26 août 2006
Coup de déprime ?
Ce blog a pris une tournure très déprimée ces derniers jours ! J’aurai lu ces textes il y a quelques années je me serai rué sur l’occasion pour me lover dans la douce mélancolie suicidaire et j’aurai épiloguer sur le romantisme désuet de la mort. Mais je me rends compte que j’ai bien changé et que je ne lâche plus aucun affect, ou avec contrôle, parcimonie et discrétion.
Depuis quelques années, je sais précisément depuis quel moment, j’ai un profond sentiment de solitude. Depuis ce moment là d’ailleurs je n’écoute de très occasionnellement de la musique. C’est idiot, d’autant plus que je suis le seul de notre trio à vivre en couple dans une histoire d’amour rare et précieuse, ça je le sais bien, mais il n’empêche que ce sentiment de solitude froide et totale est omniprésent. Et le plus incohérent, c’est que c’est probablement ce sentiment qui a éludé toute la thématique dépressive des années « bisontines ».
Pourquoi ? Tout simplement parce qu’en partant du principe qu’on est fondamentalement seul face à soi-même, on est alors totalement responsable de soi. Pas de fatalité à accuser, pas d’autre ou de « on » pour se plaindre, pas de fuite possible. On pars, mais les problèmes sont toujours là, exactement les mêmes, puisque le seul problème c’est nous-même. Alors je ne me suis plus parlé. Je ne me suis plus dit « oh comme c’est triste », « oh comme j’ai envie de… », « Oh si seulement je… » et autres « UTINAM … ». Non, maintenant je ne me parle plus, et ce silence intérieur, qui conforte le sentiment de solitude total mais qui instaure un calme absolu, me permets de ne plus déprimer de cette manière. Cette attitude a un coût évidemment, je ne m’investi plus du tout dans les relations affectives à part avec Olivier. Globalement mes interactions se limitent à ce que je considère comme étant mon devoir moral. En temps normal si on me demande comment ça va ou toute autre question sur les affects je n’en sais rien et je réponds ce qui m’arrange sur le moment. Je ne me pose plus ce genre de question et la plupart du temps je n’y répond pas. Fini les longues heures de confidences ou de confessions qui ne servent à rien, les regrets et les remords qu’on récite comme un chapelet ou les expression d’affect qui sonnent comme des litanies. Je travaille, il y a des choses qui me font plaisir, et c’est tout. C’est bien mieux ainsi.
Le seul espace de liberté d’affect est l’intimité avec Olivier, et celle-ci est totalement verrouillée à tout autre et quasi secrète !
Bon, ceci dit j’aimerai bien que nous reprenions le cours de nos récits pour dépasser cette pose affective du blog ! Il y a des événements à commenter ! Des actualités à rapporter !
Marie, as-tu assisté au déplacement de la statue de Ramsès II au Caire ? Selma, rien que la recherche d’appartement pourrait faire une épopée ! Quand entres-tu dans tes nouvelles fonctions ? Pour ma part reprise du boulot le 4 septembre… ça promet d’être difficile mais passionnant ! Quand on agit on ne déprime pas.
18:25 Publié dans I PARIS | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note



Commentaires
Tu as bien raison!
Tres bien dit.
Ecrit par : Hathor | 26 août 2006
Loic, merci pour la tentative de "chear up", mais...désolé, il y a un Mais....L'expatriation est un truc un peu spécial et qui implique forcémment de la mélancolie, cela me parait incontournable en ce qui me concerne en tout cas.
C'est la première fois que j'entend parler de ce dont tu as parler à ton sujet, cela jette un peu plus de lumière sur les années que j'ai passé à tes côté à la fac, sur ce que je ressentais dans notre binôme. Tu sais être trés chaleureux dau delà ta froideur apparente, c'est tout ce qui compte.
Gros Bisous.
Ecrit par : marie | 26 août 2006
bien dit
Ecrit par : ourrai | 27 août 2006
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