01 août 2006
ein so schlechter Tag
On a un peu laissé Doha seule en ligne depuis quelques jours. J’avoue que je n’avais pas envie de m’immiscer dans le long débat sur les événements et sur le Moyen-Orient en ce moment, égoïstement empêtré dans mes propres petits soucis, dont je sais combien ils sont dérisoires, mais ce sont les miens, ce sont mes urgences.
Pris dans une spirale d’échecs qui ne m’ont pas fait avancé d’un pouce depuis plus d’un an je commence sérieusement à désespérer de l’avenir professionnel, même si les bonnes idées ne manquent pas, et les interlocuteurs non plus.
Aujourd’hui le temps est merveilleusement diluvien sur Paris ! L’air est enfin humide et frais, j’ai presque froid et je peux enfin me draper dans des vêtements plus épais, aux manches longues et aux tissus immuablement noirs ! Je ne commets pas d’infidélité à ma couleur. Je me retrouve enfin dans mon élément, entre terre humide, petite musique de la pluie, lumière tamisée et une irrépressible envie d’avancer !
Pour le quotidien je n’ai absolument pas à me plaindre. Je me fais chouchouter par Olivier, je travaille comme je le souhaite sur les projets, la thèse, mes travaux de tricots pour ne pas rester improductif lorsque je regarde un film et bien sûr il y a les plantes et les poissons !
Mais même mon petit monde protégé a été ébranlé par l’infernale spirale d’échecs !
La dernière série d’alevins n’a pas tenu… l’eau était trop chaude en raison de la canicule et certains étaient mal formés en raison de la consanguinité… mes dernières boutures de plantes n’ont pas prise et certaines n’ont pas survécu à le canicule pas vraiment par manque d’eau mais parce que l’air était trop sec… et il y en a quelques unes que je dois bien reconnaître avoir arrosé trop généreusement (elles se sont étouffées…) et aujourd’hui, horreur suprême : toutes les artémias sont mortes… je ne sais pas si c’est un problème de salinité de l’eau ou bien le changement de nourriture que j’ai entrepris il y a quelque jours…
Me concentrer sur ces ratages mineurs est une façon de ne pas me décourager pour les projets professionnel dont l’un a échoué ce matin.
Mais je ne m’avoue JAMAIS vaincu. Coûte que coûte je continue et je n’abandonne JAMAIS une action entreprise… les résultats sont long à se montrer mais mon acharnement aura raison de tout obstacle. Je suis un germain et quand bien même le monde entier est contre nous, par fierté, entêtement et avec constance on ne se laisse pas abattre :
Ich bin ein Mensch und das heisst ein Kämpfer sein ! (Goethe)morgen wird ein besserer Tag sein.
15:30 Publié dans I PARIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




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