03 août 2006

De la patience

D’habitude je suis le plus fervent défenseur de la patience, une des vertus cardinales que j’aime observer sur la pousse des plantes, appliquer à des travaux de longue haleine (une thèse par exemple…) ou bien considérer comme une fin en soit, jeux de patience, tricot précis, complexe, à mailles fines…

 

Malgré tout je suis souvent impatient. Impatient que l’hivers arrive, impatient de terminer ce que j’ai commencé, impatient d’un événement annoncé etc… j’ai souvent tort, puisque la précipitation et la confusion qui l’accompagne mènent à bien des échecs et finalement l’action doit être reprise à son départ et on perds du temps à cause même de notre impatience…

 

Mais là, s’en est trop ! Je suis vraiment à bout, un peu déçu aussi.  J’ai cumulé les emplois et les études pendant des années, je me suis engagé jusqu’au bout du cursus universitaire, en essayant de donner une certaine cohérence à ce parcours multiple. Je me suis dit qu’en sortant de l’université, grâce aux années d’expériences professionnelles, je parviendrai à trouver un emploi correct assez rapidement… c’est pourquoi j’ai quitté avec une certaine assurance mon dernier poste…

 

Mais voilà huit mois que je suis au chômage, rien de concret ne se profil à l’horizon et je suis déçu  à chaque fois qu’une piste semble prometteuse ! Je suis arrivé au bout de mes économies et maintenant je ne jouerai plus de patience… je répondrai à l’urgence…

 

Il y a du découragement aussi.

 

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