclater » !
J’ai eu bien du mal à admettre les 25 ans, à avouer que le temps passe, que je ne suis plus systématiquement le plus jeune partout où je vais et que certaines de mes attitudes devaient changer… mais je commence à entrevoir les avantages !
Je me sens totalement affranchi de toute autorité, libre de disposer de mon organisation sans entrave pour parvenir à mes fins ! hé hé ! Mais surtout, je me sens enfin crédible ! Il en aura fallu du temps pour que mes propositions soient prisent au sérieux, pour que mon milieu professionnel ou le milieu universitaire réponde à mes appels du pied ! Du coup ça avance ! Prochaine conférence le 10 mai à la fac de Strasbourg, sur l’imaginaire végétal et l’écologie (pas encore rédigée, j’avoue…) et quelques jours plus tard à la Sorbonne sur l’esthétique objective…
Ce qu’il y a d’ironique dans cette situation, c’est que sous prétexte que j’ai enfin dépassé la barre symbolique des 25 ans, avec la crédibilité d’une thèse et les années d’expériences professionnelles en simultanée, c’est une description qui rassure et on s’imagine qu’une certaine maturité est récemment acquise, apte à faire de nous une « force de proposition »… et pourtant, les idées et les projets que je défends sont les mêmes ! À la virgule près ! Je n’ai pas l’impression d’avoir changé énormément ces dernières années, certes je suis plus stratégique, et je travaille de plus en plus vite du fait de l’habitude, mais je ne me sentais pas moins capable il y a quelques années.
Il paraît que c’est typique du monde continental, et plus encore de la France, très attaché à des conventions en tout genre. Le monde anglo-saxon est semble t’il plus dynamique, et moins obsédé par les écoles qu’on a pu faire, les diplômes et l’age. Et en Egypte ?
Ce qui me fais le plus rire dans les entreprises françaises, et ça je l’ai vu partout, c’est la confiance et l’importance accordée aux diplômés des « grandes écoles » type HEC, IEP, Essec, X, Mines, Centrale ou Polytechnique. J’en ai côtoyé un certain nombre et j’ai travaillé avec un certain nombre d’entres eux. Certes, avec un diplôme estampillé Sorbonne- CNRS – ENS je m’en sors pas mal, mais je reste un universitaire ! je ne me suis nullement senti dévalorisé ! Au contraire ! La prétention sans nom qu’on leur a inculqué dans ces écoles est généralement injustifiée en regard de leur connaissances et de leur culture générale, et clairement usurpée en matière de réputation à former des jeunes opérationnels ! Ils ont certes des compétences spécifiques tout à fait intéressantes pour une équipe, mais nullement suffisantes ! Une équipe constituée seulement de ce genre de profil me semble très peu novatrice. Heureusement quelques entreprises, ou plutôt quelques responsables, comprennent que le mélange avec les universitaires est générateur de diversité, d’émulation et d’idées… mais on est loin de la généralisation.
Vivement la suite !
16:10 Publié dans II RESTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : France, Paris, Philosophie, entreprise, blog, Loïc Fel
18 février 2007
Cairo is back to Cairo
Un moment délicieux…
De bon matin, après avoir souhaité une bonne journée à B, je m‘installe devant mon ordinateur, je me sers un thé vert parfumé à l’Orchidée et au Jasmin, je mets de la musique pour teenagers très fort, « Gorillaz », c’est ma petite sœur qui m’a refilé la disco, je pense à elle. Et je regarde la vue imprenable depuis mon bureau, le ciel gris, les tours, le Nil, le Caire du douzième étage…
Et oui, je suis de retour, prématurément.
J’avais envie de Chez Moi, marre de passer d’un bus à un autre, d’un avion à un autre. Mon père, dans un gentil mail, m’a demandé ce que faisait l’aventurière. J’ai répondu qu’elle vieillissait peut-être, ou alors que ce n’était pas le moment, que j’avais besoin de me poser, vraiment, de me consacrer à mon environnement immédiat, à mes projets, au lieu de sans arrêt me trouver des trucs à faire à l’étranger (visites familiales, amicales, paperasses).
J’ai laissé l’Uruguay avec une certaine peine, mais, il faut croire que le moment n’est pas venu pour moi d’approfondir plus ce terrain-ci, ma routine cairote, qui n’en est d'ailleurs pas une, et c’est bien pour cela que j’aime ma vie ici, me manquait trop.
