30 janvier 2007

Departure -2

Comme d’habitude, à l’aube du troisième séjour d’un mois hors du Caire, cela sent la nostalgie avant l’heure. Que le Caire va me manquer, cette ville dont je suis tombée amoureuse, il y a deux ans maintenant lors de simples vacances, il faut dire que l’on me l’avait fait visiter avec les yeux de ceux qui y vivent, cela change tout.
La musique, les sourires, le mouvement, mes amis, mes élèves, les cafés baladis de Wust el Balad, mes ballades dans le vieux Caire, les traversées des ponts sur le Nil, les lumières de la ville la nuit, les nuits folles et interminables, les surprises bonnes ou mauvaises à chaque coin de rues, le chant du dialecte égyptien, les « Salam aleikoum », les « ya habibti », même « assal », tout cela va cruellement me manquer.
Je l’ai déjà dit, je radote, pardonnez-moi : jadis j’avais du mal à imaginer, comprendre, ce que ressentaient les artistes qui disaient être amoureux de New-York ou de Paris entre autres. Maintenant, je sais, il y a des villes comme cela, et le Caire est une ville folle, avec son fonctionnement propre, insubstituable, incopiable. On l’adore ou on la déteste, pas de tiédeur possible, alors elle inspire.
Cela fait longtemps que je n’avais pas ressenti le Caire ainsi. Je m’étais enfoncée dans les méandres infinis de mes insatisfactions, j’avais oublié ce que la ville pouvait me donner, je ne voyais que ce qu’elle me prenait (mon air, mon espace vital), mais tout s’inverse lorsque la vie devient plus belle, la ville et ses habitants me donnent, me donnent, tout est lié, ce que je vis ici, je ne pourrai pas le vivre ailleurs, la saveur serait si différente, plus pâle, car le Caire exagère. Comme moi. Je me suis toujours reproché de naviguer incessamment entre les extrêmes, persuadée qu’il fallait rechercher le gris entre le blanc et le noir, un gris statique. Mais, l’autre jour, B m’a soufflé quelque chose sur les Sufis. Ces derniers sont perpétuellement en mouvement entre les extrêmes, telle est la représentation du derviche tourneur. Alors pourquoi ne pas assumer ceci me suis-je dit ? J’ai posé de plus ample question à H le Sufi, une leçon de Soufisme devant une cannelle dans le froid chaud d’un café de rue de Downtown après une expo. Le sujet est à creuser, dés mon retour de voyage.
En attendant, j’écoute Mozart l’Egyptien, création musicale issue du mixage de musique traditionnelle égyptienne et d’un orchestre classique bulgare en admirant avec émotion la vue depuis chez moi, les lumières de la ville fabuleuse lorsqu’elle cache sa misère, les lumières se reflètent sur le mythique Nil.

Commentaires

bonsoir ....Mozart l'Egyptien !! vous avez raiosn d'en parler et surtout de l'ecouter ...un très bon choix
bon séjour pour vous

Ecrit par : bernard | 30 janvier 2007

Attention, vous etes célèbre !!!
http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2293509&rubId=25041

Ecrit par : pat | 02 février 2007

ya habibti
i tried to read your last day ,i didnt catch so much,but somehow i got happy ,also injoy your time very much as am injoying here n your house but it is cold ,so come sooon.

Ecrit par : BAHAA | 03 février 2007

Ya Bahaa, ya Habibi,

Not that cold if you think strongly about me...
I would have like to share all the moments i m living here with you, you re with me every seconds. Next time...
Take care of your A..
Marie.

Ecrit par : Marie | 05 février 2007

Les commentaires sont fermés.