08 août 2006
Remise en question…
Pour la première fois, je me demande un peu ce que je fais là, là c’est au Caire. La transition France/Caire, cette fois, n’est pas plus évidente finalement que le Caire/Paris début juillet. J’accuse le coup. Heureusement les amis sont présents, mais je crois qu’ici, aucun ne comprend ce qu’il m’arrive vraiment, excepté Angela qui a double regard sur ma vie, en tant qu’amie connue en France, qui me visite pour la seconde fois en Egypte.
L’expatriation rend compliquée la notion de « chez soi », et la question de savoir où est « chez soi » n’est pas évidente à résoudre. J’ai encore beaucoup à construire et à défaut que la maison soit achevée, j’aimerais au moins sentir les fondations solides, or, en ce moment, elles vacillent.
Je me trouve en face de multiples choix à faire maintenant, j’ai vécu une année de transition merveilleuse, mais la liberté du choix ne me semble pas grisante cette fois. Je ne suis plus certaine de la direction à prendre, je suis coincée dans la fameuse dualité raison-passion, pour un tas de choses (dois-je prendre des risques, ou dois jouer la carte de la sécurité…Illusoire cette dernière, car franchement, cela vaut dire quoi ? Pour me mettre à l’abri de quoi au juste et comment).
Vous l’aurez compris cela ne va pas fort. Je me suis levée très tôt ce matin, sur le chemin du retour chez à la maison, j’ai rencontré mon colocataire B qui fumait une chicha dans un café, je me suis installée un moment avec lui, et il me parlait de la route qu’il allait prendre d’ici une année, après six en Egypte, un retour au Maroc, ou un départ pour un ailleurs. La conversation tombait à pic avec mon humeur du réveil, et l’on n’a pas érigé la sécurité en valeur suprême, contrairement aux conseils plus orientés vers la stabilité que j’ai reçu de la part de M hier soir. Je ne sais plus…
La paix, la fraîcheur, que j’ai ressentie la semaine dernière dans la campagne française, seule dans le chalet, me manque, je me suis sentie dans un cocon de verdure, avec rien d’autre à faire que me retrouver sainement avec moi-même. À présent, je me retrouve face à moi-même devant des choix à faire, trop de choses à réaliser en même temps, entre mes projets personnels, un principe de réalité économique et social à affronter, une vie sentimentale désastreuse.
La problématique de l’expatriation est un leurre.C’est trop tard, je suis partie et j’ai bien fait de quitter une vie qui avait pris un tour d’ennui, il me faut continuer ma route à présent, aller jusqu’au bout, et puis ici ou ailleurs, les mêmes problèmes resurgiront. Pourtant, je ne puis m’empêcher de me dire que peut-être ailleurs ce serait mieux (réaction à chaud typique de l’expatrié(e)). Puis je réfléchis et m’aperçois qu’en effet, le problème n’est pas l’endroit, mais ce que j’y vis, les choix que j’y fais. Et…Fais-je les bons choix en ce moment ? je ne sais plus, en réalité je n’ai pas la force de choisir du tout.
Selma, sera bientôt à Paris, parée à construire une nouvelle vie dans un pays connu et inconnu à la fois. Sa problématique sera encore différente, nouvelle.
Des nouvelles de la météo ? Et bien au Caire il ne fait actuellement pas plus chaud qu’en France en juillet, sauf que la nuit, la température ne baisse pas. Cette nuit, j’ai aperçu un ciel nuageux, cela persiste encore ce matin. J’ai aussi aperçu une lune quasi pleine, Full Moon sera donc ce soir…On verra bien qui deviendra dingue dans le coin, j’espère que ce ne sera pas moi.
09:30 Publié dans I LE CAIRE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



Commentaires
Certe il y aura toujours du bon et du mauvaix dans tous les coins du monde ??? et le choix est toujours dur a prendre . Un 'chez sois' c'est l'endroit ou l'on se sent bien et en paix avec sois meme et les autres .
Bon courage a toi pour ton choix...
Ecrit par : Hathor | 08 août 2006
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