J’ai d’ores et déjà récupéré 50 % de mes élèves, de nouveaux projets d’articles s’imposent, mais encore une fois, des obligations de boulot s’annoncent, alors j’ai bien peur de devoir encore différer le projet de publication de mes écrits. Le festival annuel du film indépendant s’ouvre le 20 de ce mois, il me faudra trouver le temps d’assister aux projections et d’écrire.
C’était joli, à mon retour, j’ai retrouvé mon appart garni de fleur, et toujours, ces chaussettes qui traînent, qui ne sont pas à moi, mais qui sont à moi… Lovely !
J’ai quitté mes grands-parents en bonne santé, me voilà soulagée. J’ai contrôlé les sanglots comme j’ai pu, une fois que mon papi m’a lis dans le bus pour Montevideo, c’est qu’à chacune de mes visites, je me demande si ce n’est pas la dernière fois que je le vois, et je l’aime mon grand-père, cet ex-footballeur, joueur d’échec, qui a toujours un tas de trucs à raconter, mais encore faut-il lui tirer les vers du nez. On a remis cela, ensemble, écouter Pepe Guerra, un chanteur engagé, qui parle de la dictature, de la Liberté, et cela émeut mon papi qui se souvient de son époque sympathisante révolutionnaire. Et cela m’émeut moi aussi, lorsqu’il me traduit les paroles, ce dont je n’ai pas vraiment besoin, mais il ajoute son histoire, se remémore les lieux, les personnages d’un passé politique et historique si loin de ce que j’ai pu vivre, mais qui me touche à travers lui.
Hier j’ai passé la journée chez moi avec I et le frère de B, on a rien fait de spécial à part manger des bonbons en écoutant de la musique et parlant d’Art.Puis, tard, j’ai rejoint B à Horreya, I was dying to go there as soon as possible, c’est comme aller au théâtre, que de s’y rendre, on peut y rester des heures à observer les gens qui ne s’arrêtent pas de parler, et soi-même se taire, sans ennui aucun. Avant-hier soir, on s’est rendu à une fête à deux rues de chez moi, quel bonheur de traverser ces rues calmes, de longer les superbes villas décrépies. C’est fou, ç chacun de mes retours au Caire, je savoure chaque moment intensément, jusqu’à ce que le stress reprenne ses droits et me blase quelque peu ou beaucoup parfois, me rendent aveugle à ce que je suis venue voir ici. Mais rien à changer, je suis toujours aussi heureuse et convaincue de mes choix, j’ai fait les bons.
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13 février 2007
ArTe UrUgUaY
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10 février 2007
Donde estoy ?
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News de "entre rios"
"Cellulose : paradoxes et absurdités dans le conflit argentino-uruguayen"
Source : Rel-Uita (www.rel-uita.org), La Insignia (www.lainsignia.org), avril 2006.
Traduction : Marie-Paule Cartuyvels, pour le RISAL (www.risal.collectifs.net).
RISAL
risal.collectifs.net/
Le conflit entre l’Argentine et l’Uruguay à cause de l’installation de deux usines européennes de cellulose sur la rive orientale du fleuve Uruguay [1] dure depuis des mois [2] : il est chaque jour plus embrouillé et paraît rempli de paradoxes et d’absurdités.
Une des choses les plus absurdes s’est produite à la fin de la semaine dernière [semaine du 17 au 23 avril] avec un échange de communiqués entre les deux chancelleries qui s’accusaient mutuellement de mentir au sujet de ce qui s’était dit dans une réunion de représentants du Mercosur [3].
L’Uruguay affirmait que le Brésil et le Paraguay avaient appuyé sa demande de convoquer une réunion du Conseil du bloc pour traiter le différend des entreprises de papier. L’Argentine disait que rien de cela ne s’était passé. Ainsi en a-t-il été durant deux jours, de communiqué contradictoire en communiqué contradictoire jusqu’à ce que Montevideo se décide à publier les actes de la réunion qui, dans ce cas, lui ont donné raison.
Une autre absurdité est apparue durant la « conférence du gaz » qui a réuni, le 19 avril à Asunción, le Paraguay, l’Uruguay, la Bolivie et le Venezuela pour discuter du financement et du tracé d’un gazoduc qui permettrait le transport du gaz bolivien depuis Tarija, en Bolivie, jusqu’à Colonia, en Uruguay.
Le président de l’Uruguay, Tabaré Vasquez, a insisté pour que l’on évite à tout prix que le gazoduc ne traverse le territoire argentin, même si ce détour peut faire augmenter les coûts des travaux.
On peut supposer que, lorsque les travaux de construction du gazoduc se termineront, si du moins ils commencent, le conflit autour des entreprises de papier sera clos depuis longtemps... Pour le moment, dans cette région du monde, on ne regarde les choses que par le petit bout de la lorgnette et la conjoncture l’emporte clairement sur n’importe quelle vision stratégique.
Il est certain que Vazquez avait une raison valable pour chercher à échapper aujourd’hui à la dépendance actuelle de son pays par rapport au gaz de son gigantesque voisin. Jorge Busti, gouverneur de la province argentine d’Entre Rios, voisine du département uruguayen de Rio Negro où seront implantées les deux usines de la discorde, aurait demandé au président argentin Nestor Kirchner qu’il coupe la fourniture du gaz à l’Uruguay comme moyen de pression. Busti lui-même avait dit, des mois auparavant que, l’accès à l’énergie étant indispensable pour n’importe quel projet de développement, on ne pouvait jamais mettre en danger la fourniture de gaz aux pays « frères »...
Les paradoxes ont abondé et abondent dans le conflit
Premier paradoxe, fondamental, dès le départ : les déclarations tonitruantes des autorités environnementales uruguayennes sur le fait que les usines de cellulose qui doivent être construites dans le Rio Negro « ne sont pas polluantes », que si tel était le cas, « des mécanismes suffisants étaient prévus pour réagir » et limiter à temps les effets négatifs et que l’Uruguay ne mettrait jamais en péril sa « réputation » de pays hautement respectueux de l’environnement et de « pays naturel ».
Il a suffi de l’avis d’une consultante - la canadienne Hatfield - cautionnée par toutes les parties et appuyée par la Banque mondiale réalise une évaluation indépendante pour qu’il soit démontré que les dangers de pollution provoqués par le déversement des déchets accumulés par les deux usines dans le fleuve Uruguay sont réels, que les technologies prévues pour leur traitement ne sont pas les plus adéquates dans tous les cas et qu’il y a eu absence d’anticipation de la part des autorités environnementales uruguayennes en autorisant les investissements.
Ce conflit est purement bilatéral et n’a besoin d’aucune médiation étrangère, c’est ce que clame à tous vents Nestor Kirchner pour s’opposer à la stratégie uruguayenne de régionaliser le différend.
Cependant, il n’hésite pas à demander publiquement à la Finlande qu’elle intervienne pour obtenir que l’entreprise finnoise Botnia, la plus grande de celles qui s’installeront dans le Rio Negro et la plus avancée dans les travaux de construction, paralyse ces derniers durant 90 jours pour que des négociations sérieuses puissent s’instaurer entre les parties.
La Finlande n’interviendra pas parce qu’il s’agit d’un différend entre des Etats et une entreprise privée dans laquelle l’Etat n’a pas de raison d’intervenir, c’est ce qu’a répondu la présidente du pays européen, Tarja Halonen. Mais, quelques semaines auparavant, les autorités finlandaises avaient soutenu qu’elles défendraient à tout prix cet investissement, un des plus importants (environ 1,2 milliards de dollars) d’une entreprise finlandaise à l’étranger.
Botnia a agi « avec générosité » et accepté d’arrêter les travaux un temps suffisant pour que les parties arrivent à résoudre le conflit, annonçait le secrétaire de la Présidence uruguayenne, Gonzalo Fernandez, peu de temps avant d’être obligé à se rétracter car cette promesse avait été faite par les représentants de l’entreprise à Montevideo mais ignorée de ses dirigeants en Finlande.
Croire qu’il puisse exister un « capitalisme bienveillant », n’est-ce pas d’une certaine manière paradoxal ? se demande le secrétaire exécutif du Centre américain d’écologie sociale, Eduardo Gudynas. Tout comme penser qu’il puisse exister des transnationales qui seraient amies et alliées du pays, idée que manient apparemment les principales autorités du gouvernement provenant des rangs (autre paradoxe) du progressiste Frente Amplio uruguayen, répond le même chercheur.
Autres paradoxes : tandis que le gouvernement d’Entre Rios (Argentine) s’oppose de façon déterminée à l’installation des deux entreprises de cellulose européennes sur la rive orientale du fleuve Uruguay, dans deux autres provinces argentines, Misiones et Corrientes, les gouvernements locaux voient d’un très bon oeil les plans d’entreprises du même secteur (parmi lesquelles la plus grande du monde, la suédo-finlandaise Stora Enso) de s’installer sur leur territoire et sur les rives du même fleuve Uruguay. Les entreprises de cellulose qui seraient construites ici utiliseraient une technologie similaire à celle qu’emploieraient dans le Rio Negro Botnia et l’entreprise espagnole ENCE.
Autre paradoxe : sous prétexte qu’elles empêchaient la libre circulation des personnes dans le métro de Buenos Aires, la police argentine a réprimé avec force et expulsé des travailleurs qui avaient bloqué les accès à ces trains. Par contre, la police provinciale d’Entre Rios, pas plus que la police fédérale, n’a rien fait pour permettre la libre circulation des marchandises et des personnes par le pont Gualeguaychu (Entre Rios) et Fray Bentos (Uruguay), bloqué depuis des mois par des membres de l’Assemblée citoyenne pour la défense de l’environnement de cette ville.
Des membres éminents du gouvernement argentin se sont plaints de ce que Tabaré Vazquez n’avait pas pu obliger l’entreprise Botnia à arrêter les travaux durant 90 jours dans son usine (« En Uruguay, ce n’est pas Vazquez qui commande, c’est Botnia » en vint à dire le ministre de l’Intérieur Anibal Fernandez), mais récemment, Kirchner lui-même a bien dû admettre « qu’il ne pouvait pas » dégager le pont entre les deux pays.
La rupture de cette voie de communication (à un certain moment, tous les ponts entre l’Argentine et l’Uruguay étaient bloqués), a amené Tabaré Vazquez jusqu’à dire que « l’Uruguay et Cuba sont actuellement les deux seuls pays sous blocus en Amérique latine ».
Et paradoxe plus grand encore : alors qu’on considérait que l’arrivée au pouvoir de partis de gauche, ou « progressistes », dans la plupart des pays de la région, renforcerait l’intégration du Mercosur, c’est exactement le contraire qui est en train de se produire et ce bloc apparaît plus faible que jamais.
L’Uruguay prétend qu’il mise sur le renforcement du Mercosur et en appelle à ses institutions pour résoudre le différend avec l’Argentine, mais parallèlement il n’écarte pas la recherche d’un accord de libre-échange avec les Etats-Unis, accord qui, dans les faits, porterait sévèrement atteinte au bloc [4].
De son côté, l’Argentine soutient que le Mercosur est son principal « enjeu stratégique », mais dans les faits, elle dynamite sa crédibilité en refusant d’accéder (Buenos Aires exerce actuellement la présidence temporaire du bloc) à la demande uruguayenne de réunir son Conseil et en déconsidérant de façon permanente les petits pays membres (pas seulement l’Uruguay, mais aussi le Paraguay).
Les choses étant ainsi dans le principal accord d’intégration latino-américaine (l’autre, la Communauté andine des nations, a déjà explosé à la suite du retrait du Venezuela [5]) et sans qu’un seul coup de feu ne soit tiré (terrible paradoxe), les Etats-Unis se frottent les mains.
NOTES :
[1] [NDLR] Fleuve frontalier entre l’Uruguay et l’Argentine.
[2] [NDLR] La volonté du gouvernement uruguayen d’installer deux usines de cellulose sur les bords d fleuve Uruguay, frontière entre l’Uruguay et l’Argentine a provoqué une crise entre ces deux pays et des mobilisations écologistes depuis plusieurs mois.
Consultez le dossier « la guerre du papier » sur RISAL.
[3] [NDLR] Le Marché commun du Cône Sud, ou Mercosur, a été créé en 1991. Il rassemble à l’origine le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et le Paraguay. Le Venezuela a entamé son processus d’adhésion en décembre 2005. Plusieurs pays ont le statut de "pays associé" : la Bolivie et le Chili, depuis 1996 ; le Pérou, depuis 2003 ; la Colombie et l’Equateur, depuis 2004.
[4] [NDLR] Une telle intention entre pleinement en contradiction avec l’essence même du Mercosur, dont les statuts affirment que les pays qui ont choisi d’en faire partie comme membres à part entière doivent négocier des accords commerciaux en tant que bloc.
[5] [NDLR] Chavez a décidé de l’abandon par son pays de la CAN - composée, outre le Venezuela, de la Bolivie, du Pérou, de l’Equateur et de la Colombie - parce qu’il considère comme incompatible l’appartenance à l’alliance andine avec le fait de signer de traités de libre-échange (TLC) avec les Etats-Unis, comme l’ont fait la Colombie (27 février) et le Pérou (12 avril).
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TUPAMAROS-(english and french versions)
"Les Tupamaros (ou Movimiento de Liberación Nacional (dont l'acronyme est MLN) ce qui signifie Armée de Libération Nationale en espagnol), étaient un groupe armé d'extrême gauche (proche du marxisme) de guérilla urbaine en Uruguay actif durant les années 60 et 70. Le leader le plus connu fut Raúl Sendic. Le nom de ce groupe armée venait du prénom du rebelle inca du XVIIIe siècle, Túpac Amaru II. La notoriété du groupe a atteint son maximum entre 1973 et 1984 lorsque celui-ci combattait la dictature.
Au débuts des années 1960, les Tupamaros pillaient les banques, des usines d'armes et d'autres institutions qu'ils accusaient d'exploiter le peuple pour en redistribuer une partie aux plus pauvres habitants de Montevideo. Puis vers la fin des années 60, ils s'engagèrent dans une série d'assassinats et d'enlèvement politiques. Il faut noter que ce groupe n'est pas le seul à s'engager dans la guérilla puisque d'autres d'extrême droite s'y engagent aussi comme les Escadrons de la mort (Escuadrón de la muerte) et la Jeunesse Uruguayenne de Pie (Juventud Uruguaya de Pie).
L'assassinat en août 1970 de Dan Mitrione (un fonctionnaire des États-Unis) puis le kidnapping de l'Ambassadeur britannique Geoffrey Jackson en janvier 1971 firent que le gouvernement uruguayen de Juan María Bordaberry commença par interdire à deux reprises les différentes libertés civiles puis avec l'aide américaine, répliqua par une campagne d'arrestations massives et d'assassinats des Tupamaros. Dans le même temps, les militaires prirent graduellement le pouvoir et s'en emparèrent définitivement le 27 juin 1973, Bordaberry devenant le premier dictateur de cette dictature militaire. Montevideo s'engagea rapidement dans l'Opération Condor, la SIDE argentine et le bataillon 601 poursuivant les Montoneros réfugiés à Buenos Aires.
Avec le retour de la démocratie en 1985, le groupe fut dissoue en créant le parti politique Mouvement de Participation Populaire (Movimiento de Participación Popular en espagnol). Ce parti est aujourd'hui intégré au sein de la coalition des partis de gauche du EPFA (Encuentro Progresista - Frente Amplio - Nueva Mayoria) qui gagna les élections présidentielles de 2004 avec Tabaré Vázquez.
José Mujica et Nora Castro, deux Tupamaros de longue date, sont actuellement présidents des deux chambres du Congrès. José Mujica est en outre ministre de l'agriculture du gouvernement de centre-gauche de Tabaré Vasquez, formé en mars 2005."
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"Tupamaros, also known as the MLN (Movimiento de Liberación Nacional or National Liberation Movement), was an urban guerrilla organization in Uruguay in the 1960s and 1970s. The MLN is inextricably linked to its most important leader, Raúl Sendic, and his brand of social politics.
The Tupamaro movement was named after the Inca revolutionary Túpac Amaru II. Its origins lie in the union between the Movimiento de Apoyo al Campesino (Peasant Support Movement) and the members of trade unions funded by Sendic in poverty-stricken rural zones. It grew in proportion to the ascending powers of Uruguay's military, which culminated in a notoriously oppressive dictatorship between 1973 and 1984.
The movement began by staging the robbing of banks, gun clubs and other businesses in the early 1960s, then distributing stolen food and money among the poor in Montevideo. By the late 1960s, it was engaged in political kidnappings, "armed propaganda" and assassinations. Of particular note are the kidnapping of powerful bank manager Pereyra Rebervel and of the British ambassador to Uruguay, as well as the assassination of Dan Mitrione, the FBI agent alleged to have taught techniques of torture to police forces in various Latin American countries.
The peak of the Tupamaros was in 1970 and 1971. During this period they made liberal use of their Cárcel del Pueblo (or People's Prison) where they held those that they kidnapped. In 1971 over 100 imprisoned Tupamaros escaped the Punta Carretas prison. Nonetheless, the movement was hampered by a series of events including important strategic gaffes and the betrayal of high-ranking Tupamaro Héctor Amodio Pérez, and the army's counteroffensive, which included the Escuadrón de la Muerte (Death squad), police officers who were granted liberal repressive powers to deal with Tupamaros.
The Uruguayan military unleashed a bloody campaign of mass arrests and selected disappearances, dispersing those guerrillas who were not killed or arrested. Their usage of torture was particularly effective, and by 1972 the MLN had been severely weakened. Its principal leaders were imprisoned under terrible conditions for the next 12 years.
Despite the diminished threat, the civilian government of Juan María Bordaberry ceded government authority to the military in July, 1973 in a bloodless coup that led to further repression against the population and the suppression of all parties. The following month, the Tupamaros formed the Revolutionary Coordinating Junta with other leftwing groups pursuing urban guerrilla warfare in the Southern Cone. The following year, the targeted, U.S. supported military dictatorships in this region of South America responded with the collaborative, international counterinsurgency campaign known as Operation Condor.
After democracy was restored to Uruguay in 1985, the Tupamaros returned to public life as a legal political party, the Movimiento de Participación Popular (Movement of Popular Participation). Today the party comprises the largest single group within the ruling left-wing Frente Amplio coalition.
Raúl Sendic died in 1989 of Charcot disease.
After the Frente Amplio's electoral victory of 31 October 2004, two old-time Tupamaros, José Mujica and Nora Castro, became presidents of the two Chambers of the Congress."
Source Wikipedia.
Official website : http://www.chasque.net/mlnweb/
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09 février 2007
The last Domino…
Il fallait bien que cela s’enchaîne…
J’ai passé 24h à Montevideo en sur jetlag ! Je suis en jetlag complet depuis une semaine, et par chance cela n’affecte en rien mon organisme, je ne suis pas quelqu’un de routinier. (Je suis à une terrasse de café, et je vois une fille allemande qui fume des Karelia Slims, comme moi, je lui demande si elle les a trouvés en Uruguay, elle me dit que non, qu’elle les a achetés en Egypte, en vacances, et qu’elle bosse en Uruguay. Moi c’est le contraire lui dit-je, je suis en vacances ici et je vis là-bas. Le monde est petit).
Bref, j’ai raté mon bus pour Paysandu. J’aurais mieux fait de m’acheter une montre, plutôt que de me préoccuper de trouver un adaptateur à l’hôtel pour recharger mon ordi et mes mobiles. J’ai changé l’heure sur mon laptop depuis Buenos Aires, et je n’ai pas changé, pensant que Montevideo était sur le même fuseau horaire. Or, il y a une heure de différence !
Et mes téléphones portables…J’en ai un qui a une SIM card Vodafone qui me permet d’être joignable mais pas de tel, et l’autre a une SIM card Bouygues Tel, mais j’ai achevé d’exploser le crédit à Paris.
Voilà, tant de technologie portable pour rien !!!
PS : j’arrête là la lecture de « La possibilité d’une île » de Michel Houellebecq, car mon psychisme se montre réfractaire à tant de cynisme, pourtant, il y a trois ans, je lisais « Plateforme », et cela m’avait assez plu, mais il faut dire que je n’étais pas au top de ma forme à cette période.
…………………………….One day after………………………………………………..
Parfois, les événements ont du sens : tant de retard et d’obstacles pour parvenir jusqu’à mes grands-parents pour comprendre que j’aurais mieux fait de rester chez moi au Caire ! Il y avait des signes tout au long du voyage.
20:30 Publié dans I LE CAIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note







